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Apple M1 : Intel vante la supériorité des PC Windows et contre-attaque avec de nombreux benchmarks

Une démonstration complète qui met en avant des performances supérieures, mais pas seulement…

Autrefois partenaires, Apple et Intel sont désormais rivaux. Cet été, la marque à la pomme a officialisé sa décision de bouter les processeurs d’Intel hors de ses Mac pour les remplacer par des solutions conçues en interne. Quelques mois plus tard, la première représente des puces Apple Silicon arrivait, l’Apple M1, au sein de trois machines : MacBook Air, MacBook Pro 13 pouces et Mac Mini. Depuis, Apple a régulièrement mis en avant son SoC gravé en 5 nm, parfois sans se gêner pour égratigner Intel au passage. Pas plus tard que la semaine dernière, la firme de Cupertino montrait par exemple à quel point son Mac Mini M1 était frugal… par rapport à un Mac Mini Intel.

Image 1 : Apple M1 : Intel vante la supériorité des PC Windows et contre-attaque avec de nombreux benchmarks

Jusqu’à présent, Intel était resté plutôt passif et n’avait pas réagi à ces attaques. La société réplique enfin : elle délivre plusieurs benchmarks censés montrer que les PC Windows 10 Intel sont supérieurs aux Mac ARM d’Apple. La firme de Santa Clara mène sa contre-attaque en mobilisant principalement son Core i7-1185G7 (4 cœurs / 8 threads) associé à 16 Go de RAM. L’entreprise veut démontrer à quel point sa puce est supérieure à celle d’Apple : pas uniquement sur le front des performances, mais également sur celui des fonctionnalités.

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Un Core i7-1185G7 plus performant

Intel avance que son processeur est jusqu’à 6 fois plus rapide que celui d’Apple sur Topaz Labs ; elle domine aussi sur Office 365, Adobe Premiere Pro, Photoshop ou encore Lightroom.

Image 2 : Apple M1 : Intel vante la supériorité des PC Windows et contre-attaque avec de nombreux benchmarks
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Dans les jeux, la firme de Santa Clara indique que son Core est meilleur sur des titres comme Shadow of The Tomb Raider ou Borderlands 3 ; il permet aussi de faire tourner certains jeux comme Gears Tactics ou Metro Exodus contrairement à la M1.

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Intel s’évertue ensuite à démontrer qu’en « usage réel », les machines Windows avec un processeur Tiger Lake sont plus endurantes, plus fonctionnelles, plus universelles. Afin d’étayer cette thèse, la société va jusqu’à mentionner des « problèmes de connexion » Bluetooth et Wi-Fi pour Mac M1, l’accès réduit au catalogue de jeux Steam, l’impossibilité de connecter certains périphériques ou encore de lancer certaines applications.

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Chacun se fera son avis sur la pertinence et l’à-propos de tout cet argumentaire. Néanmoins, quelques précisions s’imposent.

Certains résultats surprenants

Déjà, comme pour les benchmarks provenant des fournisseurs, il faut les recevoir avec prudence. Dans certains cas, notamment Office 365, Intel utilise des tests internes. Ainsi, nos confrères de Tom’s Hardware US, qui ont testé le MacBook Pro 13, rapportent qu’ils ne retrouvent pas la supériorité de l’Intel Core i7-1185G7 dans Chrome et Office évoquée par Intel ; ce serait même plutôt l’inverse. En outre, Intel a utilisé un MacBook Pro avec 8 Go de RAM mais a octroyé 16 Go à sa machine. Par ailleurs, le Core i7-1185G7 n’est pas le plus répandu des processeurs. En l’état, il ne serait présent que dans un seul ordinateur, le MSI Prestige 14 Evo.

Pour les mesures d’autonomie, Intel a réquisitionné un Acer Swift 5 armé d’un Core i7-1165G7 ; il aurait été plus correct de conserver le Core i7-1185G7 déployé pour les tests de performance. Et là encore, d’autres tests indépendants donnent les ordinateurs Apple M1 devant ceux d’Intel.

Troisièmement, Intel avance parfois des preuves un peu saugrenues. L’entreprise prétend que le MacBook a échoué à 8 de ses 25 tests, sur des actions d’apparence aussi anodines qu’afficher le calendrier dans Outlook ou lancer une vidéoconférence dans Zoom. Faute de Mac M1 à notre disposition, nous ne pouvons confirmer ou infirmer ces assertions. Cependant, notre confrère rapporte qu’il a utilisé plusieurs fois Zoom avec son MacBook Pro M1 sans rencontrer le moindre problème.

Enfin, en matière de jeux et de compatibilité avec les accessoires, effectivement, l’écosystème Apple est nettement moins développé et ouvert que Windows. D’autre part, Apple a abandonné la prise en charge des applications 32 bits depuis MacOS 10.15 Catalina.

Apple est perçu comme une menace

En résumé, Intel vise parfois juste et n’hésite pas à cibler la jeunesse de la plateforme ARM d’Apple. De fait, il reste effectivement du travail à la marque à la pomme pour accroitre la comptabilité logicielle. Pour cela, la société mise sur son outil Rosetta 2 et sur le développement de solutions spécialement conçues pour ses puces ARM. L’offre tend donc à s’enrichir au fil des semaines ; déjà, les utilisateurs Apple ont souvent des alternatives à celles disponibles sur Windows.

À terme, une partie de l’argumentaire deviendra donc caduc ; or, en matière de performances pures, la première mouture de la M1 est déjà d’un très bon niveau. En tout cas, cet assaut d’Intel sur plusieurs fronts révèle une certitude : l’entreprise perçoit déjà Apple comme un concurrent très sérieux.