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NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

2 : Disponibilité, versions et accessoires 3 : Shield Tablet : tour du propriétaire 4 : Shield Controller : tour du propriétaire 5 : OS et suite logicielle 6 : Stylet 7 : Mode console et GameStream 8 : Grid, ShadowPlay et Twitch 9 : Les jeux 10 : Configuration du test 11 : Benchmarks CPU 12 : HTML5 et JavaScript 13 : Benchmarks GPU 14 : Benchmarks GPGPU 15 : Luminosité, profondeur du noir, contraste et gamma 16 : Autonomie 17 : Conclusion

Introduction

En annonçant son SoC Tegra, NVIDIA est de fait arrivé sur le marché ultra-mobile en 2008. Dès l’année suivante, le Zune HD de Microsoft a été le premier lecteur multimédia nomade à en tirer parti. Au cours de ces cinq dernières années, les Tegra ont continué à évoluer et bien qu’équipant un nombre d’appareil grandissant, ces SoC ne se sont jamais distingués comme étant les meilleurs de leur génération.

En 2013, NVIDIA a décidé de lancer ses propres produits destinés aux particuliers afin de promouvoir Tegra ainsi que les jeux sous Android. L’un de ces produits est la Tegra Note 7, une tablette sept pouces proposant quelques fonctionnalités propres qui a fait face à un sacré concurrent, à savoir la Nexus 7. L’autre produit crée par NVIDIA est bien plus original.

Pour la Shield, qu’il convient désormais d’appeler Shield Portable, NVIDIA voulait proposer un produit qui sorte des sentiers battus. Il était clair qu’une console avec écran 5 pouces 720p intégré tournant sous Android ne réaliserait pas les mêmes volumes de vente qu’un iPad ou encore un Samsung Galaxy. Cependant, la Shield Portable a rencontré un certain succès en Amérique du Nord (seul territoire où elle a été officiellement commercialisée) et l’investissement de NVIDIA a donné une certaine légitimité à Android en tant que qu’OS pour jouer. Avec du recul, la Shield Portable s’avère suffisamment efficace pour répondre à son positionnement, mais sa conception spécifique ne lui permet pas vraiment d’afficher d’autres prétentions.

Le but que NVIDIA s’est fixé avec la Shield Tablet est plus ambitieux : créer un appareil qui soit avant tout une très bonne tablette, mais aussi une plateforme de jeu séduisante. S’il est difficile de concevoir un produit qui excelle dans tous les domaines, le public visé n’en serait que plus large et les perspectives de vente plus conséquentes. Mais surtout, les qualités de Tegra seraient alors mieux mises en avant et les développeurs de jeux appelés à travailler sous Android.

Image 1 : NVIDIA Shield : la tablette de jeu nomade idéale ?

Caractéristiques de la Shield Tablet

Pour atteindre un tel objectif, la Shield Tablet se doit d’embarquer des composants non seulement puissants mais aussi efficients. Fort heureusement, le SoC Tegra K1 est à la hauteur : comme le Tegra 4, le K1 s’appuie sur quatre cores ARM Cortex-A15 paramétrés pour des performances de haut vol ainsi qu’un cinquième baptisé companion core, optimisé pour une faible consommation. Entre le passage à un processus de fabrication 28 nm HPM (High Performance Mobile Computing) et une nouvelle révision de son architecture, NVIDIA a pu augmenter la fréquence CPU maximale jusqu’à 2,2 GHz.

Ceci étant dit, les précédents Tegra n’étaient pas bridés par les performances CPU : ironie du sort, ce sont bien les GeForce ULP qui ont systématiquement déçu. La donne a changé avec le Tegra K1 dans la mesure où NVIDIA est passé à une architecture GPU bien plus moderne, dérivée de Kepler. Si cette variante mobile est bien entendu diminuée par rapport à la version desktop (le Tegra K1 ne contient qu’un SMX avec 192 CUDA cores), l’architecture reste la même et la compatibilité logicielle est intégrale.

Le Tegra K1 est associé à 2 Go de RAM DDR3L-1866 et soit 16 Go de mémoire Flash pour le modèle Wi-Fi, soit 32 Go pour la version 4G. Précisons que dans un cas comme dans l’autre, l’espace de stockage est extensible grâce au port microSD (128 Go maximum).

Bien que l’on puisse lui reprocher l’absence de Wi-Fi 802.11ac, la Shield Tablet propose tout de même une configuration MIMO 802.11a/b/g/n (2,4 et 5 GHz). Au chapitre connectivité, ajoutons Bluetooth 4.0 LE, micro-USB 2.0 ainsi qu’un port mini-HDMI 1.4a.

Le modèle 4G tire parti d’une puce modem Icera i500, laquelle propose huit cores programmables pouvant grimper jusqu’à 1,3 GHz. Ces cores dédiés aux signaux numériques sont associés à une puce émetteur-récepteur radio prenant en charge les signaux GSM/GPRS/EDGE, HSPA+ (42 Mb/s) et 4G catégorie 3 (100 Mb/s). Le modem étant géré au niveau logiciel, il peut être mis à jour de manière à gérer des normes supplémentaires. La documentation de NVIDIA précise que l’Icera i500 est à même de supporter la 4G catégorie 4 (150 Mb/s) avec agrégation des canaux ainsi que l’HSPA+ (84 Mb/s), mais la Shield Tablet ne propose pas ces débits de pointe en l’état actuel des choses.

Tous ces composants sont alimentés par une batterie 19,75 Whr (4938 mAh, 4 Volts) non amovible. Cette capacité est environ 20 % inférieure par rapport aux tablettes huit pouces similaires comme la Xiaomi Mi Pad, la Samsung Galaxy Tab Pro 8.4 ou encore l’iPad Mini Retina. Ceci étant dit, nous ne nous attendons pas à ce que la tablette de NVIDIA soit pénalisée sur le plan de l’autonomie grâce aux cores –A15, étant donné que bon nombre d’optimisations apportées par ARM vont justement dans le sens des économies énergétiques. La question reste cependant entière pour le GPU. Il va donc être intéressant de voir si NVIDIA a su réduire les besoins de Kepler à un niveau suffisamment acceptable pour une tablette. Dans le cas contraire, cette batterie à relativement faible capacité pourrait être le talon d’Achille de la Shield Tablet.

Les cores CPU –A15r3 du Tegra K1, fonctionnant désormais à fréquence comparable par rapport aux SoC Qualcomm Snapdragon, devraient surpasser la concurrence exception faite de ceux équipant l’Apple A7, lequel garde un avantage en termes d’instructions par cycle. Compte tenu de son héritage desktop, le GPU Kepler devrait aisément dominer les architectures mobiles des puces concurrentes.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Disponibilité, versions et accessoires
  3. Shield Tablet : tour du propriétaire
  4. Shield Controller : tour du propriétaire
  5. OS et suite logicielle
  6. Stylet
  7. Mode console et GameStream
  8. Grid, ShadowPlay et Twitch
  9. Les jeux
  10. Configuration du test
  11. Benchmarks CPU
  12. HTML5 et JavaScript
  13. Benchmarks GPU
  14. Benchmarks GPGPU
  15. Luminosité, profondeur du noir, contraste et gamma
  16. Autonomie
  17. Conclusion