Guide d'achat : quel casque audio pour jouer ?

Introduction et notre sélection

Les périphériques spécifiquement pensés pour les joueurs constituent désormais un véritable marché. Conçus pour résister aux traitements de chocs de passionnés totalement investis dans leurs aventures et gagner ces quelques millisecondes qui séparent parfois la victoire de la défaite, ils offrent « un plus » qui apportent autant à l’expérience ludique qu’au look de l’utilisateur et de sa configuration. Nous avons déjà eu l’occasion de passer en revue les bénéfices des claviers et souris spécialement dédiés aux « Gamers ». Mais en attendant la généralisation des casques VR, aucun autre périphérique ne contribue autant à l’immersion du joueur au cœur de l’action que le casque-micro, aussi désigné sous le nom de « Headset ».

Les casques Gamers doivent à la fois permettre au joueur de communiquer avec ses équipiers dans les meilleures conditions, l’isoler autant que possible de l’univers extérieur, lui faire ressentir toute l’intensité de l’action (avec des explosions qui prennent aux tripes), lui permettre de saisir le moindre son spatialisé (pour repérer les ennemis qui arrivent par l’arrière), lui assurer un confort d’écoute malgré des sessions de jeux susceptibles de s’éterniser et - bien évidemment - lui procurer un look d’enfer puisque, gamer ou pas, un casque audio est désormais aussi un accessoire de mode.

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Notre sélection des meilleurs casques

Choisir un casque Gamer est donc une étape indispensable à tout joueur qui se respecte. Le problème, c’est que l’offre est incroyablement pléthorique. Et bien des modèles se valent. Le tableau ci-dessus est bien davantage une illustration de la diversité des modèles qu’un palmarès universel. Tout dépend en réalité de la priorité que vous donnez à tel ou tel critère de sélection.

Justement, quels sont ces critères techniques et conceptuels qui différencient les modèles et peuvent vous aider à faire votre choix ? On vous dit tout…

Filaire ou Sans-fil ?

Le premier critère de sélection est sans aucun doute de définir si vous souhaitez partir sur un casque filaire ou un modèle sans fil. Il est important de comprendre qu’il existe une différence fondamentale entre ces deux univers :

Les modèles filaires

Ils n’ont aucune contrainte d’autonomie, s’appuient sur les améliorations sonores réalisées au niveau du PC ou de l’appareil audio auquel on le connecte, et embarquent une électronique intégralement dédiée à la reproduction analogique du son par les haut-parleurs (nommés transducteurs) de chaque écouteur, sauf cas particulier des modèles USB.

Ils sont souvent plus légers et leur équilibre sonore est en général meilleur que celui des casques sans-fil. Leur seul véritable inconvénient est de rester totalement dépendants du câble qui les relie au PC, ce qui entrave en partie vos mouvements et peut à la longue engendrer des problèmes de faux contacts si vous les branchez/débranchez très souvent.

Les modèles sans-fil

Ils reposent la plupart du temps sur une technologie de transmission propriétaire passant par un boîtier émetteur relié au PC en USB. En effet la technologie Bluetooth – traditionnellement employée dans l’univers Audio Hi-Fi - n’a pas le vent en poupe dans l’univers Gaming. Elle engendre trop de complexité technique et un délai sensible (lag) dans la reproduction des sons.


C’est pourquoi les casques sans fil pour joueurs s’appuient sur leurs propres techniques d’émission. Seule exception, Turtle Beach offre une connexion Bluetooth sur son Ear Force Z300, mais celle-ci n'est utilisée que pour les connexions smartphones, l'usage en mode gaming passant par un adaptateur USB propriétaire.

Principal défaut des modèles sans fil, la batterie tend à alourdir notablement le casque. Bien évidemment, l'autonomie du casque constitue un point crucial, notamment lorsque l’on doit s’engager sur des parties longue durée. Si un casque sans-fil libère vos mouvements, il vous oblige à une indispensable rigueur en matière de stratégie de rechargement.

En outre, comme toute transmission sans fil, la reproduction peut être gênée par des ondes parasites et les flux de données handicapés par des interférences ou des débits restreints. Jusqu’ici délaissé par les gamers, les casques sans fil ne cessent de progresser. La dernière génération en date commence à significativement masquer les défauts d’autonomie, de lag, et d’instabilité de transmission dont ils étaient jusqu’à très récemment affublés.

A retenir : D’une manière générale, en matière de casques « gamers », on préfèrera des modèles filaires non seulement parce que leur utilisation n’est pas contrainte par l’autonomie et les cycles de charge, mais aussi parce qu’ils proposent un son souvent plus équilibré et tout simplement de meilleure qualité que les modèles sans fil à rapport qualité/prix équivalent.

La connectique

Selon les modèles, les casques se connecteront au PC via des entrées Jacks, des entrées optiques ou un port USB. Un critère qui peut influer sur votre décision d’achat, à condition de bien maîtriser les avantages et inconvénients de chacune de ces connexions…

La connexion audio Jack

Universelle, elle exploite les capacités de la carte sonore du PC. Généralement, le câble comporte deux connecteurs Jack 3,5 mm, un destiné à la sortie casque stéréo de la carte, l’autre à l’entrée Mic (microphone). L’avantage de cette connexion est qu’elle est véritablement universelle ce qui permet dès lors d’utiliser votre casque à n’importe quel appareil audio du marché.

Signalons que certains casques « Surround 5.1/7.1 » sont livrés avec 5 connecteurs Jack pour se connecter aux sorties multicanaux de la carte sonore.

La connexion en USB

En USB, votre casque sera sa propre carte son. Le décodage numérique est réalisé par le casque lui-même qui possède son propre pilote. Ce dernier permet d’offrir des fonctionnalités avancées comme le traitement séparé de la voix VoIP) et de la musique du jeu, l'ajustement de la spatialisation du son (en 7.1 par exemple), la gestion des éclairages du casque, etc.

Il en résulte la possibilité d’envoyer par exemple la discussion vocale sur le casque et la musique sur des enceintes, un scénario qui n’a cependant aucun intérêt dans l’univers des jeux vidéos où l’on cherche le plus souvent à s’isoler des sons extérieurs. En revanche, la connexion USB permet souvent de garder libre la sortie vers des enceintes amplifiées (une option surtout utile sur portable, la plupart des PC tours disposant d’une sortie HP à l’arrière et d’une sortie casque frontale).

Un des éléments à savoir, c’est qu’un casque USB doit être connecté au PC avant le lancement du jeu sinon il ne sera pas reconnu, contrairement à des casques à connexion Jack qui peuvent être reliés à tout moment à l’ordinateur.

La connexion en Optique

Elle n’est présente que sur certains casques haut de gamme affichant souvent une compatibilité « Dolby Prologic 7.1 ». Elle est la garantie d’une excellente qualité sonore que le casque soit utilisé sur PC ou sur consoles Next Gen. Reste que cette connexion est relativement fragile et plus adaptée aux casques sans fil dont le boîtier de transmission est à relier de préférence en optique (lorsque ce scénario a été prévu).

A retenir : Il faut bien comprendre que sur un casque USB, le son n’est plus géré par la carte audio du PC. Sivous avez investi des fortunes dans une carte audio haut-de-gamme (comme les X-Fi) vous préfèrerez probablement opter pour un casque à connexion classique (Jack 3,5 mm). Certains casques peuvent autoriser plusieurs types de connexion (USB + Jack par exemple).

La compatibilité

L’aspect connectique évoqué plus haut induit un autre point essentiel à vérifier à l’achat : la compatibilité du casque. Celle-ci n’est à prendre en compte que si l’on souhaite utiliser son casque de Gamer sur d’autres appareils que son PC.

Elle est notamment cruciale lorsque l’on aborde la problématique de la compatibilité du casque avec une console PS3, PS4, Xbox 360 ou Xbox One. La compatibilité du casque avec les baladeurs et smartphones n'est pas systématique (les casques USB purs sont incompatibles). Elle peut aussi être optionnelle et nécessiter l’acquisition séparée d’un adaptateur adéquat.

Les casques qui ont exclusivement une connexion USB sont généralement limités à un usage PC ou Mac mais peuvent aussi afficher une compatibilité PS3/PS4/Xbox 360. Ceux dotés de connecteurs Jack sont compatibles avec tous les appareils audio (baladeurs, smartphones, tablettes, etc.) et Xbox One (par le truchement d’un adaptateur pour la manette).

A retenir : Certains casques ne sont compatibles que PC, alors que d’autres intègrent des adaptateurs pour les relier aux consoles de jeux du marché voire à des baladeurs et smartphones. Si vous avez besoin d’un casque universel, vérifiez que les adaptateurs sont livrés en standard et qu'ils correspondent à vos consoles et autres appareils.

Le support du son Surround

Un casque c’est avant tout deux petits haut-parleurs collés au plus proche de vos oreilles. On pourrait alors penser que cette proximité ne permet aucune réelle spatialisation du son et nous condamne à un son stéréo. Il n’en est rien. La maîtrise de la spatialisation sonore atteinte ces dernières années - démontrées par des systèmes comme les mini-enceintes Bose, les systèmes Home Cinema 2.1 ou encore les fameuses barres sonores à placer sous la TV – s’étend désormais aux casques audio. Ça n’est pas sans importance dans certains jeux où cette spatialisation permet de repérer à l’oreille la position d’ennemis s’infiltrant par l’arrière. Désormais la 3D ne s’applique pas qu’à l’image et la représentation de l’univers ludique, elle s’applique aussi au son.

Le célèbre laboratoire Dolby a récemment étendu ses techniques de spatialisation aux casques. Son système Dolby Headphone utilise des techniques de traitements des signaux avancées pour recréer avec un casque la sensation de multiples sources sonores réparties à travers la pièce. Cette technologie de virtualisation sonore adapte directement les signaux Dolby Pro Logic II (son surround 5.1) ou Dolby Pro Logic IIz (son surround 7.1) . Elle commence à apparaître sur certains casques haut de gamme acceptant une entrée son au format USB ou au format Optique.

Vous l'aurez compris, la plupart du temps, la spatialisation est réalisée virtuellement via la technique du Virtual Surround. Il existe toutefois une exception. Le Razer Tiamat 7.1 n'exploite pas de "Virtual Surround" mais embarque 5 transducteurs dans chaque oreillette, soit 10 transducteurs au total.

A retenir : Bien des jeux exploitent désormais une spatialisation sonore via la technologie Dolby Pro Logic II. Certains casques USB ou optiques affichent aujourd'huiune compatibilité « Dolby Headphone » qui virtualise le traitement Dolby Pro Logic pour recréer les sensations sonores d’un système 5.1 voire 7.1.

Portabilité et design

La portabilité

Voilà un autre critère simple et essentiel sur lequel s’appuyer pour faire son choix. Certains joueurs passent plus de temps à jouer hors de chez eux. Dès lors, il leur faut un équipement qui facilite les déplacements.

Certains des casques Gamers sont pliables afin d’être plus facilement rangés dans un sac, une valise ou une mallette. On distingue les modèles pliables à plat, dont les écouteurs pivotent à 90° pour que l’ensemble prennent moins de place, aux modèles entièrement pliables, qui se divisent en 2 ou 4 portions pour se replier sur eux-mêmes et prendre le moins de place possible.

A retenir : Certains casques sont pliables ce qui en simplifie le transport. Si vous devez souvent vous déplacer avec votre casque, vérifiez que celui-ci est commercialisé avec une housse ou une coque de transport protectrice.

Le design général

La qualité des matériaux et la finition sont des éléments importants pour un casque de gamers souvent promis à une vie trépidante. Au-delà de ces critères et du look général du casque, d’autres éléments de design jouent un rôle phare.

- L’éclairage LED : c’est la grande mode dans l’univers du gaming. Souris, clavier, boîtiers PC et désormais casques Gamers sont truffés de LED dont on peut faire varier la couleur. Cela n’apporte évidemment rien à l’expérience sonore mais contribue à vous donner un look extraterrestre.

- Le poids : voilà un critère important. Un casque ne doit pas être trop lourd afin de soulager le cou et les cervicales. Il ne doit pas être trop léger non plus de risque de le voir « s’envoler » à chaque mouvement de tête un peu trop brusque. Evidemment, le poids d’un casque devient de plus en plus pesant au fil des heures. Il faut donc opter pour des modèles relativement légers si l’on a prévu de partir en expédition virtuelle de longues heures durant.

- L’arceau fixe ou à suspension : les casques « Gamers » sont typiquement des casques à arceau. Il faut toutefois distinguer les casques à arceau simple, dans lesquels l’arceau repose directement sur le crâne et les casques à « suspension » dans lequel une bande souple vient reposer sur le crâne et ajuste l’équilibre de l’ensemble. La présence d’une suspension modifie l’équilibre du casque , diminue la pression au sommet du crâne et contribue parfois à le rendre plus léger (c’est une sensation) tout en permettant un meilleur ajustement. Toutefois, une telle suspension n’influe pas sur la pression du casque au niveau des oreilles. Or certains casques peuvent vous serrer trop fort selon vos goûts personnels. Dès lors, il est préférable d’essayer un casque avant de l’adopter, la morphologie de votre tête pouvant s’avérer inadaptée à tel ou tel modèle.

A retenir : Plus un casque est léger, plus il sera supportable lorsque les sessions s’éterniseront. Mais un casque trop léger peut ne pas rester en place suffisamment lorsque vous vous agitez pris par l’action. Les casques à arceau de suspension tendent à être plus aisément réglables à votre tête et sont souvent plus agréables à la longue. Mais ils sont plus encombrants. L’éclairage LED n’est en revanche qu’un gadget qui n’apporte pas grand-chose au confort mais c’est un bonus en vogue.

Taille et confort

La taille des écouteurs

Cela pourrait ressembler à un gag, mais la réalité est que nous avons tous des oreilles différentes par leur forme et leur taille.

La plupart des casques de gaming sont Circum-Aural, c’est-à-dire qu’ils possèdent de larges oreillettes qui englobent la totalité du globe de l’oreille. Ils offrent naturellement une bonne isolation des bruits extérieurs et s’appuient sur le crâne. Vérifiez qu’un tel casque possède des écouteurs suffisamment spacieux pour vos oreilles. Parfois les coussinets sont tellement larges que les écouteurs appuient en partie sur vos oreilles : le contact n’est plus hermétique, l’isolation n’est plus aussi efficiente, et le port peut s’avérer désagréable.

Certains casques sont Supra-Aural, c’est-à-dire que leurs oreillettes s’appuient directement sur le Lobe de l’oreille. Ils sont souvent plus légers, plus portables mais moins isolants des sons extérieurs.

A retenir : Le choix entre un modèle « Circum-aural » ou « Supra-aural » est essentiellement une question de préférence personnelle. Certains utilisateurs trouveront les premiers plus agréables à porter alors que d’autres préfèreront la meilleure aération procurées par les seconds.

Les coussinets

Là encore, ce détail est bien plus important qu’il n’y parait. Tout dépend des sensations individuelles liées à la matière qui recouvre les coussinets des écouteurs et à leur conception même. Certains casques utilisent des coussinets recouverts de similicuir (cuir artificiel), d’autres d’une feutrine ou d’un tissu en microfibres généralement anti-transpirant. Nous n’avons aucun conseil à formuler en la matière, opter pour l’un au l’autre est une question de préférence personnelle. Notez tout de même que les joueurs sujets à la transpiration préféreront généralement un revêtement en feutrine/tissu.


Notez que certains casques ont des coussinets interchangeables. Il est alors parfois possible de choisir entre des coussinets cuir ou des coussinets tissu/feutre. La structure des coussinets est en revanche un critère plus universel. Sur les modèles haut de gamme, on trouve souvent des mousses à mémoire de forme, qui tendent à mieux s’adapter aux particularités physiques de chacun.

A retenir : Si vous ne connaissez pas vos préférences personnelles en matière de revêtement (cuir de synthèse ou microfibres), allez acheter votre casque chez un revendeur qui vous permettra de l’essayer. Portez-le au moins 5 minutes et évaluez les éventuelles gênes ressenties.

Les contrôles

Un casque filaire à connexion Jack propose des commandes assez limitées comme le contrôle du volume du casque ou le blocage du microphone. En revanche, dès que l’on aborde les casques USB, les fonctionnalités se multiplient tout comme les commandes.

Contrôle séparé du volume du jeu et du tchat
L’une des fonctionnalités les plus répandues sur les casques gamers, et probablement l’une des plus pratiques, est la possibilité d’ajuster séparément les volumes sonores du jeu et de vos discussions vocales sans avoir à repasser par les contrôles de Windows. Un plus non négligeable qui peut vous faire basculer pour un casque doté de cette fonction au lieu d’un modèle équivalent qui en serait dénué.

Contrôle des LED
Parmi les gadgets en vogue, la présence de LED sur les contours du casque participe autant au look qu’à l’ambiance générale. Certains casques permettent de contrôler leurs effets de lumière directement depuis des commandes placées sur les écouteurs.

Touches programmables
Certains casques possèdent des touches reprogrammables. Cela permet de personnaliser le casque et de basculer facilement d'un profil sonore à l'autre.

Boîtier de contrôle déporté
La plupart des caques « Surround 7.1 » utilisent un boîtier d’amplification externe qui permet d’influer sur la spatialisation du son. Un tel boîtier est pratique pour ne pas systématiquement passer par le logiciel pilote qui contrôle les fonctions, mais les fonctions clés doivent rester présentes sur le casque lui-même.

Le logiciel de contrôle
Les casques les plus évolués possèdent un logiciel pilote qui est une véritable tour de contrôle permettant de définir différents profils sonores en fonction des jeux ou des activités (musique, cinéma, etc.). Il pilote également l’éclairage LED.

A retenir : Plus il y a de fonctions, plus l’utilisateur doit les contrôler. Quand on joue, on ne s’amuse pas à revenir sur le bureau pour activer telle ou telle option ou pour mettre le micro en sourdine. Au moment du choix, étudiez les contrôles présents sur le casque ou sur la télécommande placée sur le fil.

La qualité sonore

C’est sans doute le critère le plus important mais également celui le plus difficile à évaluer. Pour mesurer la qualité sonore, il existe bien quelques caractéristiques techniques qui permettent de se faire une petite idée de la qualité de conception. Mais rien ne vaut l’écoute en situation réelle pour se rendre véritablement compte du rendu sonore. D’autant que sa perception est relativement subjective. Certains préfèrent les modèles équilibrés, d’autres ceux donnant un avantage renforcé aux basses, d’autres ceux dans lesquels voix et médiums sont mis en évidence. En outre, il est souvent possible à travers Windows ou à travers le pilote du casque d’agir sur la morphologie du signal et se créer des profils plus personnalisés. Cependant un casque au son pourri, conservera ses défauts quels que soient le profil sonore sélectionné.

Au-delà de l’écoute elle-même, voici les critères qui doivent attirer votre attention :

La bande de fréquences

Aussi nommée bande passante ou réponses de fréquence, témoigne de la capacité (assez théorique cependant) à retranscrire toute la richesse du spectre sonore audible qui s’étend de 20 à 20 000 Hz. Un bon casque doit couvrir l’intégralité de cette bande et, dans la pratique, afficher une réponse basse inférieure à 20 Hz et une réponse haute supérieure à 20.000 Hz. Les meilleurs casques du marché affichent une bande passante qui peut atteindre 10-28.000 Hz, pour autant ils n’auront pas nécessairement à l’écoute une qualité supérieure à un casque limité à 20-20.000 Hz. Notez que pour être réellement significative, cette bande de fréquence devrait être affublée d’un indice de tolérance, variant en général de -3dB (bien) à -10 dB (moins bien). Typiquement, les bons casques proposent une bande passante de « 15-25000 Hz (-3dB) ».

Le diamètre des transducteurs

Sur un casque, chaque écouteur embarque une sorte de petit haut-parleur, dénommé « Transducteur » ou « Driver » (rien à voir avec les pilotes de périphériques). Dans le cadre de transducteurs électrodynamiques (cas de tous les casques de gamers), la membrane est généralement ronde et elle est mesurée en millimètres sur son diamètre. En théorie, plus un transducteur est large plus il aura de facilité à retranscrire les sons les plus graves, mais plus il aura de difficultés à retranscrire les sons aigus. Toutefois, les jeux-vidéo usent et abusent souvent d’explosions et autres effets spéciaux qui réclament des basses viscérales mieux retranscrites par les grands diamètres.

La sensibilité et l’impédance

Ces deux paramètres sont indissociables l’un de l’autre. Un bon casque est un casque qui pratique un juste équilibre entre ces deux valeurs pour produire à la fois un son ample, clair et sans saturation.
- On considère généralement que plus l’impédance est élevée (au-dessus de 50 Ohms), meilleur sera l’équilibre sonore encore faut-il que la source ait la puissance nécessaire. Ce qui n’est pas le cas des smartphones, baladeurs et sortie « casques » des PC portables pour lesquels il faut généralement se contenter d’une impédance 32 Ohms si on ne veut pas avoir un son feutré voire mis en sourdine.
- La sensibilité indique le volume sonore du casque en fonction d’une puissance donnée. Les Gamers appréciant les volumes sonores importants, on considère qu’un bon casque qui leur est destiné doit au moins afficher une sensibilité de 100 dB, en ne perdant pas de vue que les décibels sont une échelle logarithmique et qu’il existe un gouffre auditif entre un modèle d’une sensibilité 100 dB et celui d’une sensibilité 110 dB (3 dB de différence représente le double du volume sonore).

La distorsion

La Distorsion THD (Total Harmonic Distortion) est plus rarement indiquée mais reste un critère technique clé. Plus le taux de distorsion est faible meilleur est la qualité sonore. Un bon casque affiche une distorsion inférieure à 2%. Il est important de comprendre que, pris séparément, chacun de ces critères ne permet pas de présumer de la qualité audio d’un casque. Seule la conjonction de ces derniers dans leur ensemble témoigne d’un soin qualitatif qui se retrouve en général à l’écoute.

A retenir : Rien ne vaut l’écoute d’un casque en condition réelle. Ne serait-ce que par la notion très subjective qui découle de l’appréciation du son. Cependant, les caractéristiques techniques - si elles sont excellentes dans leur ensemble (un seul bon point ne suffit pas) - témoignent d’un certain soin apporté à la conception du casque.

Réducteur de bruits

Le joueur aime être isolé des sons extérieurs afin de se sentir totalement immergé dans l’univers du jeu. Cette isolation implique généralement une conception dite « fermée » des casques. Sur les modèles « circum-aural », un casque fermé propose déjà un excellent niveau d’isolation.

Certains casques prétendent aller plus loin en offrant une réduction « active » des bruits. Cette fonctionnalité n’est réellement intéressante que si vous jouez dans un environnement extrêmement bruyant ou dans des transports comme le train ou l’avion.

A retenir : Les casques fermés de type « circum aural » offrent une isolation suffisante dans un cadre familial. Inutile de dépenser des fortunes pour un casque avec un réducteur de bruit « actif », uniquement utile en train ou en avion.

Le microphone

Un casque gamer se différencie d’un casque audio classique par la présence d’un microphone indispensable pour permettre des jeux en équipe. C’est une composante essentielle dont la qualité est souvent bâclée sur les modèles d’entrée de gamme. Or la capacité à se faire bien comprendre par ses partenaires est cruciale aussi bien pour respecter l’expérience ludique (et le confort auditif) de ses partenaires que pour être certains qu’au cœur de l’action vos commandes seront bien entendues.
La qualité du microphone est pilotée par des caractéristiques techniques, de traitements logiciels et par quelques éléments de design.

Le design : Le micro doit pouvoir s’ajuster près de votre bouche mais aussi se faire le plus discret possible notamment lorsque vous utilisez simplement le casque pour écouter de la musique. Certains proposent des micros qui se détachent, d’autres qui se replient, d’autres qui s’escamotent dans le design d’un des écouteurs. L’ajustement du micro devant la bouche influe souvent beaucoup sur la qualité de l’enregistrement de votre voix.

La qualité sonore : le microphone est généralement de type « unidirectionnel » autrement dit avec une forte directivité pour ne capter que les sons de votre bouche et pas ceux qui vous entourent. Sa qualité influence grandement l’intelligibilité des dialogues. Un bon micro capture une voix chaleureuse, claire, et pas nasillarde. Parmi les critères techniques à contrôler, il faudra vérifier, comme pour les transducteurs, la bande passante et la sensibilité. Mais c’est seulement à l’écoute que l’on pourra juger de la réelle qualité du micro.

Traitement anti-bruit : certains casques embarquent – au sein des pilotes qui régissent le micro via USB – des fonctions de traitement du signal destiné à supprimer les sons et bruits de fond. Un plus utile si vous jouez dans des environnements traditionnellement bruyants.

A retenir : Le micro est une composante à part entière de l’expérience sonore. Malheureusement, seul un test en situation réelle permet de juger sa qualité. Vérifiez aussi qu’il est escamotable ou amovible si vous souhaitez utiliser votre casque Gamer en pur casque audio.

Options bonus et prix

Les petits plus

Les constructeurs de casques gaming font preuve de beaucoup de créativité et d’imagination pour tenter de démarquer leur modèle d’un marché déjà très encombré. Certains bonus méritent qu’on y accorde de l’attention :

Le témoin de sourdine : on est parfois amené à placer son micro en mode « sourdine ». Un témoin placé sur le micro indiquant si ce mode est actif ou non permet de se rappeler qu’on la mit en mode « mute » sans quitter le jeu des yeux.

Une entrée son : certains casques proposent une entrée son pour mixer deux sources. Typiquement, l’idée est notamment de connecter le casque à la fois au PC et au Smartphone pour prendre vos appels sans cesser de jouer.

Un bouton de décrochage : pour les casques sur lesquels on peut connecter un smartphone, la présence d’un bouton de décrochage permet de répondre à un appel sans se laisser distraire et tout en restant concentré sur le jeu.

A retenir : Tous les bonus ne sont pas gadgets et inutiles. Certains peuvent effectivement répondre à vos propres usages et, dès lors, méritent d’être pris en compte à l’heure du choix.

Les accessoires

Le casque est l’élément central mais son potentiel s’exprime à l’aide d’un certain nombre d’accessoires plus ou moins indispensables selon vos habitudes ludiques.

La housse de transport : Si vous êtes du genre joueur nomade, vérifiez qu’il est livré en standard avec une coque de transport pour le protéger et le transporter aisément.

La longueur du câble : Lorsque le casque doit être relié à un PC tour, il faut prévoir une longueur de câble audio suffisante pour conserver toute votre liberté de mouvement. Il est toujours possible d’utiliser des rallonges mais c’est la pire des solutions. Mieux vaut vérifier à l’achat que les câbles du casque sont largement dimensionnés.

Les adaptateurs : Si votre casque doit aussi être utilisé sur un smartphone (Jack 4 points), dans un avion (Jack double), sur une console de jeux vidéo, vérifiez qu’il est livré en standard avec les adaptateurs dont vous pourriez avoir besoin.

La station d’amplification : Bien des casques, notamment de génération « 7.1 » sont livrés avec une station d’amplification pour régler la spatialisation et les volumes sonores simplement. Ces stations acceptent souvent plusieurs entrées sonores. Notez que si vous avez opté pour un casque filaire dénué de son 7.1 et dénué de réglages avancés, il est toujours possible de l’enrichir grâce à une station d’amplification universelle comme la célèbre MixAmp Pro d’Astro. Celle-ci retranscrit les signaux Dolby Digital 7.1, vous permet d’ajuster la balance entre la voix et la musique du jeu, sélectionner des profils sonores via un égaliseur, et contrôler les volumes sonores.

A retenir : Vérifiez les adaptateurs livrés et la longueur des câbles. Cela peut vous aider à départager deux modèles similaires.

Le Prix

Le dernier et ultime critère de sélection sera nécessairement le prix. Comme toujours dans l’univers gamer on trouve des modèles à des prix délirants, justifiés par la multiplication de gadgets plus ou moins utiles.

On gardera à l’esprit que la plupart des casques de jeu au-delà de 200 euros n’ont pourtant pas la même qualité audio que les authentiques casques audiophiles dans la même gamme de prix. Et ce n’est pas parce qu’un casque gamer affiche un prix de 70 à 99 euros que sa qualité audio est nécessairement inférieure à des modèles deux à trois fois plus chers.

A retenir : Faites-vous plaisir mais évitez de vous ruiner. Certains casques à moins de 50 € sont tout à fait honorables, et l’on trouve de belles pépites à moins de 100 Euros.

Tableau comparatif des modèles FILAIRES


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Tableau comparatif des modèles SANS-FIL


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2 commentaires
    Votre commentaire
  • BernardLaurent
    Merci pour cet excellent article, j'en avais justement besoin.
    1
  • Likfaw
    Le Steelseries Siberia 800 présenté comme le meilleur sans-fil, a-t-il été comparé au Logitech 933 Artemis Spectrum afin de déterminer lequel était le plus performant, tant au niveau audio qu'avec le micro ?
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