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Nvidia GeForce Now RTX 3080 : l’écart entre le cloud gaming et le jeu local se réduit à peau de chagrin

Vous peinez à mettre la main sur une carte graphique récente et vous ne pouvez plus supporter de voir autant de AAA récents vous échapper, faute d’équipement ? Avec l’apparition d’une troisième formule offrant les performances d’une RTX 3080, le service GeForce Now de Nvidia s’impose de plus en plus comme une alternative performante et ergonomique. Nous avons pu essayer le service en détail.

Désolé de remuer le couteau dans la plaie, mais il faut se rendre à l’évidence : en 2021 comme très vraisemblablement en 2022, acquérir une carte graphique de dernière génération sans y laisser un rein relève du parcours du combattant. Disponibilité en berne des semi-conducteurs et des composants en raison de la pandémie, engouement pour les crypto-monnaies avec des fermes qui font main-basse sur les stocks dès leur apparition… À moins d’acheter une configuration complète signée d’un constructeur de renom, vous ne mettrez pas la main sur une carte GeForce RTX Ampere ou AMD RX 6000 à prix “raisonnable” sans un gros coup de chance. À moins que…

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Les nouveaux serveurs SuperPod de l’offre RTX 3080 de GeForce Now (c) Nvidia

À moins qu’une seconde voie ne se soit démocratisée entre temps, celle du cloud gaming. Google Stadia, Nvidia GeForce Now, Blade/OVH Shadow, Xbox Cloud Gaming, Amazon Luna (États-Unis seulement), PlayStation Now… Les acteurs se bousculent dans le secteur et réinventent notre manière de jouer et notre rapport aux machines de jeu. S’ils empruntent tous une ergonomie et une philosophie différentes, ils s’articulent autour du même principe : déléguer à de puissants serveurs le soin de calculer le rendu graphique des jeux de dernière génération, comme si vous possédiez du matériel dernier cri, et vous le transmettre à la manière d’un pur service de streaming vidéo comme Netflix. En clair, vous pouvez utiliser un client léger comme un (très) vieux PC portable, un smartphone, une tablette, un téléviseur, un Chromebook ou un Mac pour visionner le rendu et interagir avec lui, en prétendant à un résultat digne d’une configuration à plusieurs milliers d’euros.

Évidemment, la qualité de votre connexion Internet et surtout son débit sont essentiels dans ce type d’usages. Nvidia GeForce Now, l’un des pionniers du genre qui vient d’ouvrir l’inscription à une formule à base de RTX 3080 annonce « 13 Go de transfert par heure en 1440p » en moyenne, avec une bande passante recommandée d’au moins 50 Mbit/s, une latence inférieure à 40 ms et une perte de paquets de moins de 1%, si vous souhaitez prétendre au meilleur rendu possible. Il y a évidemment un débit minimal requis pour acheminer autant d’informations, mais aussi un “délai” minimal à observer pour prétendre à une vraie réactivité et fluidité, après la pression des touches du clavier ou des boutons de la manette qui sont transmises au serveur.

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Pour prétendre au meilleur rendu possible, votre connexion Internet doit aussi être optimale, avec un débit minimum de 50 Mbit/s.

Nvidia GeForce Now : trois offres, pour trois usages

Bâti dès 2013 et ayant observé une longue période de bêta-test durant près de sept ans, le service GeForce Now de Nvidia n’a pas sous-estimé l’ampleur de la tâche … ni celle qu’aurait constituée la déception des utilisateurs face à une plateforme construite à la va-vite. Les premiers pas de Stadia en novembre 2019 l’ont confirmé : même avec Google à sa tête, un tel service ne s’improvise pas, sous peine de se heurter à des saccades ou des délais gênants qui rendent l’expérience beaucoup moins convaincante. 

« Il nous faudra encore des années pour trouver le juste équilibre entre le coût d’une telle plateforme et la qualité du service », affirmait avec humilité Jen-Hsun Huang, le PDG de la marque au caméléon, en mai 2017. Durant les sept premières années du service, plus de 300 000 personnes, dans 30 pays différents, auront totalisé plus de 70 millions d’heures de jeu cumulées. De quoi tester amplement la stabilité de la plateforme, et surtout sa capacité à se rééquilibrer en fonction du débit de la connexion Internet et de la charge – le nerf de la guerre, en matière de cloud gaming.

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Trois offres sont désormais accessibles, dont une formule gratuite pour tester l’éligibilité de votre connexion Internet.

Des précautions d’entrée de jeu qui auront permis l’éclosion d’une vraie offre en février 2020, avec un forfait gratuit et une offre « Founders » (désormais baptisée “Prioritaire”) à 49,99 euros pour six mois (soit 8,33 € par mois). La version de base limite les sessions à une heure d’affilée, avec une file d’attente (relativement rapide) avant d’accéder aux serveurs. La version Prioritaire partage en réalité les mêmes caractéristiques matérielles (processeur Intel CC150 à 8 cœurs / 16 threads cadencés à 3,5 GHz, GPU Nvidia Tesla T10 avec 16 Go de GDDR6 et 14 Go de RAM) avec un rendu 1080p60 dans les deux cas, mais elle supprime les temps d’attente et étend les sessions de jeu à six heures d’affilée. Autre bénéfice : les abonnés à la version Prioritaire profitent du calcul du ray-tracing, pour tous les titres compatibles. Avec la version gratuite, vous vous contentez d’un rendu standard, sans RTX. Près de douze millions d’utilisateurs se sont laissés convaincre.

À ces deux formules s’ajoute désormais une troisième : baptisée RTX 3080, elle s’appuie sur une toute nouvelle plateforme et assure un rendu digne de l’un des fleurons de la génération Ampere, comme son nom l’indique. Pour 99,99 euros pour six mois (soit 16,66 € par mois), vous profitez ainsi d’une plus grande puissance de calcul afin de garantir des animations fluides et des effets RTX de dernière génération, avec une latence très basse. Sur le client Windows et Mac, vous pouvez ainsi jouer en 1440p à 120 Hz, avec de l’audio 7.1 (jusqu’à 1600p sur certains Mac). Avec un boîtier Shield TV (124 €) ou Shield TV Pro (192,70 €) de la marque, la définition monte même jusqu’au 2160p (4K UHD) grâce au DLSS avec HDR10, en 60 Hz. Sur Android ou avec une web-app (Safari pour iOS, ChromeOS…), vous profitez d’une définition jusqu’à 1920 x 1200 pixels en 60 Hz (120 Hz sur certains smartphones spécifiques, comme les derniers Samsung Galaxy), avec de l’audio stéréo. Et sur Android TV ou WebOS (LG) avec l’application native, vous aurez droit au 1080p60 mais avec de l’audio 7.1.

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Une pluralité de rendus qui dépendent donc du client, mais qui se basent tous sur les mêmes nouveaux serveurs de Nvidia, baptisés SuperPods. Ils s’articulent autour d’un CPU AMD Ryzen Threadripper Pro 3955WX à 16 cœurs / 32 threads à 3,9 GHz, de 28 Go de mémoire vive DDR4-3200, d’un GPU Nvidia A10G capable d’exécuter 35 TFLOPS avec 24 Go de GDDR6X et d’un stockage sur SSD PCIe Gen 4. Chaque utilisateur profite d’un GPU « complet » (il se voit mutualisé, dans l’offre gratuite et Prioritaire) ainsi que de la moitié des cœurs physiques du processeur. Autre bénéfice : la session s’étend désormais sur huit heures d’affilée. Selon Nvidia, en termes de puissance de calcul brute, ses serveurs disposent de capacités trois fois supérieures à celles d’une Xbox Series X !

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Nvidia GeForce Now RTX 3080 : comment ça marche ?

En pratique, le fonctionnement du service reste le même : Nvidia vous alloue des ressources techniques pour faire tourner les jeux que vous avez déjà achetés sur les principales boutiques en ligne (Steam, Epic Games Store, Ubisoft Connect, GOG, EA Origin…). Contrairement à Stadia, il ne vient pas en exécuter des versions spéciales : Nvidia n’assure la commercialisation d’aucun jeu et vous devez donc les avoir payés de votre propre côté. C’est la solution qui nous apparaît aujourd’hui comme la plus transparente et versatile, avec la possibilité de les exécuter en local sur votre propre matériel … ou d’alimenter régulièrement votre ludothèque au gré des promotions de chaque boutique. 

Pour rappel, depuis plusieurs mises à jour déjà, le client GeForce Now est capable de “scanner” vos comptes Steam, Epic ou Ubisoft, une fois authentifié, à la recherche des jeux compatibles avec le service. Car tous les titres ne sont pas automatiquement éligibles à une exécution sur la plateforme de cloud gaming : il faut que Nvidia les ait individuellement certifiés, ce que le constructeur effectue avec la régularité d’une horloge tous les jeudis, en ajoutant à chaque fois une dizaine de nouveautés à son catalogue (nous vous en rendons régulièrement compte dans nos actualités). Ce sont donc aujourd’hui plus de 1100 titres qui sont jouables par ce biais, dont la plupart des hits AAA récents. Sur notre propre compte Steam d’essai, 31 jeux ont été ainsi reconnus sur 132 – mais il faut dire que notre ludothèque regorge aussi de petits titres indés, plus méconnus. Des dizaines de free-to-play s’invitent évidemment à la fête, dont Fortnite, Apex Legends, League of Legends, Counter Strike: Global Offensive ou Destiny 2. Oui, vous l’avez compris : entre la création d’un compte gratuit et cette possibilité, vous pouvez tester GeForce Now sans débourser un centime et vous rendre compte si votre connexion Internet est éligible.

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Concrètement, l’écran d’accueil de GeForce Now se voit rapidement constellé de vignettes à l’effigie de titres que vous avez achetés, avec des catégories qui mettent notamment en lumière les jeux compatibles RTX. Si vous recherchez un élément en particulier, vous pouvez vous reporter au champ supérieur. Cliquez sur l’un des titres : un large bouton « Jouer » vous invite à vous authentifier, si nécessaire, auprès de la plateforme où vous l’avez acheté, puis la partie débute dans la foulée en plein écran. Nouveauté de cette formule RTX 3080, vous avez ensuite la possibilité de personnaliser les options d’affichage et de choisir des réglages qui seront conservés par la suite. Comme si vous exécutiez directement le jeu en local, en somme.

Les performances sont vraiment bluffantes, quel que soit le titre retenu. Pour un peu plus de 16 euros par mois, vous profitez bel et bien du colossal arsenal technologique réservé à des configurations de plus de 2000 euros. Aucun jeu, même les plus récents et gourmands d’entre eux, ne flanche en dessous des 60 images par seconde avec des réglages Ultra en 1440p. Vous profitez en outre des technologies les plus modernes de l’architecture Ampere, comme le calcul du ray-tracing et le DLSS dans leur dernière génération.

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Les consoles next-gen sont déjà un ou deux crans en dessous, en matière de pur rendu visuel. Guardians of the Galaxy s’exécute en parfaite fluidité à plus de 100 images par seconde en moyenne en mode Ultra, avec des effets RTX et une définition de 1440p sur GeForce Now, là où les PS5 et Xbox Series X sont circonscrites au Full HD à 60 images par seconde au maximum et sans effet de ray-tracing. Watch Dogs: Legion plafonne dans les mêmes eaux, avec un rendu grandiose, et le dernier épisode Assassin’s Creed: Valhalla tutoie lui aussi les 70 images par seconde en moyenne, avec des pointes à 120 IPS dans les paramètres ultra élevés.

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Nous comparons ici les performances côté serveur des trois formules de GeForce Now, à l’aide d’une dizaine de jeux intégrant leur propre benchmark (Metro: Exodus, Assassin’s Creed: Valhalla, Guardians of the Galaxy, Watch Dogs: Legion, Horizon Zero Dawn, Far cry 6, Hitman 3…). Nous avons ajouté, à titre de comparaison, les mêmes titres avec une GeForce RTX 3070 Ti installée dans un PC fixe (processeur AMD Ryzen 7 3700X, 32 Go de RAM et SSD SATA III), et leur exécution sur l’offre concurrente Shadow, désormais dans l’escarcelle d’OVH. Celle-ci s’articule toutefois autour de caractéristiques techniques plus réduites : un CPU Intel Xeon E5-2678 de 4 coeurs / 8 threads à 2,5 GHz, 12 Go de RAM, un SSD de 256 Go et des capacités GPU équivalentes à celles d’une GeForce GTX 1080. C’est le seul véritable candidat pour lequel on peut tester rigoureusement le même panel de jeux – l’offre de Shadow relève en effet du cloud computing et non du cloud gaming, avec une vraie session Windows 10 qui s’ouvre sitôt la connexion effectuée. Les tests ont été effectués sur la même connexion Internet en filaire (920 Mbps, ping 1 ms, pas de perte de paquets).

Si les performances de la RTX 3080 sautent aux yeux, avec un gain de plus de 54% par rapport à l’offre Prioritaire en 1080p (et même encore de 45% si l’on compare un rendu 1440p et 1080p), c’est aussi la valeur du « pire » pourcentage de résultats qui est parlante. En clair, elle démontre qu’avec la version RTX 3080 de GeForce Now on profite en toutes circonstances d’une animation fluide sur tous les AAA en mode Ultra – un résultat auquel même notre GeForce RTX 3070 Ti locale ne peut prétendre à 100%. La (légère) différence entre les offres gratuites et prioritaire de GeForce Now tient probablement au support du RTX et au moindre encombrement des accès et des ressources, dans le second cas.

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Une latence réduite au minimum

Mais ces excellents résultats côté serveur ne vaudraient pas grand-chose s’ils n’étaient pas servis par une compression vidéo de premier ordre. Et en l’occurrence, GeForce Now atteint des sommets en matière de rendu. L’encodage ne laisse pas entrevoir de sévères pertes, des zones sous-exposées ou des artefacts, que ce soit en 1440p120 ou en 2160p60. Lorsque la connexion Internet rencontre un goulet d’étranglement, des macroblocs peuvent ponctuellement apparaître à l’écran mais ils se font rares en Ethernet et ils ne s’éternisent jamais. Si l’on peut regretter l’impossibilité d’obtenir un rendu 4K UHD sur le client Windows/Mac, le résultat en 1440p nous apparaît parfois bien supérieur à ce qui se fait dans une plus haute définition chez certains concurrents comme Stadia. 

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Même dans les scènes à l’action soutenue, on profite d’une grande fluidité des animations. On doit également souligner l’excellent travail de Nvidia du côté de l’optimisation de la latence. Là encore, c’est le nerf de la guerre en matière de cloud gaming : il faut que le délai entre la pression d’une touche ou d’un bouton sur la manette et ses conséquences sur l’affichage (« click-to-pixel« ) soit aussi court que possible, pour que le jeu reste parfaitement jouable. La mesure précise de ce délai nécessite un équipement complexe et nous ne pouvons, à ce stade, que rendre compte des chiffres communiqués par Nvidia avant un test plus approfondi : l’offre RTX 3080 de GeForce Now ne connaît qu’une latence de 56 ms avec Destiny 2 à 120 FPS, là où la Xbox Series X à 60 FPS impose 93 ms. 

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En pratique, la différence entre l’exécution du jeu en local ou sur le cloud commence à devenir imperceptible si votre connexion Internet est optimale. Seule l’exécution en local de titres intégrant la technologie Nvidia Reflex, qui optimise les échanges de données entre le CPU et le GPU afin d’atteindre des latences aussi faibles que possible, reste vraiment supérieure.

Vous l’avez compris : nous avons donc été emballé par la proposition de Nvidia qui, outre un vrai gain en matière de qualité de rendu, améliore aussi sensiblement la réactivité du service et sa jouabilité générale. Calculette en main, il est facile de trouver un vrai intérêt financier à souscrire, aujourd’hui, à une telle formule : si votre propre équipement commence sérieusement à battre de l’aile et que vous n’avez ni le budget ni la mentalité pour tomber dans le piège des scalpers qui vendent à prix d’or une carte équivalente supposément proposée à 719 €, la proposition de Nvidia constitue une vraie alternative. Elle garantit des parties de grande qualité, et surtout la promesse de ne plus voir des AAA de premier ordre vous échapper, faute d’équipement. Un vrai moyen de « temporiser », autour d’un abonnement de six mois, en attendant des temps meilleurs du côté de la disponibilité des produits auprès des revendeurs, si votre connexion Internet tient la route ! Il n’en demeure pas moins que l’offre de Nvidia n’est actuellement ouverte qu’aux précommandes, avec des accès ouverts en fonction du déploiement progressif des SuperPods (un site sur Paris est en cours, le plus proche à l’heure actuelle se situe à Francfort). Espérons que, dans cette déclinaison dématérialisée, l’offre de Nvidia présente une meilleure disponibilité que celle des cartes physiques dont nous ne voyons plus la couleur !