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Plus de 200 milliards de puces ARM expédiées depuis 1991

De 0 à 200 milliards en tout juste 30 ans ; désormais, en moyenne, 900 puces ARM sont produites chaque seconde.

En début d’année, ARM nous apprenait que ses partenaires avaient produit 6,7 milliards de puces au cours du quatrième trimestre 2020. Cela signifiait une production moyenne sur la période de 842 puces par seconde. À l’époque, la société britannique précisait que depuis 1991, plus de 180 milliards des processeurs ARM étaient sortis des usines de ses partenaires. Alors que 2022 se profile à l’horizon, ARM annonce avoir franchi la barre symbolique des 200 milliards de puces.

Image 1 : Plus de 200 milliards de puces ARM expédiées depuis 1991

L’article, rédigé par Simon Segars, PDG d’ARM, informe que le seuil du milliard de puces cumulées fut atteint en 2002 ; 2011 fut la première année comptabilisant plus d’un milliard de puces (1,5 milliard) expédiées sur une telle période.

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Processeur ARM7TDMI

Simon Segars estime que les téléphones mobiles GSM ont été le tournant majeur dans l’histoire de l’électronique grand public et par la même occasion de l’architecture ARM. Il évoque le lancement, en 1994, du processeur ARM7TDMI, puis de modèles de téléphones emblématiques comme le Nokia 8110 utilisé par Keanu Reeves dans Matrix ou le Nokia 6110, tous deux équipés de solutions ARM.

Selon les chiffres communiqués par Simon Segars, les partenaires ont livré plus de 10 milliards de processeurs ARM7TDMI. Ces puces équipaient un grand nombre d’appareils mobiles – téléphones portables, consoles de jeux portables – à la fin des années 1990. En outre, le PDG d’ARM précise que l’ARM7TDMI fut aussi très présent dans le secteur de l’embarqué, « des machines industrielles aux machines à laver, en passant par les contrôleurs des airbags et des essuie-glaces des voitures ». De fait, l’ARM7TDMI n’a pas pris sa retraite : des entreprises ont livré 200 millions d’unités au cours de l’année 2020.

Concrètement, les microcontrôleurs ARM Cortex-M représentent désormais trois quarts de la production annuelle de puces ARM et presque la moitié des 200 milliards de puces déployées depuis 1991.

Cortex-A, source de la renommée d’ARM depuis 2005

Cependant, si la famille des processeurs Cortex-A reste très inférieure à celle des Cortex-M en matière de volume, ce serait elle qui ferait aujourd’hui la renommée d’ARM. Le premier processeur Cortex-A, le Cortex-A8, remonte à 2005. En 2011 débarquait la première architecture Arm 64 bits, Armv8, et big.LITTLE, une technologie associant des cœurs « LITTLE » très économes en énergie à des cœurs « big » plus performants. Et effectivement, l’écrasante majorité des smartphones actuels embarquent des SoC s’appuyant sur cette architecture.

Deux principaux défis pour les prochaines années

L’architecture CPU d’Arm est devenue l’ISA la plus répandue au monde, dépassant très certainement toutes les autres architectures ; sa croissance devrait se poursuivre dans les prochaines années. En revanche, il semble qu’elle aura deux défis majeurs à relever. Le premier résidera dans sa capacité à conquérir de nouveaux secteurs, notamment celui des centres de données, chasse gardée de l’ISA x86. Le second sera la capacité des produits ARM à rester compétitifs face à d’autres solutions, principalement RISC-V, une architecture open source de plus en plus plébiscitée.

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