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Comparatif : quel est le meilleur disque dur ?

Pour stocker en masse et compléter efficacement un SSD, choisissez un volumineux disque dur mécanique.

Un disque dur

En marge des SSD, indispensables pour offrir au système sa pleine réactivité, les disques durs classiques à plateaux restent un périphérique utilisé dans certains cas de figure, ne serait-ce que pour la capacité qu’ils offrent : jusqu’à 6 To pour un prix correct, et même 20 To pour les modèles les plus récents. Si les SSD ont vu leur tarif considérablement descendre ces dernières années, aucun d’entre eux ne peut rivaliser avec de tels volumes de données. Si vous avez besoin de plus de 4 To de stockage, pas d’alternative : vous devez envisager une solution hybride, entre un SSD réservé au système d’exploitation et aux applications les plus utilisées, et un disque mécanique pour l’archivage pur.

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Pour bien choisir le disque dur le mieux adapté à vos besoins, la rédaction de Tom’s Hardware a comparé les meilleures références du marché. Voici notre sélection des meilleurs disques durs SATA du moment selon votre budget et vos besoins en capacité.

Notre sélection des meilleurs disques durs

Image 2 : Comparatif : quel est le meilleur disque dur ?

WD RED Pro 16 To

Taillé pour le stockage de masse

385€ > Amazon
Capacité 16 To
Vitesse de rotation 7200 RPM
Cache intégré 512 Mo
Format 3,5 pouces

Si la capacité est la caractéristique la plus importante pour vous, nous vous conseillons de vous tourner vers la gamme RED Pro de WD. Ses performances sont honorables (de l’ordre de 270 Mo/s au maximum) grâce à une vitesse de rotation de 7200 tours par minute et un cache de 512 Mo, et rien ne vous empêche d’utiliser les disques durs de cette gamme au sein d’un PC bien qu’ils soient à l’origine conçus pour un usage dans un NAS. Gardez tout de même en tête qu’il est déconseillé d’installer le système d’exploitation dessus, les RED Pro étant tout de même étudiés pour du stockage pur et dur.

Toshiba P300 4 To

Toshiba P300 4 To

Le meilleur rapport qualité-prix

95€ > Amazon
Capacité 4 To
Vitesse de rotation 5400 RPM
Cache intégré 128 Mo
Format 3,5 pouces

Déjà auréolé de belles performances dans sa version à 2 To, le P300 de Toshiba dans sa déclinaison de 4 To est l’un des disques les plus recommandables si vous êtes à la recherche d’un certain volume de stockage à bon prix. Avec cette capacité et à ce prix, il offre d’excellents débits (206,3 Mo/s et 195,8 Mo/s, respectivement, en écriture et lecture séquentielles) et affiche un excellent rapport qualité/prix.

seagate laptop 1 To

Seagate Firecuda Gaming SSHD 1 To

Le SSHD 2,5 pouces le plus rapide

123€ > Amazon
Capacité 1 To + 8 Go Flash
Vitesse de rotation 5400 RPM
Cache intégré 128 Mo + 8 Go Flash
Format 2,5 pouces

En tests réels, en particulier lors des copies de fichiers, le FireCuda Gaming SSHD de Seagate dévoile tout son potentiel. En combinant un cache de mémoire flash et une capacité de stockage importante, Il s’agit d’un excellent produit pour améliorer de manière sensible les performances d’un ordinateur portable, sans passer par la case SSD. En pratique, on atteindra des débits de l’ordre de 140 Mo/s au maximum.

Image 2 : Comparatif : quel est le meilleur disque dur ?

Seagate BarraCuda 4 To

Le disque dur le moins cher

90€ > Amazon
Capacité 4 To
Vitesse de rotation 5400 RPM
Cache intégré 256 Mo
Format 3,5 pouces

Pas le plus rapide, le Seagate BarraCuda est en revanche le disque dur qui prendra le mieux soin de votre portefeuille. C’est en effet l‘un des moins chers sur le marché, tout en conservant des débits convenables (jusqu’à 190 Mo/s) grâce à ses 256 Mo de mémoire cache, et ce malgré sa vitesse de rotation de seulement 5400 tours par minute.

Tailles de disques durs : 3,5 et 2,5 pouces règnent en maître

Il existe plusieurs modèles de disques durs, et on les différencie essentiellement par la taille des plateaux. Dans les ordinateurs de bureau, on utilise des disques durs 3,5 pouces, alors que dans les ordinateurs portables — plus compacts — et les mini-PC, on utilise des disques durs 2,5 pouces. Évidemment, qui peut le plus peut le moins : les tours des PC de bureau sont également capables d’accueillir ces unités plus compactes, dans des paniers prévus à cet effet ou à l’aide d’accessoires. Dans ce dossier, nous avons focalisé sur ces deux gammes, les plus courantes. Pour information, des modèles de 5,25 pouces ont été utilisés il y a quelques années, tout comme des modèles de 1 pouce (MicroDrive) et de 1,8 pouce, auparavant utilisés dans les baladeurs et les ultraportables.

Hitachi HDD

Vitesse de rotation : attention au bruit

La vitesse de rotation est aussi un point important : un disque dur contient un ou plusieurs plateaux qui tournent et l’accès aux données dépend donc de la vitesse à laquelle un endroit précis du plateau peut être placé sous la tête de lecture. Plus il tourne vite, plus on accédera rapidement aux données. Revers de la médaille : il sera souvent aussi plus bruyant et plus gourmand en énergie. Dans le monde grand public, on trouve essentiellement des disques durs qui tournent à 7 200 tpm (tours par minute) et à 5 400 tpm. Certains modèles Seagate sont annoncés à 5 900 tpm et quelques modèles rapides (la gamme VelociRaptor) atteignent 10 000 tpm. Dans le monde professionnel, les modèles à 10 000 tpm et 15 000 tpm sont très courants. Les anciens disques durs tournaient parfois à 4 200 tpm, mais ils ont été abandonnés, sauf dans des domaines particuliers comme le monde de l’automobile.

Enfin, la densité des plateaux est à prendre en compte, même si les constructeurs communiquent peu sur ce point. Un disque dur est composé de plusieurs plateaux empilés, et la densité des données sur le plateau est importante. C’est assez simple à comprendre : si on place plus de données sur la même surface, on pourra lire plus de données sur un seul tour de disque. Les disques durs récents ont des plateaux de 1 To ou plus, les anciens modèles ont des plateaux de 667, 500 ou même 330 Go (environ). Plus la densité est élevée et plus un disque dur sera rapide ; un modèle de 1 To composé d’un seul plateau sera plus rapide qu’un modèle de 1 To composé de deux ou trois plateaux.

Une nouvelle tendance, les disques durs green

WD Green HDD

Depuis quelques années, on trouve des disques durs « Green », « ecoGreen » ou « LP (Low Power) » chez les différents fabricants. Il s’agit le plus souvent de modèles 3,5 pouces qui oscillent à 5 400 tpm. Avec la densité actuelle des plateaux, les performances en débit restent correctes — plus de 100 Mo/s — et la consommation est évidemment plus faible que celle d’un disque dur à 7 200 tpm. Mais il faut bien retenir que la différence est négligeable pour un PC de bureau : avec une machine allumée 8 heures par jour toute l’année, la différence de consommation sur l’année représente quelques euros. Ils sont surtout intéressant dans les boîtiers externes ou dans un NAS : avec un NAS allumé en permanence et contenant plusieurs disques durs, la différence est un peu plus visible.

NAS et autres RED

Avec la démocratisation des NAS — des boîtiers qui se connectent à un réseau et permettent de partager et centraliser des données —, les constructeurs de disques durs proposent depuis quelques années des modèles dédiés à ce type d’usage. Les gammes dédiées aux NAS ont généralement quelques particularités et se concentrent sur la fiabilité. Typiquement, un disque dur dédié aux NAS a un MTBF (le temps moyen entre les pannes) plus élevé et est certifié pour fonctionner 24 heures sur 24, ce qui n’est pas toujours le cas d’un disque dur classique. Il y a aussi deux différences mineures : le temps d’accès est souvent augmenté artificiellement pour limiter les nuisances sonores et certains paramètres liés au fonctionnement en RAID ne sont pas réglés de la même façon que sur un disque dur classique, pour éviter que le NAS considère défectueux un disque dur qui réagit trop lentement. Globalement, si vous comptez utiliser un disque dur dans un NAS ou un boîtier externe, nous vous conseillons d’utiliser un modèle dédié, même s’ils sont parfois un peu plus onéreux.

Les disques durs hybrides ou SSHD

En quelques années, les disques durs hybrides, ou SSHD, se sont démocratisés : après l’essai désastreux de Seagate en 2007 (avec des disques durs dédiés à Windows Vista), les constructeurs ont proposé pendant un moment des solutions plus intéressante, couplant des plateaux de grande capacité avec une mémoire cache à base de mémoire flash. L’idée est simple : installer quelques gigaoctets de mémoire flash (typiquement 8 Go ou 32 Go) sur le disque dur, qui vont être utilisés comme une mémoire cache très rapide. Les données souvent accédées (fichiers utilisés pendant le démarrage, programmes, etc.) sont stockées sur la mémoire flash, ce qui accélère l’accès à ces dernières. On a donc généralement des performances qui se situent entre celles d’un disque dur et d’un SSD avec l’avantage de la capacité du disque dur et un surcoût marginal. Cette solution technique a toutefois perdu de l’intérêt ces derniers mois avec la chute importante du prix des SSD.

Plusieurs marques pour un même disque dur

logo Seagate

Il y a quelques années, de nombreux fabricants proposaient des disques durs. On avait Hitachi GST (ex-IBM), Fujitsu, Toshiba, Seagate, Western Digital et Samsung. Si tous les fabricants ne produisaient pas toutes les gammes (Western Digital a longtemps évité les modèles 2,5 pouces, Toshiba ne proposait que des modèles 1,8 pouce et 2,5 pouces), le choix était large.

Puis il y a eu des acquisitions en série : Toshiba a racheté la branche stockage de Fujitsu, Seagate a racheté la branche stockage de Samsung et Western Digital a racheté Hitachi GST. Les instances européennes et américaines, devant ces rachats, ont obligé Western Digital à céder une partie des usines de Hitachi GST à Toshiba, pour que la société puisse vendre des disques durs 3,5 pouces.

Image 5 : Comparatif : quel est le meilleur disque dur ?

Dans la pratique, les marques sont restées longtemps disponibles sous les anciens noms, mais depuis quelques mois, ça évolue. Les références Samsung (SpinPoint) sont désormais vendues sous la marque Seagate, et les références HGST sont vendues sous la marque Western Digital ou sous la marque Toshiba. En parallèle, on retrouve parfois des vendeurs qui utilisent encore les anciennes marques. Attention donc, certains modèles identiques sont disponibles sous plusieurs marques.

Actuellement, on a donc des disques durs Seagate (les gammes Samsung sont vendues sous la marque Seagate), des disques durs Toshiba, des disques durs HGST — la société, filiale de Western Digital, ne peut plus utiliser le nom Hitachi — et des disques durs WD (Western Digital).

Comptabilité avec les ordinateurs portables, attention à l’épaisseur

L‘épaisseur est un problème essentiellement dans le monde 2,5 pouces, ou plusieurs modèles sont présents. Historiquement, les disques durs 2,5 pouces mesurent 9,5 mm d’épaisseur et la majorité des disques durs et des ordinateurs sont prévus pour ce format.

Il y a quelques années, pour augmenter la capacité, certains constructeurs ont proposé des modèles de 12,5 mm, ce qui permet d’intégrer plus de plateaux. Ces modèles existent toujours et on les retrouve dans les boîtiers externes et — parfois — pour les modèles de grande capacité (plusieurs To). Tous les ordinateurs n’acceptent pas les disques durs de 12,5 mm et c’est un point à prendre en compte.

Dans certains cas, on trouve aussi des disques durs de 15 mm d’épaisseur. Ce sont des modèles dit SFF (Small Form Factor) et ils sont généralement destinés au monde professionnel et aux serveurs. Le VelociRaptor, toujours retenu dans nos tests pour sa vitesse atypique, est de ce type. Les modèles SFF ne rentrent pas dans les PC portables pour deux raisons : l’épaisseur mais aussi l’alimentation. Alors que les modèles 2,5 pouces sont alimentés en 5 V, les modèles SFF nécessitent du 12 V comme les disques durs 3,5 pouces.

Depuis 2010, on trouve aussi des disques durs et des SSD de 7 mm : ils sont souvent utilisés dans les Ultrabooks et dans les appareils mobiles comme les tablettes. Ils se contentent d’un seul plateau, ce qui limite les capacités, et sont souvent plus onéreux que les modèles classiques. Un modèle de 7 mm rentre dans un emplacement classique (9,5 mm) mais il peut poser des problèmes dans certains portables, quand le disque dur est utilisé pour rigidifier la coque. Certains modèles sont d’ailleurs livrés avec une plaque à placer sur le disque dur pour le rendre plus épais.

Enfin, des modèles de 5 mm d’épaisseur sont disponibles depuis quelques années. Ils se déclinent en deux versions, selon le connecteur utilisé. On trouve des modèles dotés d’un connecteur SATA classique (notamment chez Seagate) et d’autres équipés d’une prise différente, utilisée essentiellement dans le monde de l’OEM et sur les disques durs de Western Digital. Les disques durs de 5 mm sont dotés d’un seul plateau, ce qui limite la capacité, et sont destinés à des marchés particuliers, comme leu Ultrabooks. Ils sont vendus essentiellement comme solution d’upgrade pour des ultrabooks ; si vous devez installer un disque dur dans une machine classique ou un boîtier externe, les modèles 7 mm et 9,5 mm sont plus adaptés.