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Overclockez votre carte graphique

2 : Refroidissement 3 : Fréquences et configuration de test 4 : Pilote MSI avec fonction D.O.T. 5 : Carte ATI : overclocking via D.O.T. 6 : Carte ATI : benchmark sous D.O.T. 7 : Carte ATI : overclocking via RivaTuner et Tray Tools 8 : Carte ATI : benchmark sous Catalyst 9.6 9 : Carte Nvidia : overclocking via D.O.T. 10 : Carte Nvidia : benchmark sous D.O.T. 11 : Carte Nvidia : overclocking via CoreCenter et AirForce 12 : Carte Nvidia : benchmark sous GeForce 186.18 13 : Carte Nvidia : RivaTuner et Precision 14 : Effets de l’overclocking (ATI) 15 : Effets de l’overclocking (Nvidia) 16 : Performances cumulées 17 : Performances par watt 18 : Performances en 3D : récapitulatif 19 : Conclusion

Introduction

Les performances des cartes graphiques dépendent des fréquences de leur GPU et de leur mémoire vidéo. En règle générale, une fréquence plus élevée correspond à un meilleur débit et par conséquent, à de meilleures performances et un framerate plus élevé dans les jeux, ce qui est toujours une bonne chose. Certains considèrent d’ailleurs que 60 images/seconde constitue la valeur optimale, quoique susceptible de varier d’une personne à l’autre.

Ce seuil de 60 fps fait l’objet de nombreux débats. L’un des arguments les plus fréquemment utilisé s’appuie sur le fait que les films (et de nombreuses vidéos haute définition) ne sont diffusés qu’à 24 images par seconde et semblent pourtant parfaitement fluides. En fait, dans les jeux en 3D, le framerate idéal dépend surtout du genre. Les jeux de stratégie en temps réel comme Tom Clancy’s EndWar ou la série des Command & Conquer, par exemple, se contenteront généralement de 20 fps, tout comme Flight Simulator. Les first person shooters comme Far Cry 2 ou Call of Duty, par contre, sont nettement plus exigeants en la matière : 25 fps ne suffisent absolument pas et l’image commence à saccader lors de déplacements rapides, ce qui est généralement fatal dans ce type de jeu.

Selon la sensibilité de leurs yeux, certains joueurs sont capables de percevoir une différence entre 25, 35 et 60 fps dans les passages les plus mouvementés d’un titre donné. Les amateurs visent généralement une moyenne de 60 fps, et ce, pour une bonne raison : cette vitesse est en quelque sorte une police d’assurance. Il arrive en effet que l’écran devienne surchargé lorsqu’il y a beaucoup d’action, et c’est toujours la carte graphique qui doit gérer le surcroît de travail. Si celle-ci n’est pas assez puissante, le framerate risque de tomber sous le seuil « jouable ». Si par contre, elle est capable de gérer un framerate plus élevé, il y a plus de chances pour que le framerate ne tombe pas (ou tombe moins souvent) sous ce seuil.

Il est important de ne pas confondre framerate et taux de rafraîchissement de l’écran, mais il ne faut pas non plus oublier qu’il est possible de les relier : lorsque la synchronisation verticale est activée (v-sync), le framerate doit s’adapter au taux de rafraîchissement de l’écran. Sachant que les écrans plats ont généralement un taux de rafraîchissement de 60 Hz, cela signifie que le framerate plafonne à 60 fps. L’avantage est que le framerate est toujours synchronisé au taux de rafraîchissement de l’écran, mais l’inconvénient est que, lors des scènes plus complexes, il risque de retomber à 30, voir 15 fps, c’est à dire toujours un sous-multiple des 60 Hz de l’écran. La désactivation du v-sync permet à la carte graphique de fonctionner aux framerates intermédiaires, par exemple 23 ou 37 fps.

Le problème est que dans ce cas, la fréquence de rendu de la carte graphique n’est plus synchronisée avec l’écran, ce qui engendre des problèmes d’affichage connus sous le nom de « tearing ». Si vous avez déjà regardé un panoramique horizontal dans une vidéo HD encodée en 24 fps et passant sur un écran 60 Hz, vous savez de quoi il s’agit… L’overclocking a l’avantage d’améliorer les performances de la carte graphique, surtout en haute résolution, ce qui permet bien souvent d’éliminer certains des problèmes d’affichage dus au manque de puissance de traitement.

Image 1 : Overclockez votre carte graphique

Overclocker pour augmenter le framerate

Pour overclocker une carte graphique, il faut le bon pilote, un bon outil d’overclocking et un processeur (CPU) suffisamment puissant pour que l’amélioration des performances graphiques fasse une différence. En effet, à plus faible résolution et avec la qualité réglée au plus bas, la carte graphique est presque toujours bridée par le processeur : si ce dernier est trop vieux ou trop lent, overclocker la carte graphique ne servira pas à grand-chose. Heureusement, il est parfaitement possible d’overclocker également le processeur et donc de le rendre suffisamment puissant pour gérer les sous-systèmes de gestion de l’IA et de la physique des jeux.

Il est tout à fait possible de trouver des processeurs qui s’overclockent très bien : un Core i7 920, par exemple, pourra normalement et sans aucun problème passer de ses 2,67 GHz d’usine à 3,8 GHz, ce qui constitue tout de même une hausse de fréquence de 42 %. La situation est un peu différente en ce qui concerne les cartes graphiques… Sur une ATI Radeon HD 4870, parvenir à overclocker le GPU de 750 (sa fréquence de base) à 820 MHz est considéré comme une petite prouesse bien qu’il ne s’agisse que d’une augmentation d’une dizaine de pourcents.

Le moyen le plus fréquemment utilisé (et généralement le meilleur) pour stabiliser un processeur overclocké est d’augmenter la tension de son cœur via le BIOS de la carte-mère. Pour une carte graphique, par contre, nous déconseillons vivement toute modification irréfléchie du BIOS, et ce, pour une simple et bonne raison : la chaleur. Alors qu’il est possible de pousser la tension et la fréquence d’un processeur en tout impunité (ou presque) pour autant que vous lui colliez un système de refroidissement adapté, ce genre de bricolages n’est pas vraiment une option dans le cas des cartes graphiques. Leurs systèmes de refroidissement sont généralement conçus pour maintenir le GPU sous un certain seuil de température qui, selon le modèle, peut se varier de 80 à 105 °C. La seule manière de compenser le dégagement de chaleur supplémentaire engendré par l’overclocking est d’augmenter la vitesse du ventilateur.

Outre le fait qu’augmenter la vitesse du ventilateur augmente également le bruit, il arrive de temps en temps que cela ne fonctionne pas : cela dépend du ventilateur et de son mécanisme de régulation de la vitesse. Sur certains modèles de cartes graphiques, il n’est possible de changer le profil de vitesse que via le pilote, via un utilitaire ou via le BIOS graphique, voire pas du tout. Il est parfois possible de remplacer le ventilateur de la carte, mais en règle générale de nos jours, les modèles fournis d’origine sont de très bonne qualité, surtout avec les cartes occupant deux emplacements.

Objet de cet article

Pour cet article, nous avons choisi de passer à la loupe deux modèles spéciaux de la gamme du fabricant MSI, deux cartes équipées de systèmes de refroidissement améliorés et d’excellents profils de vitesse capables de réagir correctement aux hausses de fréquence. Pour vérifier s’il existe des différences entre les cartes ATI et Nvidia, nous avons pris un exemplaire de chaque, à savoir une Radeon HD 4870 et une GeForce GTX 260 possédant 216 SP (stream processors, les unités de calcul). Nous avons ensuite comparé leur capacité à monter en fréquence à l’aide des fonctions d’overclocking intégrées ainsi que d’outils tiers.

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Refroidissement
  3. Fréquences et configuration de test
  4. Pilote MSI avec fonction D.O.T.
  5. Carte ATI : overclocking via D.O.T.
  6. Carte ATI : benchmark sous D.O.T.
  7. Carte ATI : overclocking via RivaTuner et Tray Tools
  8. Carte ATI : benchmark sous Catalyst 9.6
  9. Carte Nvidia : overclocking via D.O.T.
  10. Carte Nvidia : benchmark sous D.O.T.
  11. Carte Nvidia : overclocking via CoreCenter et AirForce
  12. Carte Nvidia : benchmark sous GeForce 186.18
  13. Carte Nvidia : RivaTuner et Precision
  14. Effets de l’overclocking (ATI)
  15. Effets de l’overclocking (Nvidia)
  16. Performances cumulées
  17. Performances par watt
  18. Performances en 3D : récapitulatif
  19. Conclusion