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Comparatif : les meilleurs disques durs externes USB 3.0

Comparatif : les meilleurs disques durs externes USB 3.0
Par , Matthieu Lamelot

Parmi les accessoires du geek, le disque dur externe tient une place de choix. Au format 2,5", il est petit, léger et toujours disponible pour sauvegarder un document important, transporter les photos des dernières vacances aux amis ou tout simplement étendre la capacité de stockage de son ordinateur portable. Au format 3,5", il servira de support de sauvegarde, de stockage partagé sur un routeur, etc. Mais lequel choisir ? Éléments de réponse dans ce comparatif de 37 modèles USB 3.0.

Pour bien choisir un disque dur externe, il importe de savoir de quoi on parle. Commençons par démystifier l'objet : un disque dur externe n'est qu'un disque dur interne SATA classique habillé par un boîtier. Par conséquent, la kyrielle de marques vendant des disques externes ne font qu'intégrer dans une jolie coque un disque fabriqué par l'un des trois constructeurs restant au monde : Seagate, Western Digital et Toshiba. Tout un chacun peut faire la même chose et assembler son propre disque dur externe à partir d'un disque dur SATA et d'un boîtier contenant un contrôleur transformant l'interface SATA en un bus externe comme l'USB.

Néanmoins, acheter un disque "tout fait" présente des avantages. Les marques peaufinent l'intégration et le design pour un résultat souvent plus réussi d'un point de vue esthétique ou fonctionnel que les solutions à monter soi-même. Par ailleurs, elles ajoutent systématiquement des bonus comme des logiciels de gestion matérielle, de sauvegarde ou de chiffrement, qui peuvent s'avérer réellement utiles. Enfin, certains modèles de marques embarquent des composants non distribués au grand public, comme des disques durs dotés nativement d'une interface USB.

Ceci posé, voyons plus en détail quelles sont les caractéristiques principales à prendre en compte dans les choix d'un disque externe.

Le format

Un boitier + un disque dur.Un boitier + un disque dur.

On trouve deux formats de disques durs externes : les 2,5" (6,35 cm) et les 3,5" (8,89 cm). Les premiers sont légers (≤ 150 g), compacts et tirent leur alimentation du connecteur de données. Ils sont donc idéaux en déplacement. En contrepartie, les plateaux magnétiques sur lesquels ils stockent les données étant physiquement plus petits, leur capacité de stockage est restreinte. Le maximum disponible aujourd'hui dans ce format est de 2 To. Les seconds sont à l'opposé. Gros et lourds (≈ 1 kg), ils nécessitent une alimentation externe et sont donc difficilement transportables. En revanche, leur capacité de stockage est bien plus importante. Ils atteignent pour le moment 4 To ; leur prix au gigaoctet est également plus bas.

Au sein des disques durs 2,5" il existe une sous-catégorie récente, les slim. Ces disques sont plus fins que la moyenne, car leur disque interne est un modèle de 7 mm d'épaisseur seulement. Corollaire, ils ne possèdent qu'un seul et unique plateau magnétique : leur capacité maximale est de 500 Go aujourd'hui.

Citons une dernière catégorie, tout à fait marginale : le format mSATA. Calquant leurs dimensions sur les cartes mini PCI-Express, les disques à ce format sont en réalité des SSD. Leurs performances sont donc remarquables, mais leur capacité encore plus limitée et leur coût élevé.

L'interface

Pendant de longues (très longues) années, les disques externes furent bridés par leur interface à la norme USB 2.0. Plafonnant, par grand soleil et vent dans le dos à 40 Mo/s, cette norme ne satisfaisait plus les besoins modernes en bande passante, ce qui a poussé certains constructeurs à chercher des alternatives. On a connu le Firewire 800 (surtout chez Apple), puis l'eSATA. Plus rapides, ces normes n'ont cependant jamais réussi à supplanter l'USB. On a donc vu apparaître des disques bi-, tri- voire quadri-interfaces, onéreux et peu pratiques.

Le choix est heureusement beaucoup plus simple aujourd'hui : l'USB 3.0 a pris le relais de l'USB 2.0 en assurant une compatibilité descendante (les périphériques USB 3.0 peuvent se brancher sur des hôtes USB 2.0) et ascendante (les périphériques USB 2.0 peuvent se brancher sur des hôtes USB 3.0). micro USB 3 à gauche, micro USB 2 à droitemicro USB 3 à gauche, micro USB 2 à droite

Prenez garde tout de même aux connecteurs utilisés. Les disques durs 2,5" USB 2.0 emploient systématiquement une prise USB 2.0 "mini". Les disques durs USB 3.0 2,5", une prise USB 3.0 "micro". Cette dernière n'accepte que les connecteurs USB 3.0 "micro" ou USB 2.0 "micro". Les vieux câbles ne sont donc pas réutilisables sur les nouveaux disques. Théoriquement la bande passante de l'USB 3.0 est de 5 Gbit/s soit 500 Mo/s (par la grâce d'un encodage 8b/10b). Les fabricants n'hésitent pas à mettre en valeur ce chiffre qui n'a aucune justification pratique : les disques durs actuels dépassent rarement les 180 Mo/s. Seuls les SSD exploitent à fond la bande passante offerte par l'USB 3.0 : nous avons pu atteindre plus de 430 Mo/s "réels" sur cette interface.

Aux côtés de l'USB 3.0, une autre interface promet monts et merveilles : Thunderbolt. Sa bande passante théorique est encore plus élevée (10 Gbit/s), mais en pratique elle sera aussi limitée, soit par le disque dur, soit par le contrôleur SATA-Thunderbolt. Les produits Thunderbolt sont également très coûteux et compatibles avec un tout petit nombre de machines récentes (dont tous les Mac sortis depuis 2011).

La vitesse de rotation

Il arrive parfois qu'un constructeur mette en avant la vitesse de rotation de son disque externe. Faut-il y faire attention ? Parfois. Comme sur les disques internes, la vitesse de rotation conditionne les performances du disque dur externe. Plus elle est élevée (7 200 tr/min), plus le disque accèdera rapidement aux données. Toutefois, d'autres paramètres déterminent les débits d'un disque dur, notamment la densité de ses plateaux. Il arrive qu'un disque à rotation lente (5 400 tr/min) soit autant, voire plus performant, qu'un disque à 7 200 tr/min grâce à des plateaux d'une génération plus avancée, plus denses. Pourtant le modèle 7 200 tr/min sera systématiquement vendu plus cher.

Par ailleurs, la vitesse de rotation ne doit être prise en compte que si le disque est doté d'une interface rapide. Un disque dur ultrarapide sur un bus USB 2.0 est une hérésie.

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Exemple : Android, ordinateur portable, usb, disque dur

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