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Comprendre : le switch réseau (commutateur)

2 : Qu’est-ce qui fait un switch ? 3 : Les différents types de switchs 4 : Considérations importantes 5 : Conclusion

Introduction

Dans un contexte où la mobilité ne cesse de progresser, le développement des réseaux sans fil a explosé. Employeurs, salariés et particuliers apprécient tous le fait de pouvoir être connectés aussi simplement que possible tout au long de la journée.

Image 1 : Comprendre : le switch réseau (commutateur)

La prévalence de la connectivité sans fil ne doit pas faire perdre de vue ce qui se passe en arrière-plan pour permettre ces connexions : une infrastructure doit être installée, testée et maintenue afin d’être viable et utile. Dans la plupart des cas, ce processus est très coûteux en termes de main d’œuvre et de matériel. La fiabilité est un autre facteur essentiel qui doit être pris en compte. Une des solutions pour créer un réseau stable est d’utiliser un câblage structuré ainsi que des commutateurs ou switchs Ethernet, plutôt que des technologies sans fil.

Un switch réseau gère les connexions utilisées par tous les systèmes et matériels avec lesquels on souhaite interagir et partager des données. Ces connexions se font généralement à l’aide d’un câblage structuré qui relie la station de travail (la partie avec laquelle on interagit) et la machine avec laquelle on essaie d’échanger des données comme par exemple un serveur ou un autre ordinateur.

Le switch réseau est une sorte d’agent chargé de diriger le trafic dans la bonne direction. Pour faire simple, si un appareil essaie de récupérer des données depuis une autre source, le switch vérifiera s’il connait cette destination. Dans la négative, il enverra les données à un autre appareil comme un routeur pour laisser ce dernier gérer l’information à son niveau. Suivant le type, couche 2 ou couche 3, le switch se situe respectivement au niveau liaison (data link) ou réseau (network) du modèle OSI (Open Systems Interconnection).

Image 2 : Comprendre : le switch réseau (commutateur)

Les switchs de niveau 2 sont les plus courants vu qu’ils tendent à être plus accessibles sur un plan financier et s’acquittent très bien de leur tâche. Concrètement, ils utilisent l’adresse MAC (adresse physique) d’un appareil depuis les trames de messages reçus pour déterminer vers quel port l’information doit être relayée. Pour cela, un switch s’appuie sur une table d’adresses MAC dynamique qu’il génère et met à jour à partir des requêtes ARP (protocole permettant de traduire une adresse IP en adresse MAC), ce qui lui permet donc de reconnaitre les trames.

Les switchs de niveau 3 possèdent également ces capacités et se comportent comme les switchs de niveau 2, tout en étant capables de répartir le trafic entre différents sous-réseaux ou VLAN qui peuvent exister sur un LAN. Ceci peut alléger considérablement le travail d’un routeur, lequel n’aura donc plus qu’à gérer les accès réseaux extérieurs au LAN.

Image 3 : Comprendre : le switch réseau (commutateur)

Les switchs permettent de relayer l’information de manière beaucoup plus fine et efficace qu’un hub (concentrateur) réseau : ils permettent à plusieurs utilisateurs d’accéder aux ressources réseau en créant des chemins d’accès spécifiques, de manière à ce que l’information puisse circuler entre les connexions sans interférences d’autres paquets de données susceptibles de se trouver sur le même segment du réseau. Ils réduisent efficacement le nombre de collisions qui peuvent se produire entre ces paquets étant donné qu’ils savent où les informations doivent être envoyées grâce à leur table d’adresses MAC. En comparaison, un hub est beaucoup plus limité, puisqu’il diffuse les données vers chaque appareil connecté jusqu’à trouver la bonne destination, ce qui peut poser des problèmes de collision de données ainsi que des failles de sécurité considérables.

Pour ce qui concerne nos foyers, un switch basique permet donc à un utilisateur désirant créer un réseau à domicile de connecter tous ses appareils à partir de la même connexion internet, sans collisions de paquets de données et la faible vitesse des échanges qui en découlent. Un switch permet également de centraliser les connexions, ce qui rend leur gestion plus facile. La première étape consiste à choisir un switch adapté à ses besoins.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Qu’est-ce qui fait un switch ?
  3. Les différents types de switchs
  4. Considérations importantes
  5. Conclusion