La police a un nouveau moyen pour déverrouiller votre iPhone sans votre accord

Vous pensiez qu’avoir un iPhone était gage de sécurité absolue ? Même face aux forces de l’ordre ? Pourtant, la police peut déverrouiller votre iPhone bien plus facilement que vous ne le pensez.

iphone duo
© Apple

La police ne peut théoriquement pas accéder aux données de votre iPhone sans votre autorisation. Apple se vante d’une sécurité hors pair et d’un téléphone presque inviolable. Mais les services de police peuvent en réalité accéder depuis quelques années à toutes les données de votre iPhone, même si vous ne leur donnez pas le code.

Une fonction qui n’a pas fait grand bruit

Apple a intégré en 2024 une fonction de redémarrage automatique sur de nombreux modèles d’iPhone. En quoi ça consiste ? Ce dispositif redémarre l’appareil s’il n’a pas été déverrouillé depuis plus de 72 heures. Jusqu’à présent, cette mesure empêchait les forces de l’ordre d’accéder aux données de votre iPhone.

Selon 404 Media, cette situation pourrait changer. Le site a consulté une vidéo de formation destinée aux forces de l’ordre, qui montrerait comment les outils développés par Magnet Forensics contourneraient cette protection. Magnet Forensics produit GrayKey, un logiciel vendu principalement aux services de police pour déverrouiller les smartphones.

Des solutions de contournement

D’après la vidéo, la société aurait mis au point deux solutions pour contourner le redémarrage inactif qu’Apple a lancé en 2024. Les solutions se composent d’un nouvel outil appelé GrayKey Preserve et d’un mode de préservation des preuves pour GrayKey. Bien que la vidéo ne détaille pas le fonctionnement exact de ces outils, 404 Media suggère que Magnet serait parvenue à placer l’appareil dans un état appelé “After First Unlock”, donnant accès à davantage de données qu’en conditions normales.

Selon Magnet, ces nouveaux produits pourraient également bloquer les fonctions automatiques de l’iPhone qui effacent les données après un certain délai. Ainsi, les localisations en cache, les iMessages et les photos récemment supprimées deviendraient exploitables.