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OCZ RevoDrive X2 : le SSD plus rapide que les SSD

2 : La lignée RevoDrive 3 : Configuration du test 4 : Performances E/S 5 : Streaming (IOMeter) 6 : Lecture/écriture séquentielle (CrystalDiskMark) 7 : Lecture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko 8 : Ecriture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko 9 : PCMark Vantage 10 : Conclusion

Introduction

En juin dernier, nous avions publié une actualité sur le nouveau bus d’OCZ, sensé s’affranchir des limites du SATA en s’appuyant sur les ports PCI Express. Malgré une augmentation des débits théoriques jusqu’à 6 Gbits/sec, l’idée derrière le HSDL est que le Serial ATA n’est tout simplement pas en mesure de soutenir l’évolution des SSD. Concrètement, on voit que les limites du SATA 3 Gbits/sec ont été atteintes et d’après les représentants de SandForce, les futurs SF-2500/2600 seront capables d’aller jusqu’à 500 Mo/sec en pointe.

Image 1 : OCZ RevoDrive X2 : le SSD plus rapide que les SSD

A l’époque où le SATA 3 Gbits/sec est arrivé, les périphériques de stockage n’affichaient pas de débits suffisants pour justifier la transition depuis le SATA 1,5 Gbits/sec. De même, s’il fallait encore faire avec les seuls disques durs, le passage en SATA 6 Gbits/sec n’aurait aucun sens. Mais en parallèle à l’évolution des disques durs, l’apparition des SSD a constitué une révolution : avant même que la dernière mouture de l’interface Serial ATA ne décolle, on s’aperçoit que l’obsolescence la guette.

Il faut toutefois relativiser : pour les particuliers, le SATA 6 Gbits/sec ne sera pas un goulet d’étranglement dans l’immédiat à moins de vraiment sortir l’artillerie lourde. C’est précisément qu’OCZ a fait en assemblant un SSD hors normes autour de quatre contrôleurs SandForce et deux PCB pour un format 3,5 pouces, lequel emploie un bus très proche du PCI-Express. A l’arrivée, les opérations en lecture/écriture de flux continus excédent largement les 600 Mo/sec que le SATA III peut théoriquement gérer. Là où le bât blesse, c’est que l’OCZ IBIS HSDL 240 Go qui nous a été montré est actuellement référencé à 750 euros ce qui le réserve vraiment à une toute petite minorité. Cependant, il faut préciser qu’OCZ ne vise pas les particuliers mais les professionnels avec l’IBIS, autrement dit les clients les mieux placés pour exploiter les performances hors normes en termes d’IOPS notamment.

Image 2 : OCZ RevoDrive X2 : le SSD plus rapide que les SSD

Une approche alternative pour des SSD à très hautes performances

A ce stade, l’IBIS constitue un surarmement dans 99% des cas pour les particuliers : c’est avant tout une vitrine technologique à plus de 3 euros le Go. En revanche, OCZ propose également des SSD en PCI-Express depuis quelques temps, lesquels peuvent bien servir de périphérique de démarrage : les RevoDrive.

Ces derniers ont pour eux des débits largement supérieurs à ceux des meilleurs SSD 3 Gbits/sec, qui ont besoin d’être mis en RAID 0 pour offrir le même niveau de performance avec l’inconvénient d’avoir deux périphériques ou plus. Le rapport performances/prix penche par contre en faveur du RAID 0 : là où une paire de Vertex II (eux aussi équipés de contrôleurs SandForce) 120 Go revient à environ 400 euros, il faut compter 530 euros pour un RevoDrive 240 Go.

Le RevoDrive X2 affiche pour sa part des performances revues à la hausse, mais le prix a malheureusement suivi cette tendance lui aussi. A 640 euros pour la version 240 Go, l’écart par rapport à quatre Vertex 2 60 Go grimpe à 200 euros. Ceci dit est-ce que cet écart est vraiment pénalisant dans un marché de niche comme celui-ci ? Les performances devraient nous aider à trancher.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. La lignée RevoDrive
  3. Configuration du test
  4. Performances E/S
  5. Streaming (IOMeter)
  6. Lecture/écriture séquentielle (CrystalDiskMark)
  7. Lecture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko
  8. Ecriture aléatoire de fichiers 4 et 512 Ko
  9. PCMark Vantage
  10. Conclusion