Strauss Zelnick, PDG de Take-Two Interactive, a accordé une interview à CNBC dans laquelle il s’est exprimé sur le prix de GTA 6, les précommandes et la relation de l’entreprise avec Netflix.

Strauss Zelnick, PDG de Take-Two Interactive, a évoqué lors d’une intervention sur CNBC’s Squawk Pod les choix stratégiques derrière le tarif de Grand Theft Auto VI, ainsi que les relations entre son entreprise et Netflix, à l’approche de la sortie du jeu et d’un partenariat médiatique annoncé.
Un prix « contraint » pour GTA 6
Interrogé sur le prix de vente du titre, fixé à 80 dollars pour l’édition standard et 100 dollars pour l’édition Premium, Zelnick a reconnu que Rockstar et Take-Two auraient pu opter pour un tarif plus élevé. « Nous aurions pu exercer un pouvoir de fixation des prix plus important », a-t-il déclaré, tout en précisant que l’objectif restait de « toujours offrir bien plus de valeur que ce que le consommateur paie ».
Pour le dirigeant, l’expérience d’un joueur dépend à la fois de la qualité du produit et de son coût. « Nous ne voulons pas que qui que ce soit estime que le jeu est hors de portée », a-t-il ajouté, insistant sur la volonté de « ravir » les acheteurs sans les décourager par un prix excessif.
À ce stade, les précommandes penchent légèrement en faveur de l’édition Premium, selon Zelnick, qui nuance cependant ce constat : « Cela reflète peut-être simplement le fait que les joueurs les plus engagés sont ceux qui réservent en premier. » La tendance pourrait évoluer d’ici la sortie officielle.
Un partenariat avec Netflix, mais pas de rachat en vue
La discussion a également porté sur l’extended look exclusif de GTA 6 diffusé sur Netflix le 27 août à 15 h, une opération promotionnelle inédite pour un jeu vidéo. Sans dévoiler le contenu de cet événement, Zelnick a éludé les questions sur d’éventuels projets communs plus ambitieux, comme une acquisition de Take-Two par le géant du streaming.

« Il faudrait demander à Ted Sarandos et Greg Peters (dirigeants de Netflix) quelles sont leurs intentions », a-t-il répondu, rappelant que Netflix avait jusqu’ici privilégié une croissance organique plutôt que des rachats majeurs. « Nous sommes fiers d’avoir bâti Take-Two de manière indépendante », a-t-il souligné, évoquant un chiffre d’affaires attendu de « plus de 8 milliards de dollars » cette année et une rentabilité régulière.
« Si une entreprise mérite de rester indépendante, c’est bien la nôtre », a-t-il conclu, sans exclure pour autant des collaborations ponctuelles, mais sans laisser entendre qu’un rapprochement capitalistique était à l’ordre du jour.