Selon le leaker Kepler_L2, la PS6 embarquerait un SSD de 1 To sans lecteur de disques, un choix de réduction des coûts que Sony compenserait par l’intégration d’une technologie de compression neuronale des textures capable de réduire considérablement la taille des jeux.

La PlayStation 6 se dessine un peu plus chaque semaine grâce aux fuites d’informations qui circulent en ligne. Les dernières en date, partagées par le leaker AMD connu sous le pseudonyme Kepler_L2, portent sur deux points qui risquent de faire réagir : la console embarquerait un SSD de 1 To seulement, et Sony abandonnerait purement et simplement le lecteur de disques.
Un SSD de 1 To sans lecteur physique
C’est sur le forum NeoGAF que Kepler_L2 a livré ces précisions. Interrogé par un utilisateur sur la configuration retenue dans son estimation du coût de fabrication de la PS6, qu’il chiffre à environ 760 dollars en composants, le leaker a répondu simplement : « 1 To SSD, pas de disque ». Une réponse qui a immédiatement suscité l’inquiétude chez plusieurs membres du forum, notamment au vu de la taille croissante des jeux actuels.
Il faut dire que sur PS5, certains titres dépassent déjà les 100 Go. Avec seulement 1 To de stockage et aucune possibilité d’installer des jeux depuis un support physique, la question de la gestion de l’espace se pose clairement.
La compression neuronale des textures comme solution
Pour répondre à ces préoccupations, Kepler_L2 a avancé un argument technique : si le SDK de la PS6 prend en charge la compression neuronale des textures, la taille des jeux pourrait être réduite de façon significative, au point d’être inférieure à celle des jeux PS5 actuels.

Deux technologies existent dans ce domaine. D’un côté, AMD a présenté en juillet 2024 une technique appelée Neural Texture Block Compression, mais aucune nouvelle n’a été communiquée depuis. De l’autre, NVIDIA propose sa propre solution, Neural Texture Compression, dont un SDK en version pré-release est déjà disponible, et qui fonctionne aussi sur du matériel AMD et Intel.
Les premiers tests autour de la NTC de NVIDIA montrent des résultats notables : une réduction de taille jusqu’à sept fois supérieure à celle offerte par le standard de compression actuel (BC7). Concrètement, un jeu de 150 Go pourrait ne peser qu’une vingtaine de gigaoctets. Si ces chiffres se confirment en conditions réelles, un SSD de 1 To deviendrait nettement plus viable.
On ignore pour l’instant laquelle de ces deux solutions Sony choisirait, mais le fait que la technologie de NVIDIA soit déjà opérationnelle et compatible avec le matériel AMD pourrait jouer en sa faveur.
La fin des disques, une tendance déjà amorcée
L’abandon du lecteur de disques ne serait pas vraiment une surprise. Sony propose déjà une édition 100 % numérique de la PS5 depuis son lancement en 2020, et le marché du jeu physique n’a cessé de reculer au cours des six dernières années. Passer au tout-dématérialisé pour une console prévue aux alentours de 2027 s’inscrit dans une logique de marché.

Cela dit, cette orientation ne plaira pas à tout le monde. Les collectionneurs et les joueurs attachés au support physique risquent de mal accueillir la nouvelle, si elle se confirme.