Introduction
En matière d’écrans, il ne fait aucun doute que la définition 4K est LA technologie du moment. Le temps où moniteurs et téléviseurs évoluaient de manière indépendante est révolu : il y a à peine deux ans, Sony nous montrait le premier téléviseur 4K, un monstre de 84 pouces affiché à 25 000 dollars, prix qui tient encore à l’heure actuelle. Peu après, bon nombre d’utilisateurs ont demandé cette même technologie sur les moniteurs. Quelques mois plus tard, la première génération a commencé à apparaitre.
Les premiers moniteurs 4K s’appuient tous sur des dalles IGZO 31,5 pouces avec une densité de 140 ppi et un prix d’environ 3500 dollars au lancement. Cependant, Sharp fournit plusieurs variantes de cette dalle. Nous testons aujourd’hui le Dell UP3214Q : premier moniteur QHD de la marque, il se distingue également par sa couverture de l’espace Adobe RGB 1998.
L’Asus PQ321Q a fait preuve d’une bonne colorimétrie, ce qui en fait donc un candidat sérieux pour un usage professionnel. Cependant, il s’est également montré incapable de couvrir intégralement l’espace Adobe RGB, ce qui tient à sa dalle Sharp LD315R3LC1, tandis que le nouveau moniteur de Dell emploie une Sharp LQ315D1LG9D. Toutes deux sont en IPS, 10 bits avec une luminosité annoncée à 350 cd/m2. La différence se fait donc au niveau du gamut comme on peut le voir ci-dessous.
| Marque | Dell |
|---|---|
| Modèle | UP3214Q |
| Prix moyen | 2400 € |
| Dalle | IPS/IGZO |
| Rétroéclairage | Edge LED |
| Diagonale | 31,5 pouces |
| Définition maximale (native) | 3840 x 2160 |
| Fréquence maximale | 60 Hz |
| Ratio | 16:9 |
| Temps de réponse (GTG) | 8 ms |
| Luminosité | 350 cd/m2 |
| Haut-parleurs | – |
| VGA | – |
| DVI | 1 |
| DisplayPort | 1 |
| HDMI | 1 |
| Entrée audio | – |
| Sortie casque | – |
| USB 3.0 | 1 up, 4 down |
| Lecteur de cartes | 1 (SD) |
| L x H x P sans base | 750 x 483-572 x 214 mm |
| Epaisseur | 51 mm |
| Poids | 9,2 kg |
| Garantie | 3 ans |
Le temps de réponse moyen annoncé n’est pas idéal pour jouer, ce que nous vérifierons dans nos benchmarks. A vrai dire, aucune des dalles première génération ne s’annonce particulièrement réactive ou encore capable de supporter une fréquence de rafraîchissement élevée. Quand bien même ce serait le cas, il ne faut pas oublier que les scalers de ces écrans ne gèrent pas les fréquences supérieures à 60 Hz : afin d’utiliser la fonctionnalité multi-flux du DisplayPort 1.2, deux puces sont nécessaires. Le DisplayPort 1.2, sa future révision 1.3 ainsi que l’HDMI 2.0 ont la bande passante nécessaire pour cela, mais les autres composants doivent donc évoluer pour gérer tous ces pixels.
Ni Dell ni Asus ne vendent leurs écrans comme des produits destinés aux joueurs : ils se destinent ni plus ni moins qu’aux photographes et graphistes. En conséquence, la fidélité des couleurs, la précision de l’image ainsi que la très bonne qualité de fabrication passent avant la réactivité. Asus propose donc un écran aux couleurs très fidèles, tandis que Dell va plus loin avec un gamut étendu ainsi qu’une profusion de réglages accessibles à l’utilisateur. En plus des huit modes de couleur, on trouve un gestionnaire de couleurs, des curseurs pour ajuster les niveaux RGB ainsi que des profils pré-calibrés pour les espaces Adobe RGB et sRGB.
Il ne fait aucun doute que l’on paye cher le fait d’être l’un des premiers à avoir un écran 4K dans son entourage : toute hausse majeure de la définition implique une forte baisse du rendement au niveau des chaines de production, de même que le coût d’assemblage de ces écrans est nécessairement élevé. En dépit de quelques compromis mineurs, le PQ321Q comme l’UP3214Q font plus que combler les attentes pour des produits de première génération. La qualité de fabrication comme les performances sont excellentes. Le moniteur de Dell proposant plus que celui d’Asus sur le papier, nous étions particulièrement impatients de pouvoir le tester. Voyons donc dans quelle mesure il constitue un progrès.
