Apple pourrait confier la fabrication de ses prochaines puces à Intel, selon des rumeurs relayées par GF Holdings. Un accord préliminaire aurait été signé en décembre 2025, sous l’effet conjugué des contraintes d’approvisionnement chez TSMC et d’une pression directe de Donald Trump.

Apple aurait conclu un accord préliminaire avec Intel Foundry en vue de confier à l’entreprise américaine la production de deux de ses prochaines puces. Cet accord aurait été signé en décembre 2025, d’après des données relayées par GF Holdings.
Une relation qui reprend après une rupture
Apple avait mis fin à sa collaboration avec Intel côté puces en 2023, optant depuis pour une dépendance exclusive à TSMC, le géant taïwanais de la fonderie de semi-conducteurs. Ce dernier fabrique actuellement l’ensemble des puces destinées aux Mac et aux iPhone d’Apple.
Mais la situation a évolué. La course effrénée des grandes entreprises de la tech vers l’intelligence artificielle a considérablement alourdi le carnet de commandes de TSMC, au point de créer des contraintes d’approvisionnement qui affectent aussi Apple. Ces tensions auraient entraîné des hausses de prix sur plusieurs produits de la marque.
À cela s’ajoute une pression politique : selon le Wall Street Journal, le président américain Donald Trump aurait personnellement encouragé Tim Cook à recourir à Intel lors d’une réunion à la Maison-Blanche, déclarant en janvier dernier : « J’aime bien Intel. » Dans le cadre de l’initiative gouvernementale visant à relocaliser la production technologique aux États-Unis, ce type d’incitation prend une dimension supplémentaire.
Deux puces, deux procédés de fabrication
Toujours selon GF Holdings, Apple confierait à Intel la fabrication de deux puces distinctes.
La première serait la puce Apple M7, destinée à équiper les futurs MacBook. Elle serait produite selon le procédé Intel 18A-P, avec une entrée en production de masse prévue pour fin 2027.
La seconde serait une puce pour smartphone, vraisemblablement l’Apple A21, fabriquée cette fois sur le procédé Intel 14A, avec une production de masse attendue pour fin 2028. Cette puce alimenterait les futurs iPhone d’Apple.
Une situation paradoxale pour Intel
L’accord soulève une question de fond : Intel se retrouverait ainsi à produire des puces pour des appareils qui concurrencent directement ses propres produits. Le MacBook Neo, propulsé par la puce A18, a en effet rencontré un succès notable sur le marché des PC portables, un segment qu’Intel cherche à défendre.

Pour y répondre, Intel a notamment noué un partenariat avec Google autour des laptops Googlebook, et travaillerait sur ses propres puces pour faire face à la concurrence d’Apple sur ce terrain.
Malgré ce contexte, les deux entreprises auraient chacune leurs raisons de conclure cet accord. Apple obtiendrait des capacités de production supplémentaires pour ses puces, tandis qu’Intel décrocherait un client de premier plan, de nature à renforcer la crédibilité de son activité de fonderie auprès d’autres clients potentiels.