Elon Musk est-il trop proche de la Chine ? Taïwan le craint bien et aimerait éviter que l’entrepreneur américain mène certains projets à bien.

Un journaliste du Liberty Times recommande vivement à TSMC de ne pas accepter une collaboration avec Elon Musk concernant son projet Terafab. Elon Musk a confirmé la semaine dernière des discussions en cours avec le géant taïwanais des semi-conducteurs, sans toutefois en révéler les détails. Toutefois, cette collaboration suscite des inquiétudes quant à la Chine.
Les motivations derrière Terafab
Le projet Terafab constitue un élément pilier des ambitions de Musk en matière de datacenters et de robotique. Son objectif est de produire annuellement une capacité de calcul d’un térawatt. Le projet bénéficie également d’un partenariat avec Intel. Selon Musk, cette initiative s’avère nécessaire car la capacité mondiale actuelle de production de puces s’avère insuffisante pour répondre à ses besoins.
Parallèlement, Musk a affirmé que Tesla continuerait à utiliser les services de TSMC en tant que client, malgré la mise en place de ses propres installations de production de puces.
Taïwan réticent, pourquoi ?
L’éditorialiste de Liberty Times estime que les intérêts de Musk sont davantage alignés avec la Chine, en raison de l’importante présence de Tesla dans le pays. L’auteur de l’article souligne également que Musk développe Terafab faute de pouvoir obtenir la capacité de production nécessaire auprès de TSMC, une limite que Musk lui-même a reconnue.

Le journaliste soulève également des préoccupations concernant les clients majeurs de TSMC, tels que NVIDIA et AMD, qui pourraient être froissés par un tel rapprochement. Une collaboration offrirait à Musk une capacité supplémentaire tandis que d’autres clients attendraient leur tour. Sur le plan financier, l’article avertit que TSMC verrait ses dividendes et ses amortissements augmenter significativement, tout en se retrouvant potentiellement avec des capacités inutilisées en cas de ralentissement économique.