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L’overclocking des écrans : vers 120 Hz et au-delà…

Image 1 : L'overclocking des écrans : vers 120 Hz et au-delà...HDMI overclocké pour UltraHD à 30 Hz

Et si vous overclockiez… un écran ? Depuis quelques mois, c’est un sport de plus en plus pratiqué par certains. La raison ? Certains écrans sont capables d’atteindre des fréquences de rafraîchissement atypiques quand on modifie certains réglages. Le ViewSonic VX2770SMH-LED ou le Samsung S27C750P, deux écrans 1080p, peuvent par exemple travailler à 72 Hz au lieu des 60 Hz classiques, et d’autres modèles sont même capables d’atteindre 120 Hz en 2 560 x 1 440 (comme le Yamakasi Catleap). Enfin, l’overclocking est parfois nécessaire pour tirer vraiment parti des rares écrans 4K actuels.

Un problème de fréquence

Le problème est simple : la majorité des cartes graphiques actuelles intègrent une sortie HDMI, mais elle est rarement capable d’atteindre les fréquences prévues par la norme. Pour des raisons de compatibilité, le TMDS (le composant qui gère l’horloge utilisée pour la transmission) est souvent bridé à 165 MHz — la fréquence utilisée en DVI — ou à 340 MHz, la fréquence maximale en HDMI 1.4. À 165 MHz, les écrans sont donc limités à du 1080p à 60 Hz (40 Hz en 2 560 x 1 440) et les (rares) écrans 4K ne peuvent pas dépasser 17 Hz. En augmentant la fréquence du composant — il est prévu généralement pour travailler au moins à 340 MHz — on peut par exemple travailler à 120 Hz en 1080p ou à 30 Hz en Ultra HD. Et en augmentant cette fréquence encore au-delà, on peut même travailler en 1440p à 120 Hz dans certains cas.

Pour jouer avec ce genre de paramètres, il faut deux choses : un logiciel (CRU, Custom Resolution Utility) qui va permettre de générer un EDID adapté aux nouveaux paramètres, et des pilotes modifiés. L’EDID (Extended display identification data) est une structure envoyée par l’écran à la carte graphique pour la configuration, ce qui permet d’obtenir la définition native d’un écran directement.

Actuellement, la manipulation nécessite soit une carte graphique NVIDIA — au moins de la série 400, avec un patch pour les pilotes — soit une carte graphique AMD, au moins de la série 5000 et avec un patch pour les pilotes. Dans les deux cas, les solutions à base de SLI/CrossFire sont recommandées et le support du HDCP est désactivé quand la fréquence est trop élevée, ce qui peut poser des soucis dans certains cas. Les GPU Intel ne sont pas supportés.

Notons que le problème se pose essentiellement avec les sorties HDMI, bridées dans les pilotes. Si vous avez une carte graphique et un écran DisplayPort, l’overclocking n’est a priori pas nécessaire, la bande passante de la norme DisplayPort 1.2 est suffisante pour animer un écran Ultra HD à 60 images/s.