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Starfield : date de sortie, performances, moteur, histoire, tout savoir sur le RPG de science-fiction

Starfield est sans conteste l’un des jeux les plus attendus de 2023, mais des interrogations demeurent quant à la partie technique du jeu. Graphismes, moteur physique, performances, monde ouvert, découvrez tout ce qu’il faut retenir.

Starfield
©Bethesda

Si les amateurs de jeux Bethesda attendent avec impatience la sortie de The Elder Scrolls VI, le successeur de Skyrim, le prochain jeu très attendu de l’éditeur racheté par Microsoft est Starfield, un RPG se déroulant dans un univers de science-fiction. Ce titre est très attendu à plusieurs égards. Il paraît extrêmement ambitieux, et surtout, il s’agit d’une toute nouvelle licence, ce qui n’était pas arrivé depuis 25 ans chez Bethesda, qui s’est reposé sur le succès des The Elder Scrolls et Fallout jusqu’ici. Il s’agit aussi du premier grand jeu de la filiale de ZeniMax Media depuis le lancement de la nouvelle génération de consoles.

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Quelle est la date de sortie de Starfield ?

Starfield a été officiellement annoncé à l’E3 2018 par l’intermédiaire d’un énigmatique trailer. Bethesda s’est par la suite montré très discret sur le développement du jeu, qui a forcément été perturbé par la crise sanitaire et les confinements. La communication autour du titre a véritablement repris en 2021. Lors du Xbox & Bethesda Showcase de l’E3 2021, la date de sortie de Starfield fut révélée en grande pompe : le 11 novembre 2022, le 11/11 étant un jour fétiche pour Bethesda. Mais en mai 2022, le lancement a finalement été repoussé au premier semestre 2023 afin de donner du temps aux développeurs pour peaufiner et optimiser le jeu. À ce jour, la date exacte de sortie est encore inconnue.

Où jouer à Starfield ?

Bethesda est tombé dans l’escarcelle de Microsoft, qui a décidé de ne pas sortir le jeu sur l’écosystème PlayStation, en tout cas pas dans l’immédiat. Starfield est donc disponible sur les consoles Xbox de nouvelle génération (Xbox Series X et Xbox Series S), ainsi que sur PC bien entendu.

Starfield
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Le titre devrait être disponible dès le jour de sa sortie sur le Game Pass (console et PC) pour les abonnés au service. Sur ordinateur, il sera possible de l’acheter sur le store Xbox ou sur Steam.

Quelle est la durée de vie de Starfield ?

Bethesda est sans doute le maître de l’industrie vidéoludique dans l’art de créer des sandbox solo, capables de happer les joueurs durant des centaines d’heures. L’histoire principale seule devrait tenir les joueurs en haleine entre 30 et 40 heures en ligne droite, soit une durée de vie supérieure d’environ de 20 % par rapport aux derniers jeux du studio. Les joueurs seront aussi amenés à s’écarter de la quête principale pour se balader et en apprendre plus sur l’univers de Starfield.

Quelles performances sont visées avec Starfield ?

On le sait, Bethesda n’est pas particulièrement réputé pour lancer des jeux beaux, fluides et optimisés aux petits oignons. On espère que la donne sera différente avec les nouveaux outils mis à disposition des développeurs, mais mieux vaut ne pas attendre de miracles de ce point de vue.

Starfield
©Bethesda

Une vidéo de gameplay partagée par l’éditeur semble indiquer que sur Xbox Series X, le jeu va viser une qualité 4K dynamique à 30 images par seconde. Il n’est pour le moment pas fait mention d’un éventuel mode Performances permettant d’atteindre les 60 fps au prix de contreparties graphiques.

Sur PC, les performances seront forcément liées à la configuration de la machine et à la définition du moniteur. Les ordinateurs équipés de cartes graphiques NVIDIA devraient bénéficier de la technologie de mise à l’échelle DLSS pour sensiblement améliorer les fps en jeu.

Quel moteur de jeu pour Starfield ?

Starfield n’est pas seulement excitant parce qu’il s’agit d’une nouvelle IP, d’un titre de science-fiction ou le premier jeu d’envergure des studios de Bethesda depuis la sortie des PS5 et Xbox Series. L’un des points qui soulève l’interrogation, et peut-être l’inquiétude chez certains, concerne la partie technique. Bethesda a toujours proposé de grands mondes ouverts qui font office de bacs à sable, mais souvent avec beaucoup de bugs et des graphismes pas toujours impeccables.

Starfield
©Bethesda

Bethesda a officialisé le fait que Starfield (et The Elder Scrolls 6) est développé sur le Creation Engine 2.0, une évolution du Creation Engine lancé en 2011, lui-même basé sur Gamebryo, qui avait été utilisé pour Fallout 3. Le Creation Engine est la cible des critiques depuis longtemps maintenant, et il faudra espérer que l’on assiste à un considérable bond en avant pour vraiment bouleverser l’expérience des joueurs. Les effectifs chargés de développer Creation Engine 2.0 seraient cinq fois plus nombreux que ceux dont a eu recours Bethesda pour la première version.

Bonne nouvelle, Todd Howard, directeur de Bethesda, a déjà confirmé que ce nouveau moteur graphique est pensé pour permettre à la communauté de créer des mods, ce qui fait la force des jeux Bethesda depuis ses débuts. Ceux-ci permettent de corriger certains défauts du jeu de base, mais aussi d’ajouter du contenu et de prolonger la durée de vie et l’intérêt du jeu.

L’une des inconnues réside en l’utilisation ou non de Havok, le célèbre moteur physique exploité par de très nombreux studios et que l’on retrouve notamment sur Fallout 3, The Elder Scrolls IV : Oblivion, et tous les jeux qui leur ont succédé. Havok est un outil qui gère les interactions entre les objets ou les personnages en temps réel d’un point de vue de la physique. Il calcule les déplacements, les chutes, les collisions… et contribue grandement à la création d’environnements plus réalistes.

Starfield
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Or, les informations qui nous parviennent concernant le moteur physique sont pour l’instant contradictoires. Selon certaines sources, Bethesda aurait complètement écarté Havok pour le remplacer par un outil maison développé spécialement pour les besoins de Starfield. On peut penser que le titre exige des fonctionnalités particulières pour gérer la gravité dans l’espace par contre, ou pour les vaisseaux. Une autre version des faits serait qu’Havok est totalement pris en charge par le Creation Engine 2.0, mais que Bethesda le personnaliserait et lui apporterait des améliorations afin de servir le gameplay imaginé par les développeurs.

Le moteur de jeu supporte aussi la génération procédurale, une fonction indispensable pour un jeu qui promet aux joueurs la possibilité de visiter plus de 1000 planètes, dont les paysages sont donc créés par une intelligence artificielle. Bethesda explique qu’il s’agit de la seule manière de proposer au joueur un espace de jeu suffisamment vaste et varié sans imposer de barrière artificielle. Selon les propos de Todd Howard, lorsque l’on voit une étoile dans le ciel, il est possible de la rejoindre pour l’explorer.

Il explique cependant que si la génération procédurale s’est montrée indispensable pour le développement de Starfield, le jeu bénéficie de plus de contenu artisanal, c’est-à-dire créé manuellement par des artistes, scénaristes et autres, que dans n’importe quel autre jeu Bethesda. La quête principale et certaines quêtes annexes importantes profitent notamment de ce travail, alors que les mondes procéduraux sont plus exploités pour l’exploration et les activités dites bac à sable. Plus de 200 000 lignes de dialogue devraient être intégrées dans la version définitive du jeu.

Starfield
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Sans surprise, Bethesda mise de nouveau sur son système Radiant AI pour créer un mode cohérent, peuplé de PNJ dotés d’un but, d’une routine, mais aussi capables de réagir dynamiquement. L’outil a été amélioré par rapport à Fallout 4 pour renforcer l’impression que chaque personnage mène une véritable vie, et n’attend pas bêtement que le joueur vienne interagir avec lui.

Quelles améliorations graphiques sur Starfield ?

La technique doit se mettre au service de l’immersion en jeu. En interne, Bethesda a opté très tôt dans le développement pour une orientation NASA-Punk pour sa direction artistique. L’esthétique se veut réaliste et crédible, basée sur des technologies spatiales actuelles, à partir desquelles les artistes ont extrapolé pour imaginer celles du futur. Starfield est plus influencé par la science-fiction dure que fantaisiste, et cela doit se voir à l’écran.

Un point sur lequel Bethesda est aussi attendu est les animations, que l’on peut qualifier de figées sur Fallout et The Elder Scrolls. Des premières images perçues, on observe un net progrès en la matière, même s’il semble évident que Starfield ne constituera pas une référence en la matière. La fluidité des mouvements s’améliore, mais reste élémentaire, on ressent encore une certaine rigueur des animations lors des courses, des combats, ou que l’on se met à couvert. Les développeurs semblent aussi avoir fait des efforts sur l’impact de la physique sur l’environnement, mais nous partions de très loin avec Skyrim et Fallout 4, qui manquent cruellement de vivant.

Starfield
©Bethesda

Les corps des personnages de Starfield paraissent plus charnus, la peau est mieux mise en valeur, et on peut remarquer plus facilement la présence d’os ou de muscles. Les traits du visage sont plus réalistes. Dessinés par des artistes, ils sont ensuite modélisés en 3D et jouissent d’une synchronisation labiale procédurale. La technique du motion capture n’est pas utilisée sur ce jeu.

En extérieur, la profondeur du champ de vision renforce l’impression d’immensité. L’éclairage et la gestion de la lumière et des ombres jouissent d’un rendu bien plus convaincant, ce qui n’est pas du luxe. D’ailleurs, le titre devrait être compatible avec le ray-tracing de NVIDIA. D’une manière générale, les textures sont plus fines et plus détaillées.

Quel est le gameplay de Starfield ?

Une vidéo de gameplay de 15 minutes ainsi que des informations distillées ici et là par Bethesda nous permettent de nous faire une idée du gameplay de Starfield. Il s’agit bien entendu d’un jeu de rôle en monde ouvert mêlant combats et exploration, mais aussi artisanat et exploitation de ressources, celles-ci servant à construire des avant-postes et à améliorer l’équipement, les armes, le vaisseau…

Les avant-postes ont l’air de constituer une partie importante de l’expérience de jeu. Bâtis sur les planètes que l’on a l’occasion de visiter, ils permettent de collecter des minerais et matières premières, de mener à bien des recherches débloquant des capacités et équipements, ou bien tout simplement de s’y arrêter en cas de danger ou de besoin de réapprovisionnement.

La personnalisation du vaisseau fait aussi partie des grandes fonctionnalités du titre. Un éditeur lui est même consacré pour agencer l’intérieur et choisir l’aspect extérieur du véhicule. La sélection de l’armement, des moteurs et des boucliers sont aussi à la responsabilité du joueur, qui doit gérer des combats de vaisseaux spatiaux.

C’est plus habituel avec Bethesda, c’est également à vous de créer votre personnage de A à Z : physique, manière de se mouvoir, carrure… Grand classique des RPG, vient ensuite le choix de la classe, cachée sous le terme background dans Starfield, entre :

  • Médecin de combat
  • Chasseur de primes
  • Diplomate
  • Gangster
  • Explorateur

Chaque classe donne accès à trois compétences de base. Pour en obtenir d’autres, il faut monter de niveau et s’orienter parmi les cinq arbres de compétences disponibles.

  • Physique
  • Social
  • Combat
  • Science
  • Tech

Les traits de caractère viennent compléter la création de personnage. Comme il se doit dans tout bon jeu de rôle, ceux-ci appliquent des bonus et des malus à certaines caractéristiques de l’avatar.

Starfield est jouable à la première ou à la troisième personne, une autre particularité héritée de ses prédécesseurs. Bethesda a cependant indiqué que les scènes de dialogue sont imposées à la première personne, et que le personnage incarné par le joueur n’est pas doté de voix.

Quel est le scénario de Starfield ?

L’intrigue se déroule en 2330, date à laquelle l’humanité commence à s’habituer au voyage spatial et devient très rapidement une puissance qui compte au sein de la galaxie. En tant que mineur, le joueur rejoint le groupe d’explorateurs Constellation, dont la mission est de rechercher des artefacts rares… et des réponses sur les grandes questions de l’univers et de l’humanité. Pour ce faire, il faudra composer avec des factions aux intérêts divergents, entre l’Union coloniale qui fait office de république galactique, le collectif Freestar qui a obtenu son indépendance suite à une guerre avec l’Union, Ryujin Industries qui campe le rôle de la méga corporation du futur, un groupe de pirates de l’espace ou encore une organisation de fanatiques religieux.