Stockage en ligne : lequel choisir ?

C’est quoi un bon stockage dans le Cloud ?

Quoi de neuf ? Depuis la dernière édition de ce comparatif, les tarifs de Dropbox, Amazon Cloud Drive et iCloud ont nettement évolué. L’offre d’Amazon s’est amélioré grâce à de nouvelles applications, mais verra peut-être bientôt la fin de son forfait illimité. Enfin, nous prenons déjà en compte l’arrivée prochaine de la fonction sauvegarde sur Google Drive.

Image 1 : Stockage en ligne : lequel choisir ?D’année en année, le “cloud” s’insère de plus en plus profondément dans les usages. Même Monsieur Tout le monde en a entendu parler et souvent l’utilise. Les services cloud sont de plus en plus étendus et intégrés aux systèmes d’exploitation, surtout sur smartphones et tablettes où ils viennent en complément de la faible capacité de stockage initiale. Pour autant, tous les services cloud ne se valent pas : ils varient grandement en capacité de stockage, en tarifs ou en fonctionnalités. À vrai dire, on croirait que l’expression “avoir l’embarras du choix” a été inventée exprès pour le marché du cloud.

Notre sélection des meilleurs services de stockage Cloud

Le prix de la facilité

La plupart des services permettent d’ouvrir un compte gratuit, qui donne droit à quelques gigaoctets de stockage. Mais n’allez pas croire que le stockage en ligne soit économique. Au contraire, le gigaoctet en ligne coûte encore cher, au point qu’il n’est pas envisageable de dupliquer la totalité du contenu de son PC dans le nuage. 

Heureusement, les gros fournisseurs se livrent une guerre des prix continue : les tarifs diminuent donc régulièrement il est possible aujourd’hui de stocker un téraoctet en ligne pour une centaine d’euros par an. Un disque dur externe reste moins cher, mais n’ouvre pas les mêmes possibilités.

De la boîte vide au couteau suisse

En termes de fonctionnalités, les services de stockage cloud font le grand écart. Certains sont minimalistes et n’offrent qu’un espace où envoyer des fichiers manuellement. D’autres font partie intégrante du système d’exploitation et se chargent automatiquement de vos photos, documents, vidéos, paramètres de configuration, etc. La plupart se focalisent sur la synchronisation d’un dossier : son contenu sera alors automatiquement recopié en ligne et sur tous les autres PC connectés au même abonnement. Plus rares sont les services pensés pour faire de la sauvegarde.

Un espace personnel, mais pas totalement privé

Tous les services protègent l’accès aux données de leurs clients via le traditionnel couple identifiant/mot de passe. Toutefois, derrière cette barrière vos données ne sont pas forcément à l’abri de tous les regards. Bien souvent, les données sont stockées en clair sur les serveurs du fournisseur de service, ce qui laisse la possibilité à un tiers de les consulter. Chez Microsoft, c’est même une certitude : cette société se réserve le droit de faire analyser par des robots logiciels les données qu’elles hébergent afin, par exemple, de supprimer des contenus contraires à leurs valeurs. Un pédophile fut arrêté aux États-Unis après que Microsoft a averti la police qu’il partageait des images pédopornographiques sur OneDrive.

D’autres services ont une approche totalement opposée : ils permettent de chiffrer totalement les données et laissent la clé du chiffrement uniquement dans les mains de l’utilisateur. Il existe également des applications tierces, comme Boxcryptor, ajoutant cette fonctionnalité aux services qui en sont dépourvus.

C’est selon ces critères que nous allons passer en revue huit services concurrents : Dropbox, Google Drive, Amazon Cloud Drive, Apple iCloud, Microsoft OneDrive, MEGA, Tresorit et DrivinCloud.

Dropbox

Image 2 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Dropbox

Une valeur sûre

  • dropbox
    8.91€
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  • 9.41€
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Plus d’offres
Capacité gratuite (Go) 2
Taille limite des fichiers en Go Illimitée (via application), 10 Go (via navigateur)
Streaming audio et vidéo
Historique J-30
Client Windows, Mac, Linux, Android, iOS
Fonction de synchronisation oui
Fonction de sauvegarde non
Protocole d'accès standard non
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré oui
Clé de chiffrement personnel non
Nationalité hébergeur US

Synchronisation

Image 7 : Stockage en ligne : lequel choisir ?Dropbox est le service de stockage en ligne par excellence. La start-up a profité à plein du boom du Cloud et totalise plus de 500 millions de clients. Son offre pourtant n’a pas beaucoup évolué depuis ses débuts : il s’agit toujours principalement d’un service d’hébergement avec un client local permettant la synchronisation d’un dossier et d’un seul.

Ce client remplit très bien son rôle : l’interface est simple, les options claires et limitées et Dropbox s’intègre harmonieusement aux systèmes d’exploitation, notamment dans le menu contextuel de l’explorateur de Windows ou du Finder de Mac OS.

Dropbox existe également sous la forme d’applications pour iOS, Android, Kindle Fire 4.1 et Windows 10 Mobile. Ces apps offrent à peu près les mêmes fonctions que le client PC/Mac, mais elles donnent accès à sa Dropbox en ligne et de manipuler ses fichiers (créer des partages, déplacer, renommer, etc.). Il est également possible d’uploader automatiquement vers sa Dropbox les photos et vidéos capturées sur son mobile ou encore de numériser des documents via l’appareil photo du smartphone. Dropbox a par ailleurs déjà annoncé qu’elle s’intégrera parfaitement dans Files, l’explorateur de fichiers qui sera une des grandes nouveautés d’iOS 11.

L’un des principaux défauts de Dropbox est son relatif manque de souplesse : le client ne synchronise qu’un seul dossier, le dossier Dropbox qu’il crée lors de l’installation. On ne peut pas facilement lui demander d’utiliser un autre dossier déjà existant, ou plusieurs dossiers éparpillés à divers endroits sur son disque local. Il est possible de contourner cette barrière de deux façons. La première est de passer par la synchronisation sélective. Via les options de l’application Dropbox on peut choisir quels sous-dossiers du dossier Dropbox seront synchronisés avec le Cloud. Ce choix est propre à chaque client, ce qui permet de cloisonner sa Dropbox, par exemple en un espace personnel synchronisé avec son PC à la maison et un espace professionnel associé à son PC d’entreprise. La seconde est de créer des liens symboliques vers les dossiers que l’on veut synchroniser. Ces dossiers apparaîtront alors dans la Dropbox et dans leur emplacement d’origine, sans que les données occupent deux fois plus de place sur le disque dur.

Sauvegarde

Dropbox n’a jamais été un service de sauvegarde et n’en est toujours pas un aujourd’hui. On peut certes utiliser son espace de stockage pour mettre à l’abri certains documents, mais il faudra penser à le faire dans un sous dossier non synchronisé avec son PC (sinon, la suppression sur le PC entrainera la suppression dans le Cloud). Et puisque Dropbox ne synchronise que son propre dossier, il faudra y stocker ou y copier tout document que l’on souhaite sauvegarder. Dans l’optique d’une sauvegarde, Dropbox a tout de même l’avantage de conserver un historique des versions des fichiers pendant 30 jours.  On peut également envisager de charger un document en dehors du client, via l’interface web. Dans tous les cas, il s’agit plus d’un bricolage que d’une réelle solution de sauvegarde automatique… mais ces bricolages peuvent rendre service.

Dropbox sur mobile propose en revanche d’importer et donc sauvegarder automatiquement toutes les vidéos et photos prises.

Image 8 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Autres fonctions

Au fil des ans, Dropbox a élargi ses fonctions. Le service permet ainsi de streamer des vidéos ou de la musique et s’est doté d’une interface sympathique pour afficher les photos via son site web ou ses applis mobiles, sous la forme d’une frise chronologique. La lecture de vidéos en streaming est aussi possible (mais limitée à 15 minutes par le navigateur).

Le service a ajouté Paper, un outil de collaboration sur des documents, allant taquiner les suites bureautiques en ligne de Google ou Microsoft. Depuis quelques semaines, les comptes Dropbox Business peuvent également découvrir une petite révolution : Smart Sync. Cette fonction s’apparente à du streaming de fichier à la demande. Dropbox affiche dans son dossier local tous les fichiers présents sur le cloud, sans les télécharger. Ils ne sont rapatriés que lors de leur ouverture.

Dropbox maintient par ailleurs un historique des fichiers que l’on y stocke pendant 30 jours. Enfin, Dropbox n’impose aucune limite sur le type ou la taille des fichiers que l’on peut y stocker, du moment qu’on utilise le client. Via un navigateur, la taille d’un fichier est maintenant limitée à 20 Go. Dropbox s’est aussi allié avec Yahoo! Mail ce qui fait qu’on peut maintenant déposer une pièce jointe très volumineuse dans sa Dropbox avant de l’envoyer via Yahoo! Mail. La même intégration est arrivée dans GMail. Enfin, si on ouvre dans Microsoft Office un document stocké dans Dropbox, une bulle apparaît : il s’agit du Badge Dropbox qui permet par exemple de partager directement le document ou de parcourir les versions précédentes, conservées par Dropbox.

Un des gros avantages de Dropbox est justement l’existence d’API permettant à des programmeurs tiers de créer des applications s’interfaçant avec Dropbox. Il en existe de nombreuses, certaines permettant par exemple de créer facilement des liens symboliques pour synchroniser avec Dropbox des dossiers et fichiers extérieurs au dossier Dropbox.

Sécurité et confidentialité

La sécurité des données sur Dropbox est satisfaisante. Les transferts utilisent une connexion protégée par SSL et, une fois arrivées sur les serveurs de Dropbox, les données sont chiffrées en AES 256. L’authentification à 2 facteurs est devenue obligatoire, pour limiter les risques de crackage de son mot de passe. Historiquement, Dropbox se reposait sur l’infrastructure cloud d’Amazon, qui lui garantissait une disponibilité excellente. Dropbox a entrepris depuis l’an dernier de prendre son indépendance en déployant ses propres serveurs et aucun incident majeur ne s’est produit.

Toutefois, les plus exigeants en matière de confidentialité des données ne seront pas satisfaits. D’une part, la société est américaine et héberge les données de ses clients sur des serveurs américains (au moins en partie). Dropbox est donc soumise à la législation américaine, notamment au fameux Patriot Act qui garanti un accès aux agences gouvernementales un accès aux données si elles en ont besoin, sans que l’utilisateur ciblé en soit averti.

Par ailleurs, si les données sont bien chiffrées sur les serveurs de Dropbox, elles le sont via une clé générée automatiquement par l’application Dropbox et stockée sur les serveurs de Dropbox. L’utilisateur n’a aucun moyen de contrôler ce chiffrement, au contraire d’autres services, qui proposent un chiffrement local, via une clé personnelle.

Prix

Dropbox a permet d’ouvrir un compte gratuit avec 2 Go de stockage. Il est possible d’augmenter cette espace en parrainant d’autres utilisateurs (500 Mo par filleul dans la limite de 16 Go) ou en activant la sauvegarde automatique des photos sur un mobile (3 Go obtenus). Si cela ne suffit pas, Dropbox offre la possibilité de passer à 1 To de stockage pour 8,25 euros par mois (ou 99 euros par an). Ce tarif est encore compétitif, même si OneDrive de Microsoft ou iCloud d’Apple font mieux. Si 1 To ne suffit pas, il est possible de souscrire à une offre entreprise. Pour 30 euros par mois, on récupère 2 To de stockage plus des fonctions d’administration évoluées. À 45 euros par mois (soit tout de même 540 euros par an) l’offre Dropbox Business Advanced donne droit à un espace stockage illimité.

Google Drive

Image 3 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Google Drive

Pour l'écosystème Google

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Capacité gratuite (Go) 15
Taille limite des fichiers en Go 5 000
Streaming audio et vidéo
Historique oui
Client Windows, Mac, Android, iOS
Fonction de synchronisation oui
Fonction de sauvegarde non
Protocole d'accès standard non
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré oui
Clé de chiffrement personnel non
Nationalité hébergeur US

Synchronisation

Image 10 : Stockage en ligne : lequel choisir ?Il y a quelques années, pouvoir enregistrer n’importe quel document sur le généreux espace de stockage offert par Google restait du domaine du rêve, ou du hack, pour les plus aventureux (l’utilitaire GMail Drive par exemple, stockait les fichiers en tant que pièces jointes d’emails fictifs). Puis début 2012, Google a exaucé les prières de ses nombreux adeptes et a sorti son propre service Google Drive. Enfin, la société a progressivement unifié ses services si bien qu’aujourd’hui, l’espace de stockage d’un utilisateur Google est utilisé aussi bien pour ses mails que pour Google Photos ou ses autres documents.

Google Drive est donc un espace de stockage utilisable avec ou sans client. Le client éponyme est conçu à l’image de celui de Dropbox : il sert à synchroniser entre un PC et le Cloud un dossier dédié et uniquement ce dossier. On peut toutefois, comme avec Dropbox, spécifier quels sous dossiers du dossier Google Drive doivent être synchronisés avec tel ou tel ordinateur.

Google Drive existe pour Windows, Mac OS, iOS et bien sûr Android. Ces applications donnent un accès complet à son espace de stockage, permettent d’y ajouter des fichiers (dont les photos prises et vidéos prises, de manière automatique si on en fait le choix) ou d’en consulter (même des vidéos en streaming).

L’application Mac et PC partage le même défaut que Dropbox et bon nombre de ses concurrents : elle ne synchronise qu’un seul dossier spécifique (baptisé automatique Google Drive). Il est toujours possible de limiter la synchronisation à certains sous dossiers, mais il n’est pas possible de choisir plusieurs dossiers locaux, hors du dossier Google Drive. Il est possible de tenter de contourner cette barrière via des liens symboliques, mais le support n’est absolument pas assuré par Google et se fait donc aux risques et périls de l’utilisateur.

Sauvegarde

Jusqu’à aujourd’hui, Google Drive n’est pas conçu pour la sauvegarde : l’application Mac/PC ne sait pas sauvegarder le contenu de plusieurs dossiers à intervalles réguliers. On peut toutefois toujours créer un dossier sur Google Drive dans lequel on placera des copies de documents précieux. On peut choisir de ne pas synchroniser ce dossier en local, afin d’éviter des suppressions malencontreuses. Google conserve les fichiers supprimés pendant 30 jours ; un filet de secours qui peut s’avérer utile. 

Ceci dit, Google a annoncé que la prochaine version de l’application Drive se dotera d’une fonction de sauvegarde ! Elle s’appellera Backup and Sync et sortira le 28 juin. On n’en sait encore très peu sur son fonctionnement, mais une capture d’écran laisse comprendre qu’on pourra choisir certains dossiers à sauvegarder sur le Cloud.

Image 11 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Autres fonctions

Google Drive n’est pas montable comme un disque réseau, n’est pas accessible via FTP ou un autre protocole ouvert. Google accepte les fichiers de tout type, mais impose des limites de taille pour certains. Les documents pouvant être édités via les Google Apps sont l’objet de restrictions spécifiques très précises : par exemple, les fichiers textes ne peuvent excéder le million de caractères, les feuilles de calculs doivent avoir moins de 400 000 cellules et moins de 256 colonnes, les présentations sont limitées à 100 Mo. Les autres fichiers  – indépendants des Google Apps – peuvent monter jusqu’à 5 To.

Mais plus que ces détails techniques, la force de Google Drive, c’est la foule d’applications Google qui sont “branchées” dessus. Ainsi, on peut enregistrer les pièces jointes de ses mails dans son Drive ou lier un fichier du Drive dans un mail. On profite aussi grâce à son unique compte Google d’une suite bureautique complète et de qualité, d’un calendrier, d’un gestionnaire de contacts, etc. Google Photos aspire automatiquement les clichés pris par un smartphone Android et offre des outils de retouches intéressants. Les vidéos stockées sur Drive peuvent être visionnées via un lecteur identique à celui de YouTube. Le partage de fichiers est instantané, etc., etc., etc.

Sécurité

L’avantage de confier ses données à un géant du web tel que Google est qu’on est assuré de la qualité de l’infrastructure technique. Google possède une expertise dans ce domaine que peu d’autres entreprises peuvent égaler ; la disponibilité et la rapidité des serveurs sont exemplaires.

Sur le critère de la confidentialité, en revanche, Google Drive prête le flan à la critique, même si le service a fait des progrès. Aujourd’hui, les données de l’utilisateur sont chiffrées pendant leur transport et lorsqu’elles sont stockées sur les serveurs. Une authentification à deux facteurs est possible.

Toutefois Google Drive n’offre pas la possibilité de chiffrer localement via une clé privée et choisie par l’utilisateur. Google est donc totalement en mesure de déchiffrer les données sans action de l’utilisateur (et ne s’en prive pas pour fournir son service). Étant de nationalité américaine et utilisant des serveurs au moins en partie sur sol américain, Google se doit de satisfaire les demandes d’accès des autorités américainest.

Prix

Google a eu une politique tarifaire très variable ces dernières années, tour à tour extrêmement abordable puis assez onéreux. À l’heure où nous écrivons ses lignes, Google Drive fait partie des Cloud les moins coûteux. D’emblée, un compte gratuit donne droit à 15 Go. Soulignons toutefois qu’ils sont utilisés pour tous les services Google (Mail, Photos, Drive). Un très gros utilisateur de GMail partira donc avec un handicap. Pour les photographes, le verdict est très variable : si on accepte de ne charger sur Drive que des photos recompressées par Google, celles-ci ne comptent pas dans l’espace utilisé. Mais des photos en “qualité originale” sont décomptées du quota.

Heureusement, il suffit de 1,99 euros par mois (23,88 euros par an) pour augmenter son espace de 100 Go (soit 115 Go au total). Une somme tellement dérisoire qu’on aurait du mal à ne pas la justifier. Mieux, on peut s’offrir 1 To de stockage pour 9,99 euros par mois, 2 To pour 19,99 euros ou carrément 10 To pour 99,99 euros par mois. Des capacités supérieures sont disponibles, mais leur attrait est moins évident.

Amazon Cloud Drive

Image 4 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Amazon Cloud Drive

Spacieux mais spartiate

  • amazon cloud drive
    6.50€
  • 6.50€
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Capacité gratuite (Go) 5
Taille limite des fichiers en Go Illimitée
Streaming oui
Historique non
Client Windows, macOS, Android, iOS
Fonction de synchronisation oui
Fonction de sauvegarde non
Protocole d'accès standard non
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré non
Clé de chiffrement personnel non
Nationalité hébergeur US

Le Cloud d’Amazon est résolument impressionnant. La société possède une des plus grosses, si ce n’est la plus grosse infrastructure au monde et offre ses services à d’innombrables entreprises, en marque blanche. Dropbox par exemple a longtemps utiliser les serveurs d’Amazon. Il était donc on ne peut plus naturel qu’Amazon lance sa propre offre de stockage en ligne à destination des particuliers. Amazon Cloud Drive, tel est son nom, est cependant très rustique par rapport à ses concurrents.

Synchronisation

Image 13 : Stockage en ligne : lequel choisir ?Après des années d’errements, Amazon propose enfin depuis quelques mois des applications Windows et macOS correctes, capables – comme tous leurs concurrents – de synchroniser automatiquement un dossier avec le Cloud. Le panel de fonctions est vraiment très classiques : choix de l’emplacement du dossier de synchro, choix des sous-dossiers à synchroniser sur le PC, et c’est tout. Le partage de fichiers n’est pas immédiat : il faut passer par le site web.

Ces applications clientes sont pourtant indispensables si on souhaite charger de gros fichiers : l’interface web impose une limite de 2 Go (ou 20 minutes pour les vidéos).

Du côté des applications mobiles, c’est également plus compliqué que chez les concurrents. Plutôt qu’une seule app, il faut faire avec deux. La première permet d’accéder à l’ensemble des fichiers stockés sur son Cloud Drive. La seconde se charge de la récupération automatique des photos et vidéos capturées sur le mobile.

Sauvegarde

Image 14 : Stockage en ligne : lequel choisir ?Amazon Cloud Drive est dépourvu de fonction de sauvegarde, mais sur smartphone, une application permet de charger sur le cloud (et donc de sauvegarder) toutes les photos et vidéos prises. Le service ne conserve même pas un historique des versions des fichiers stockés.

Autres fonctions

Les fichiers stockés – surtout les photos et les vidéos – sur Amazon Cloud Drive sont lisibles directement dans les applis mobiles ou le site web. Le streaming de vidéos est limité à 20 minutes. Amazon permet de visionner des albums photos.

Enfin, le Cloud Drive est utilisable comme un disque dur réseau pour peu que l’on passe par des logiciels tiers comme ExpanDrive ou Odrive.

Sécurité

Le Cloud d’Amazon est le socle sur lequel s’appuient d’innombrables services, la fiabilité de l’infrastructure Amazon n’est donc plus à démontrer. Les performances d’Amazon Cloud Drive sont également excellentes : nous avons pu saturer notre connexion de test à 100 Mbit/s.

Toutefois, Amazon est l’un des pires fournisseurs en ce qui concerne la confidentialité des données qu’on lui confie. Les données ne sont pas chiffrées en local et elles restent stockées en clair sur les serveurs. Le chiffrement n’intervient que pour protéger les données pendant le transfert. En outre, puisque Amazon est une société de droit américain hébergeant sur sol américain, les données sont également soumises à la législation étatsunienne.

Heureusement, il existe des services tiers se proposant de chiffrer les données avant envoi sur l’Amazon Cloud Drive, comme Odrive. Notons aussi que les NAS Synology ou Netgear, par exemple, proposent la sauvegarde et le chiffrement sur l’Amazon Cloud Drive.

Prix

Amazon Cloud Drive n’offre pas beaucoup de fonctions, mais peut-être se rattrape-t-il en étant très peu cher ? La réponse est un grand oui ! Depuis l’an dernier, Amazon offre tout simplement un espace de stockage illimité. Pour seulement 70 euros par an, on peut enregistrer autant de données que l’on souhaite sur les serveurs de l’entreprise. Trop beau pour être vrai ? Même pas, puisque nous n’avons pas rencontré de problème particulier. Ceci dit, Amazon a fait savoir que cette offre n’était plus commercialisée aux Etats-Unis. Les clients seront automatiquement basculés sur une des nouvelles offres, soit 100 Go pour 11,99 dollars par an ou 1 To pour 59,99 dollars par an (chaque téraoctet supplémentaire coûtera 59,99 dollars annuels). Des tarifs encore très raisonnables, mais

Par ailleurs, les abonnés Amazon Prime disposent, sans surcoût, de 5 Go de stockage pour leurs documents divers et d’un espace illimité pour leurs photos. Rappelons que l’abonnement Prime donne d’autres droits, comme la livraison gratuite sur un grand nombre de produits vendus par Amazon. Il coûte 49 euros par an.

Apple iCloud

Image 15 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Apple iCloud

Incontournable sur Mac ou iPhone

Capacité gratuite (Go) 5
Taille limite des fichiers en Go Illimitée
Streaming non
Historique non
Client Windows, Mac, iOS
Fonction de synchronisation oui
Fonction de sauvegarde Photos et appareils iOS uniquement
Protocole d'accès standard non
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré oui
Clé de chiffrement personnel non
Nationalité hébergeur US

Google, Microsoft, Amazon… ne manquait plus qu’Apple pour compléter la famille des très gros. Le père du Mac et de l’iPhone a mis de nombreuses années à hisser son service iCloud au niveau des meilleurs, mais aujourd’hui, elle propose un service convaincant, et complexe.

Synchronisation

Image 16 : Stockage en ligne : lequel choisir ?iCloud n’est pas un simple service de stockage ou de synchronisation d’un dossier façon Dropbox. Mais il sait le faire également. Cette fonction est baptisée iCloud Drive et ne réserve pas de surprise particulière. Après installation d’une application dédiée, et paramétrage adéquat, un dossier supplémentaire apparaît dans l’arborescence de l’explorateur sous Windows ou du Finder sous macOS, baptisé iCloud Drive. On peut y déposer tous les fichiers que l’on souhaite synchroniser.

On ne peut pas synchroniser d’autres dossiers existants. Le fonctionnement particulier d’iCloud sur Mac et sur iOS, fait que l’on retrouve dans cet iCloud Drive les documents créés par les applications Mac et iOS utilisant la fonction iCloud Sync. C’est le cas notamment de tous les fichiers créés par la suite bureautique d’Apple (Pages, Numbers, Sheets, Keynote).

On regrette que, malgré sa forte intégration à macOS et à Windows, iCloud ne permette même pas d’obtenir un lien de partage pour un fichier facilement depuis le Finder ou l’explorateur. Il impose un détour par le site web icloud.com.

Sauvegarde

iCloud ne prend pas en charge la sauvegarde des Mac ou des PC. En revanche, il peut sauvegarder vos appareils sous iOS. En outre, la photothèque iCloud fait office de sauvegarde centralisée pour vos photos et vidéos.

Dans l’optique d’une sauvegarde, soulignons qu’iCloud ne conserve pas l’historique des versions d’un fichier.

Autres fonctions

Image 17 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Nous l’avons évoqué ci-dessus, iCloud Drive n’est qu’une des nombreuses fonctions offertes lorsqu’on ouvre un compte iCloud. Le service d’Apple prend évidemment tout son sens sur les appareils de la marque : il est intégré aux applications Apple et aux OS d’Apple. Apple propose en plus la synchronisation d’un compte mail, d’un carnet d’adresses, de calendrier, de rappels. Apple propose surtout la bibliothèque iCloud, qui peut héberger toutes vos photos (celles d’un appareil iOS, d’un Mac ou d’un PC). Mais iCloud n’est pas réservé aux Mac et aux iPhone, il fonctionne également très bien sur Windows. En revanche, aucun espoir sur Android.

Sécurité

Au chapitre confidentialité, Apple se place au niveau de Google. Les données des clients sont chiffrées pendant leur transfert vers le cloud (TLS) et sont stockées chiffrées sur les serveurs d’Apple. En revanche, Apple contrôle la clé de chiffrement et peut techniquement accéder aux données. L’utilisateur ne peut pas choisir un chiffrement privé. Or Apple est soumis au droit américain.

L’authentification des clients peut être assurée par un système à deux facteurs.  La sécurité physique de l’infrastructure Apple est évidemment très bonne, même si sa disponibilité est régulièrement gâchée par des incidents.

Prix

Apple c’est cher, n’est-ce pas ? Hé bien, non, pas iCloud ! Apple donne 5 Go gratuitement, ce qui est rapidement insuffisant. Mais 50 Go ne coûtent que 0,99 euros par mois. Les paliers supérieurs sont de 200 Go à 2,99 € par mois, puis 2 To à 9,99 euros par mois. Apple fait ici deux fois moins cher que Google ou Dropbox.

Microsoft OneDrive

Image 18 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

OneDrive

Le complément d'Office et Windows

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  • 25.80€
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  • 29.96€
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Plus d’offres
Capacité gratuite (Go) 5
Taille limite des fichiers en Go 15
Streaming audio et vidéo
Historique 25 dernières versions
Client Windows, Mac, Windows Mobile, Android, iOS
Fonction de synchronisation oui
Fonction de sauvegarde non
Protocole d'accès standard non
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré non (OneDrive entreprise uniquement)
Clé de chiffrement personnel non
Nationalité hébergeur US

Avec Google et Amazon, Microsoft est un des plus gros acteurs de l’informatique ayant ouvert un service de stockage en ligne. OneDrive (auparavant SkyDrive) est même plus que cela puisqu’il profite à plein de son intégration dans les systèmes d’exploitation Windows. 

Synchronisation

OneDrive offre un visage différent selon qu’il est utilisé sur PC et Windows Phone ou sur une autre plateforme. Sur PC, sur Windows 8.1 et surtout sur Windows 10, OneDrive fait partie intégrante du système. Il possède son propre panneau de configuration et est lancé par défaut à l’installation lorsqu’on s’identifie avec un compte Microsoft. Il sert par défaut d’emplacement de sauvegarde des nouvelles photos et vidéos et d’emplacement de sauvegarde des nouveaux documents créés. Il est aussi utilisé pour la synchronisation des paramètres entre les différentes machines connectées via le même compte Microsoft. Bref, OneDrive est une extension de son PC, bien plus qu’un simple espace de stockage.

Sur Mac, le client OneDrive est plus classique et propose de maintenir synchronisé un dossier unique, en totalité ou en partie. Sur PC, OneDrive synchronise aussi son propre dossier, mais on peut aussi rediriger des dossiers existants pour qu’ils soient stockés dans OneDrive. La procédure revient à créer un lien entre le dossier original et son équivalent dans OneDrive.

OneDrive profite de son intégration au système pour proposer une fonction unique : Fetch Files. Lorsqu’elle est activée, elle s’apparente à un accès distant de type Remote Desktop : à partir d’un PC ou d’un Mac connecté au site web OneDrive, on peut accéder aux fichiers stockés sur un second PC (pas un Mac), également connecté à OneDrive sous la même identité – à tous les fichiers et même aux lecteurs réseaux montés sur le PC cible. On peut ainsi récupérer un fichier oublier ou même streamer une vidéo. L’accès est protégé par une authentification supplémentaire.

Sauvegarde

Comme Dropbox, Amazon ou Google Drive, Microsoft OneDrive n’est pas doté d’une fonction de sauvegarde. Toutefois, si on configure OneDrive comme emplacement d’enregistrement par défaut de toutes les photos capturées et tous les documents créés sur son PC, il se transforme de fait en disque dur de sauvegarde. Soulignons tout de même un très gros défaut : Microsoft limite la taille des fichiers sur OneDrive à 15 Go, une limite beaucoup trop stricte pour qui souhaite réellement utiliser OneDrive comme une extension de son disque interne.

Autres fonctions

Image 19 : Stockage en ligne : lequel choisir ?OneDrive fonctionne de concert avec les messageries Microsoft pour simplifier l’envoi de grosses pièces jointes : plutôt que d’inclure le document dans le courrier électronique, un utilisateur d’un compte Hotmail/Outlook peut le charger sur OneDrive et n’envoyer à son correspondant qu’un lien de téléchargement. OneDrive est également profondément intégrer dans toutes les applications de Microsoft Office, sur PC, Mac ou mobile.

Pourtant, curieusement, on ne peut pas facilement créer un lien de partage. La fonction n’est pas disponible dans l’explorateur de fichiers Windows ou dans le Finder de macOS. Il faut en passer par le site web pour récupérer un lien, public ou privé, ou inviter à partager par mail. Enfin, notons que OneDrive n’est pas accessible via un protocole standard de type FTP ou webDAV.

Sécurité et confidentialité

Comme Google ou Amazon, Microsoft est un des plus gros occupants du web et l’on peut placer une confiance légitime dans la qualité de son infrastructure serveur.

Comme Google et Amazon, Microsoft offre peu pour protéger la confidentialité des données de ses clients. Les transferts vers OneDrive sont protégés via SSL, et on peut opter pour un mécanisme d’authentification à deux facteurs. Mais une fois sur les serveurs, les données ne sont plus chiffrées – du moins pour les clients particuliers. Les professionnels ayant un contrat OneDrive for Business, ont la chance de voir leurs données chiffrées sur les serveurs de Microsoft.

Pire Microsoft se réserve le droit de supprimer certains contenus contraires aux conditions d’utilisation de son service, ce qui signifie que les données des clients sont analysées, heureusement de manière automatique.

Prix

OneDrive est un des Cloud les moins coûteux. Microsoft donne gratuitement 5 Go (et non plus 15 comme par le passé). S’ils ne vous suffisent pas, vous pouvez ajouter à 50 Go supplémentaires pour seulement 2 euros par mois (ou 24 euros par an). Mais l’offre la plus intéressante est celle qui donne droit à 1 To : elle ne coûte que 7 euros par mois (ou 69 euros à l’année) et en plus, elle donne droit à un abonnement à la suite Office 365. Microsoft vous fait ainsi économiser la licence Office et propose une des offres les plus complètes et les moins chères du marché.

MEGA

Image 20 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

MEGA

50 Go gratuits et chiffrés

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Plus d’offres
Capacité gratuite (Go) 50
Taille limite des fichiers en Go Illimitée
Streaming Vidéo
Historique non
Client Windows, Mac, Android, iOS, BlackBerry
Fonction de synchronisation oui
Fonction de sauvegarde non
Protocole d'accès standard non
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré oui
Clé de chiffrement personnel oui
Nationalité hébergeur NZ

Qui ne connaît pas Kim Schmitz, alias Kim Dotcom, le fondateur du célèbre site de streaming vidéo pirate d’échange de fichiers Megaupload ? À la suite de la fermeture de ce site et après s’être à peu près débarrassé des poursuites judiciaires à son encontre en invoquant des vices de forme, Kim Dotcom a relancé une plateforme de stockage en ligne, MEGA. Et même si Dotcom a depuis quitté la société, MEGA demeure un service de stockage très intéressant.

Synchronisation

MEGA s’utilise via une interface web ou de logiciels clients (Windows et Mac OS et Linux) ou encore d’applications mobiles (Android, iOS, Windows Phone et BlackBerry). MEGA existe également sous la forme d’extension pour les navigateurs Chrome et Firefox.

Image 21 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

MEGA est un des rares services dont les applications clientes – MEGA Sync – permettent de choisir exactement les fichiers ou dossiers que l’on veut voir synchronisés en ligne. Par défaut, il fonctionne comme Dropbox et crée son propre dossier MEGA, mais un simple détour dans les options de l’application permet de synchroniser un ou plusieurs autres dossiers locaux à synchroniser (qui serviront de source) et des dossiers distants dans le nuage correspondant. La souplesse de cette solution est évidente : plus besoin de réorganiser son disque dur pour s’adapter au cloud, quel que soit le PC sur lequel l’application est installée.

Sur mobile, les applications donnent accès au contenu du cloud et proposent d’y envoyer automatiquement toutes les photos et vidéos capturées.

Sauvegarde

Comme bon nombre de ses concurrents, MEGA ne propose pas de fonctions de sauvegarde à proprement parler. La souplesse de la synchronisation permet néanmoins de facilement des sauvegardes manuelles. MEGA ne stocke malheureusement pas un historique des fichiers, pour pallier une suppression malencontreuse.

Autres fonctions

Image 22 : Stockage en ligne : lequel choisir ?MEGA est assez chiche en fonctions annexes. Le service a été vraiment pensé comme un simple espace de stockage. L’interface web ressemble à un explorateur de fichiers, simplement. L’interface web permet de visualiser les photos, mais pas des vidéos. Cette possibilité est réservée aux applications mobiles. On peut tout de même facilement créer des liens de partage publics depuis l’interface web ou depuis les applications clientes.

Sécurité et confidentialité

À première vue, on peut hésiter à confier ses documents personnels à un service créé par quelqu’un qui a construit une fortune sur le piratage, mais MEGA met justement en avant la confidentialité des données qu’on lui confie. MEGA chiffre en effet de bout en bout les données, pendant le transfert, pendant le stockage sur ses serveurs, mais surtout avant le transfert. Les données sont chiffrées par le client (ou par la web app si l’on passe par le navigateur) et MEGA Limited assure que les clés ne sont pas communiquées dans le cloud. Autrement dit, MEGA ne serait pas capable de lire les données qu’elle héberge, même si les autorités le lui demandaient.

On regrette tout de même l’impossibilité de passer par une authentification à deux facteurs.

Prix

En plus du chiffrement solide, MEGA propose des tarifs assez intéressants : les comptes gratuits accèdent à 50 Go de stockage. Pour 9,99 euros par mois (100 euros par an), MEGA offre 500 Go et 19,99 euros par mois (200 euros par an) donnent droit à rien moins que 2 To (soit 0,83 centime d’euros par Go par an). L’offre gratuite est donc meilleure que les concurrents, mais MEGA n’est plus compétitifs sur les grandes capacités.

Tresorit

Image 5 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Tresorit

Confidentiel avant tout

  • tresorit
    118.59€
  • 118.59€
    Voir l’offre
Capacité gratuite (Go) 0
Taille limite des fichiers en Go Illimitée
Streaming non
Historique Illimité
Client Windows, Mac, Android, iOS, Windows Phone, BlackBerry
Fonction de synchronisation oui
Fonction de sauvegarde non
Protocole d'accès standard non
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré oui
Clé de chiffrement personnel oui
Nationalité hébergeur CH

Tresorit est un service assez récent qui fait de la confidentialité sa spécialité. Il est commercialisé par la société éponyme, basée en Suisse. Malheureusement, les tarifs sont élevés.

Synchronisation

Image 24 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

Tresorit est en premier lieu un outil de synchronisation. Ceci dit, par rapport à Dropbox, OneDrive ou Google Drive, Tresorit a l’avantage de synchroniser n’importe quel dossier préexistant, en plus d’un dossier Tresorit qu’il crée à l’installation. On gagne ainsi une souplesse d’utilisation nettement supérieure. Les éléments synchronisés, des trésors dans le jargon de l’application, peuvent d’ailleurs contenir plusieurs sous-dossiers existants sur le disque dur dans des répertoires différents. Chaque trésor peut avoir ses propres droits d’accès – très utile dans le cadre d’un travail en équipe.

Ces trésors sont accessibles et paramétrables soit via l’interface web, soit via des applications résidentes, disponibles pour macOS, Windows, iOS, Android, Windows Phone et Blackberry.

Dommage, Tresorit impose une limite de 10 Go sur la taille des fichiers.

Sauvegarde

Tresorit n’est pas taillé pour la sauvegarde. Cependant, puisqu’il donne la liberté de synchroniser sur le cloud n’importe quel dossier local, on peut l’utiliser à cette fin. Gardez simplement à l’esprit que dans un dossier synchronisé, toute modification locale sera répercutée sur le cloud. Tresorit propose une fonction de “versioning”, c’est-à-dire qu’il conserve les versions précédentes d’un document. Le nombre varie entre 10 versions pour les forfaits les moins chers à l’infini pour les offres plus complètes.

Autres fonctions

Image 25 : Stockage en ligne : lequel choisir ?Tresorit est un service simple, dépourvu de fonctions annexes. Vous ne trouverez de suite bureautique, d’outils de retouche photos ou de lecteur vidéo en streaming. Les applications permettent surtout de partager les dossiers et fichiers synchronisés avec des tiers. On peut ainsi envoyer des liens chiffrés vers dossiers à des contacts qui devront se créer un compte Tresorit, ou vers des fichiers à n’importe qui.

Sécurité et confidentialité

Abordons ici ce qui fait la force de Tresorit. La société revendique une sécurité et une confidentialité sans faille. Elle offre ainsi un chiffrement local des données avant qu’elles soient émises vers le cloud, chiffrement réalisé via une clé personnelle qui n’est pas stockée sur les serveurs de la société. Les transmissions sont protégées par un tunnel TLS et les données restent évidemment chiffrées sur les serveurs.

Il est possible d’opter pour une authentification à deux facteurs. Tresorit met également en avant le fait qu’elle est soumise au droit Suisse, très protecteur et qu’elle héberge les données sur des serveurs basés en Europe exclusivement.

Prix

Cette excellente sécurité se paie. Pour 10 euros par mois (ou 8,83 euros par mois si on s’engage sur un an), Tresorit ne donne que 100 Go. Le téraoctet de cloud Tresorit coûte 25 euros par mois (ou 20 euros par mois avec engagement d’un an). À réserver à ses données les plus sensibles, donc !

Notez tout de même qu’une promotion a lieu depuis le 9 juin dernier, qui fait baisser les tarifs de 25 % à vie.

DrivinCloud

Image 26 : Stockage en ligne : lequel choisir ?

DrivinCloud

Pour les experts

Capacité gratuite (Go) 2
Taille limite des fichiers en Go Illimitée
Streaming non
Historique J-7
Client non
Fonction de synchronisation non
Fonction de sauvegarde non
Protocole d'accès standard FTPS, SFTP, SCP, RSYNC, Webdav
Transferts chiffrés oui
Stockage chiffré non
Clé de chiffrement personnel non
Nationalité hébergeur FR

DrivinCloud est un service édité par l’hébergeur français PHP.net. Il se présente comme une offre décalée, avec des possibilités exclusives par rapport aux ténors américains tout en maintenant des prix abordables.

Synchronisation

DrivinCloud se présente sous la forme d’un espace de stockage accessible uniquement via une interface web. Il n’existe pas d’application cliente pour DrivinCloud, la synchronisation n’est donc tout simplement pas gérée.

Sauvegarde

De même que la synchronisation, la sauvegarde automatique de dossiers locaux vers DrivinCloud n’est pas gérée de base. Toutefois, PHP.net est un des trop rares fournisseurs à laisser d’autres accès ouverts vers son cloud. On peut utiliser DrivinCloud avec des clients tiers, via les protocoles FTPS, SFTP, SCP, rsync ou webDAV. Il est donc possible de “monter” son DrivinCloud comme un disque réseau dans l’explorateur.

Mieux, rsync est une solution idéale pour réaliser des sauvegardes incrémentales. DrivinCloud conserve par ailleurs un historique des fichiers de 7 jours.

Autres fonctions

L’absence d’applications limite cette section. Notons tout de même que PHP.net n’impose pas de limite sur la taille des fichiers. 

Sécurité et confidentialité

Les données envoyées sur DrivinCloud sont confiées aux serveurs de PHP.net, situés à Grenoble. L’entreprise emploie une infrastructure RAID 50 et duplique les données sur deux serveurs distincts dans deux sites distants.

DrivinCloud n’offre pas de garanties excellentes quant à la confidentialité des données. Les transferts sont sécurisés en SSL, mais le stockage est effectué en clair sur les serveurs et l’absence d’applications clientes signifie bien sûr l’absence d’une étape de chiffrement local préalable à l’envoi en ligne. Toutefois, là encore, l’ouverture via des protocoles standards permet d’envisager la mise au point de procédures maison.

Prix

DrivinCloud se distingue encore niveau prix : il n’existe pas de compte totalement gratuit. Au mieux, on peut ouvrir un compte d’essai, doté de 2 Go, mais valable uniquement un an. Au-delà il faut payer, 5 euros par an. Pour profiter d’un véritable espace, il faut payer, assez cher, mais heureusement, les tarifs sont progressifs : comptez 4,8 euros par mois (52,8 euros par an) pour 250 Go, 9,48 euros par mois pour 500 Go et 17,88 euros par mois (196,68 euros par an) pour 1 To. DrivinCloud se trouve ainsi environ deux fois plus cher que Google Drive.

Tableau récapitulatif

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