MacBook Air : l'ultraportable selon Apple

Les accessoires (indispensables)

Il y a trois accessoires (presque) indispensables avec le MacBook Air : un hub USB, le SuperDrive Apple et l’adaptateur Ethernet d’Apple. En pratique, ces accessoires devraient être fournis directement avec le MacBook Air, mais Apple les vend.

Un hub USB : le clavier Apple est un bon choix

Le clavier Apple est un des meilleurs choix pour un hub USB. Avant de nous taxer d’adorateurs d’Apple, lisez la suite. Le clavier d’Apple intègre un hub USB (2 ports seulement) et a une particularité quand il est couplé à un MacBook Air : il alimente les ports USB. En pratique, alors qu’un appareil classique envoie 500 mA à partager entre le clavier et les deux connecteurs USB, le MacBook Air envoie 1,1 A, ce qui permet d’alimenter le clavier et de fournir 500 mA à chaque port USB. Attention, ça ne fonctionne qu’avec le MacBook Air, les MacBook de dernière génération et le Mac Pro (2008).

Un adaptateur Ethernet

Apple propose un adaptateur Ethernet en option. Vendu 30 €, cet adaptateur est assez compact et se limite à l’Ethernet 100 mégabits/s (c’est assez logique). Pour ceux qui se connectent depuis un bureau, ou simplement pour ceux qui n’ont pas de Wi-Fi, il est pratiquement indispensable. Les performances sont correctes, identiques à celles d’un MacBook Pro sur un réseau 100 mégabit/s.

Ethernet pour le MacBook Air

Le SuperDrive

Attardons-nous sur un des défauts du MacBook Air, l’absence de lecteur optique (SuperDrive chez Apple). La société propose un graveur de DVD externe en option, et il est assez intéressant de l’analyser. Le SuperDrive est un slot-in, une constante chez Apple, alimenté par un seul port USB. Il lit et écrit les DVD en 8x et les CD en 24x. Les deux points intéressants sont les suivants : il ne fonctionne que sur le MacBook Air et il est plus rapide que le lecteur interne des MacBook et MacBook Pro.

Le SuperDrive Apple

Pourquoi le SuperDrive ne fonctionne-t-il que sur le MacBook Air ? Essentiellement pour des raisons marketing : Apple facture un SuperDrive (et quelques options) 200 € sur le MacBook classique, alors que le modèle externe est vendu 90 €. En limitant la compatibilité, Apple empêche les utilisateurs de MacBook de payer moins. Apple semble utiliser une technique assez intéressante : le SuperDrive demande 1,1 A à la machine avant de s’allumer (nous l’avons vu, le MacBook Air est capable de fournir cette intensité) et le MacBook Air est la seule machine capable de les fournir. En pratique, les tests montrent que le SuperDrive ne fait que demander 1,1 A, mais en utilise en pratique 0,5 A. Enfin, le SuperDrive ne fonctionne qu’une fois branché en direct sur le MacBook Air, et n’est pas utilisable sur un hub USB.

Importation d'un CD audio

Autre point amusant, comme le SuperDrive utilise un lecteur optique slim classique (12,5 mm d’épaisseur) et pas un très lent ultra-slim (9,5 mm), il est plus rapide que les lecteurs intégrés dans les MacBook et MacBook Pro. Pour preuve, alors que le MacBook air peut importer un CD (ici The President Of The LSD Golf Club, dernier opus d’Hooverphonic) en 2 minutes 47 secondes, un MacBook Pro, pourtant plus rapide, prend 3 minutes 35 secondes.

Pas de lecteur optique ?

Apple propose d’utiliser un lecteur optique sur une autre machine si on ne dispose pas d’un lecteur externe. L’initiative est louable, et fonctionne bien, mais elle a quelques défauts. Le premier, c’est qu’il est impossible de lire un DVD vidéo ou d’importer un CD de cette façon. Le second, c’est que ça peut être très lent dans certains cas. Nous avons essayé d’installer (une simple copie depuis le DVD) le jeu Star Wars : Empire at wars depuis le SuperDrive externe, puis depuis un autre Mac (MacBook) sur un réseau Ethernet et enfin depuis un MacBook Pro en connection directe en Wi-Fi (mode ad-hoc). Surprise, alors que l’installation est plus rapide en Ethernet qu’en direct le mode Wi-Fi est quatre fois plus lent. Problème en mode ad-hoc ? Incompatibilité entre la puce Atheros du MacBook Pro et la puce Broadcom du MacBook Air ? Nous n’en savons rien. Notons aussi quelques messages en anglais alors que les Macs étaient en français, ce qui dénote un lancement dans la précipitation.