PS6 : ce que Sony ne veut pas vous dire sur les specs de sa future console

La PlayStation 6 n’intégrerait pas toutes les fonctionnalités de l’architecture AMD RDNA 5 pour des raisons de coûts, tandis que son lancement, initialement prévu en 2027, pourrait être repoussé jusqu’en 2029 en raison de la flambée des prix des composants.

caractéristiques playstation 6

Selon le leaker KeplerL2, considéré comme une source fiable dans le milieu hardware, la future PlayStation 6 de Sony ne disposerait pas de la totalité des caractéristiques offertes par l’architecture GPU AMD RDNA 5. L’information a été publiée sur le forum NeoGAF et vient préciser des éléments déjà évoqués ces derniers mois au sujet des spécifications techniques de la console.

Une approche dictée par les coûts

La raison avancée pour cette réduction du périmètre technologique serait d’ordre économique : Sony chercherait à contenir les coûts de fabrication. Ce choix ne serait toutefois pas inédit. La PS5, lors de sa sortie, n’intégrait déjà pas l’ensemble des fonctionnalités de l’architecture RDNA 2 sur laquelle elle reposait.

KeplerL2 avait précédemment indiqué qu’AMD prévoyait de lancer les premières cartes graphiques RDNA 5 en 2027, après la sortie de la série GeForce RTX 60 de Nvidia. Le leaker avait également comparé la future PS6 à l’actuelle Radeon 9070 XT d’AMD, basée sur l’architecture RDNA 4, en soulignant que le RDNA 5 destiné à la console serait une génération au-dessus.

Un calendrier de lancement incertain

La question du calendrier ajoute une couche d’incertitude. Alors que la PS6 était initialement pressentie pour 2027, un rapport de David Gibson, analyste senior chez MST Financial, a révélé que Sony envisagerait de repousser le lancement à 2028, voire 2029. En cause : la crise actuelle sur les prix de la mémoire vive et du stockage, qui a provoqué une hausse notable des coûts des composants.

playstation 6

KeplerL2 lui-même, jusqu’à récemment, tablait sur un lancement en 2027, tout en ajoutant la réserve « sauf retards imprévus ».

Des spécifications déjà esquissées

Plusieurs éléments concernant les capacités techniques de la PS6 ont déjà filtré. Le YouTuber Moore’s Law Is Dead avait partagé des estimations issues de diapositives internes d’AMD, faisant état d’une puissance de calcul visée entre 34 et 40 téraflops, ainsi qu’une amélioration des performances en ray tracing de l’ordre de 6 à 12 fois par rapport à la génération actuelle.

Par ailleurs, Mark Cerny, l’architecte en chef des consoles PlayStation, avait laissé entrevoir trois technologies attendues dans la PS6 :

  • Neural Arrays : un ensemble d’unités de calcul configurées pour partager et traiter des données collectivement, fonctionnant comme un moteur d’intelligence artificielle unifié.
  • Radiance Cores : du matériel dédié au parcours de rayons, destiné au ray tracing et au path tracing en temps réel.
  • Universal Compression : un système de compression des données GPU visant à réduire l’utilisation de la bande passante mémoire.

Un contexte concurrentiel à surveiller

La PS6 est d’ores et déjà présentée comme potentiellement moins puissante que la prochaine console Xbox, dont le lancement pourrait intervenir dès 2027. Si les spécifications de la PlayStation 6 restent en l’état, sans l’intégralité des fonctionnalités RDNA 5, et que la console n’arrive sur le marché qu’en 2029, Sony pourrait se trouver dans une position inhabituelle. Un tel scénario obligerait probablement l’entreprise à adopter une politique tarifaire agressive pour compenser son retard.

Il convient toutefois de rappeler que la puissance brute et les spécifications techniques ne constituent qu’un facteur parmi d’autres dans la compétition entre constructeurs de consoles. L’écosystème de jeux, les services en ligne et la base installée d’utilisateurs jouent également un rôle déterminant.

À ce stade, Sony n’a toujours pas officiellement annoncé la PlayStation 6. L’ensemble de ces informations repose sur des fuites et des analyses d’observateurs du secteur, et reste donc à confirmer.