Alors que les prix des SSD NVMe continuent d’augmenter sous l’effet de la demande des centres de données liée à l’IA, SanDisk prépare deux nouveaux modèles au format SATA, une technologie considérée depuis plusieurs années comme dépassée.

Repérées par le leaker hardware momomo_us sur Amazon UK, deux références font leur apparition : le SanDisk 320 et le SanDisk 520. Les deux modèles adoptent le format 2,5 pouces d’une épaisseur de 7 mm, ce qui les rend compatibles avec un large éventail d’ordinateurs de bureau et de portables.
Le SanDisk 320 constitue le modèle d’entrée de gamme, disponible en capacités allant de 250 Go à 2 To, avec des vitesses séquentielles annoncées à 545 Mo/s en lecture et 525 Mo/s en écriture. Le SanDisk 520 monte en capacité, de 500 Go jusqu’à 4 To, avec 560 Mo/s en lecture et 525 Mo/s en écriture. La version 4 To affiche une endurance de 1 000 TBW. Le contrôleur utilisé n’a pas été communiqué.
Une technologie ancienne, mais des limites bien réelles
Il convient de replacer ces chiffres dans leur contexte. L’interface SATA plafonne physiquement autour de 600 Mo/s, quelle que soit la qualité du SSD. À titre de comparaison, un SSD NVMe PCIe 4.0 courant atteint entre 5 000 et 7 400 Mo/s en lecture séquentielle, et les modèles PCIe 5.0 vont bien au-delà. Le SATA implique également l’usage de câbles dans un PC de bureau, la nécessité d’un emplacement 2,5 pouces, et une compatibilité limitée avec les ultrabooks ou consoles récents qui ne disposent que de slots M.2.
Pour un PC gaming ou une station de travail moderne, ces SanDisk ne représentent donc pas une option particulièrement performante. En revanche, pour remplacer un disque dur mécanique, stocker des données volumineuses, redonner vie à un ancien ordinateur portable ou héberger une bibliothèque de jeux qui n’exige pas des vitesses maximales, ils peuvent avoir leur utilité. Ce, à condition que le prix soit cohérent.
Un marché du stockage sous pression
La raison de ce retour au SATA est avant tout économique. La demande massive en mémoire NAND de la part des centres de données, portée par le développement de l’intelligence artificielle, a contribué à tendre l’ensemble du marché du stockage. Les prix des SSD SATA ont eux-mêmes progressé de 10 à 20 % sur un an. À titre indicatif, un modèle de 250 Go s’établit actuellement autour de 40 à 45 euros, un 500 Go autour de 100 à 110 euros, un 1 To aux alentours de 110 à 150 euros, et un 4 To à environ 380 à 600 euros.

SanDisk n’a pas encore communiqué de tarifs pour le marché américain. La fiche produit repérée sur Amazon UK semble avoir depuis été retirée, et aucune mise à jour officielle n’a été publiée depuis le premier signalement. Un revendeur néerlandais aurait toutefois indiqué une date d’arrivée du 520 au 3 juin 2026.
SanDisk mise tout sur le prix
L’intérêt de ces deux références repose entièrement sur leur positionnement tarifaire. Si le SanDisk 320 et le SanDisk 520 parviennent à s’afficher nettement en dessous des SSD NVMe équivalents en capacité, ils pourraient représenter une alternative crédible pour certains usages.
Dans le cas contraire, leur rapport performance/prix risque de paraître difficilement justifiable face à des M.2 accessibles à des tarifs proches.