Guide d’achat : quel boîtier choisir pour son PC ?

1 : Introduction, notre sélection de boîtiers PC 2 : Élémentaire : formats et montage 4 : Les boîtiers insolites

Crucial : refroidissement et alimentation

Silence ou refroidissement ? Les deux !

En dehors de toute considération esthétique ou pratique, un boîtier fait « respirer » votre configuration. En ce sens, il est le garant du « bien-être thermique » (c’est nouveau, ça vient de sortir) de vos composants. Pour de petites machines de bureautique, cela n’a sans doute pas beaucoup d’importance, mais dès lors que l’on vise un Intel i7 7700K ou une GeForce 1080 Ti, la question du refroidissement peut d’un coup devenir vitale. En dehors de quelques boîtiers dits fanless (sans ventilateur) comme l’Akasa de notre sélection, la majorité des modèles peuvent accueillir un ou plusieurs ventilateurs mesurant 60, 80, 92, 120 voire 140 mm. Certains boîtiers sont même déjà bien équipés alors que d’autres n’auront que des emplacements à remplir moyennant encore quelques euros de plus.
Le diamètre et le nombre de ventilateurs embarqués a évidemment son importance, mais au-delà de cela, c’est surtout le flux d’air qu’il convient d’optimiser. Il est donc indispensable d’avoir des ventilateurs orientés pour faire entrer de l’air frais dans le boîtier et d’autres placés pour faire sortir l’air échauffé par les composants. Dans la majorité des cas, le flux est alors le même : les ouvertures sur la façade du boîtier permettent d’aspirer l’air quand les ouvertures sur l’arrière l’expulsent. Notons cependant que certains boîtiers ménagent d’autres ouvertures afin, par exemple, d’offrir un surcroît d’air frais au niveau de la carte graphique ou d’expulser aussi l’air par le dessus de la tour. Ce genre de choses peut faire monter le nombre de ventilateurs à six ou sept.

Il convient alors de retenir des modèles discrets afin de ne pas faire exploser les décibels. Là encore, il s’agit d’une question de goûts. Certains utilisateurs préféreront un boîtier remarquablement ventilé et tant pis pour les nuisances sonores. Si toutefois le bruit vous importe, le choix des ventilateurs a son importance. Impossible de passer tous les modèles en revue, mais des constructeurs tels que Noctua, BeQuiet ou Noiseblocker se sont forgés une solide réputation. Ils sont nettement plus chers que la moyenne, mais garantissent un débit d’air important pour des nuisances contenues. De plus, ils peuvent être accompagnés de réducteurs de tension : de petits câbles qui viennent sous-alimenter un ventilateur afin d’en réduire l’efficacité certes, mais aussi le bruit.

Sans aller jusqu’à l’azote liquide (à gauche), le refroidissement de votre PC peut passer par la solution watercooling (à droite) :

La question du bruit d’une configuration dépend d’autres éléments. Des usagers considèrent que l’acier amplifie moins les vibrations des disques durs que l’aluminium. Cela dit, on peut réduire lesdites vibrations en montant les disques sur des silentblocs, voire en les remplaçant par des SSD ! Nous préférons pour notre part nous focaliser sur la poussière : avec le temps, elle s’accumule sur les ventilateurs, en réduit la durée de vie et en augmente le bruit. Disposer de filtres et nettoyer ceux-ci permet de limiter ces désagréments. Enfin, certains présentent la solution du refroidissement liquide comme la panacée. Cette technique mériterait cependant à elle seule tout un article : son efficacité – réelle – implique un investissement relativement important.

À RETENIR

Modularité et alimentation

Au moment de parler du boîtier, nous avions passé sous silence deux points. Tout d’abord, nous avions sommairement évoqué la question de la modularité. En effet, certains boîtiers peuvent être escamotés afin de modifier leur configuration. Dans certains cas, les disques durs prennent place dans des cages / casiers que l’on peut retirer s’ils sont inutiles. La place ainsi libérée permet d’améliorer le flux d’air ou de monter une carte graphique plus longue. Cette modularité peut se traduire par la présence de baies multi-usage permettant – en fonction des besoins – de monter deux SSD 2,5 pouces ou un lecteur optique par exemple.

Une alimentation modulaire permet de ne brancher que les câbles réellement utiles et ainsi gagner en encombrement :


La modularité d’un boîtier passe également par son alimentation qui peut être livrée d’office avec le boîtier. Hélas, dans la majorité des cas, il ne s’agit pas d’alimentation de qualité. Ainsi, en dehors des produits estampillés Antec, Cooler Master ou Silverstone par exemple, il est préférable d’opter pour un boîtier « nu ». Choisir son alimentation est un autre casse-tête, c’est pourquoi nous vous proposons un guide spécifiquement dédié à la question de l’alimentation. Notons simplement qu’une alimentation modulaire est souvent un meilleur choix dans la mesure où elle permet de ne brancher que les câbles réellement utiles pour votre configuration et que moins de câbles = une meilleure circulation d’air.

Autre critère de choix pour l’alimentation : son rendement. Une fois n’est pas coutume, c’est à ce niveau assez simple dans la mesure où des labels ont été créés afin de traduire l’efficacité énergétique d’une alimentation. Grosso modo, dites-vous qu’un modèle estampillé « bronze » ne devrait pas poser le moins problème, même si les argent, or et platine sont encore meilleurs… mais aussi beaucoup plus chers.

À RETENIR

Sommaire :

  1. Introduction, notre sélection de boîtiers PC
  2. Élémentaire : formats et montage
  3. Crucial : refroidissement et alimentation
  4. Les boîtiers insolites