Guide d'achat : les meilleurs portables gamer de la rentrée !

Ecran, ergonomie, son, interfaces

Rien que pour vos yeux, l'écran

La question du GPU étant traitée, passons au deuxième élément d’importance lorsqu’il s’agit de choisir son futur portable gaming : l’écran. Et là, la situation s’annonce nettement plus compliquée à appréhender. En effet, quoi que cet aspect soit en théorie très important, il reste en pratique très difficile d’en faire un véritable argument d’achat, les jugements et les spécifications techniques le concernant étant parfois volatiles. Prenons un exemple concret, avec la question de la dalle. Pour rappel, historiquement, les fabricants de portables gaming ont longtemps préféré utiliser des écrans de type TN, car cette technologie offrait une plus grande réactivité et un meilleur rapport qualité / prix, au détriment, il est vrai, d’angles de vision réduits et de couleurs parfois imprécises. En face, la technologie IPS propose certes un rendu plus fidèle, et des angles de visions très ouverts, mais pour un coût de production et une consommation en énergie plus élevés, en plus d’effets de latence plus importants. Or, cette situation a évolué et les dalles IPS, de moins en moins couteuses et de plus en plus réactives, remplacent de plus en plus souvent leurs alter egos TN.

Enfin, l’épineux débat sur le revêtement mat ou brillant n’est plus d’actualité. En effet, aujourd’hui, quasiment tous les écrans de portables pour joueurs proposent une finition mate, qui assure un affichage débarrassé des reflets gênants qu'on peut voir sur des machines plus conventionnelles.

Considérant cela, le choix de la taille de l'écran - 14,1, 15,6, 17,3 - s'effectue surtout sur le critère pratique de l’encombrement et donc de la mobilité. La définition d'affichage est le plus souvent le Full HD (1 920 x 1 080 pixels). Quelques modèles - hors de prix souvent, proposent un affichage plus précis en 4K (3 840 x 2 160 pixels), comme le GT73VT 6RF-074FR de MSI ou le nouvel Alienware 17. Ce dernier est également l'un des rares modèles à être disponible avec un écran QHD (2560 x 1440 pixels).

Pour tout savoir sur les technologies d'écrans, dans notre Guide d'achat de moniteurs PC
- Les dalles LCD et leur définition
- Fréquences et performances des dalles

D'autre part, on a vu apparaître des écrans compatible avec la technologie G-Sync de Nvidia, permettant d'obtenir un affichage fluide en toutes occasions, sans effet de déchirement, même quand le framerate baisse de façon drastique. Enfin, une dernière alternative consiste - à l'image de ce que propose le MSI GT73VR - à exploiter un écran fonctionnant à 120 Hz, qui procure dons une fluidité d'affichage maximale, pour peu que la carte supporte la cadence.

Ergonomie, son et design : une question de goût et d’affinité avec les marques

Oui, c’est vrai… Au vu de son titre, cette rubrique a tout de l’infâme fourre-tout où l’on vous aura collé tout ce que l’on n’aura pas réussi à faire rentrer dans un chapitre précédent. En vérité, nous avons rassemblé ces différents aspects surtout parce qu’ils ont un point commun : celui de ne pas reposer sur des considérations techniques ou chiffrées, mais sur des choix de la part des fabricants, et auxquels les consommateurs que vous êtes seront plus ou moins sensibles. De fait, plutôt que de vous enjoindre à respecter telle ou telle spécification, il s’agira plus ici de vous faire un état des lieux de ce que vous trouverez en matière de son, de claviers, ou de fonctionnalités annexes utiles.  Pour éviter de transformer ce paragraphe en roman, et même si nous tenterons d’aborder le maximum de choses, nous limiterons nos propos aux marques présentes dans notre comparatif.

Commençons par le clavier. En dehors de MSI et Lenovo (sur le dernier Ideapad y900) qui ont parfois recours à des claviers à touches mécaniques, à l'instar des meilleurs claviers externes, tous les constructeurs spécialisés utilisent une technologie chiclet pour les touches de leurs portables. Cette dernière offre la plupart du temps un bon confort de frappe.

Quoi qu’il en soit, et comme nous l’expliquions quelques lignes plus haut, l’aspect clavier sera surtout une affaire de goût, et l’idéal pour se faire une idée, restera de tester un modèle d’exposition (c’est également valable pour la question de l’écran). De même que certains préféreront la sobriété d’un rétroéclairage uni - en rouge - comme sur les Acer Aspire V-Nitro, Asus ROG G752VS et Asus ROG G502VT, au clinquant des zones multicolores que l’on retrouvera chez MSI ou Acer.

Passons maintenant à l’aspect sonore. En général, les fabricants mettent en avant bon nombre de collaborations prestigieuses, pour vanter les mérites du rendu audio de leurs produits respectifs : JBL, Dynaudio, Bang & Olufsen et on en oublie certainement. Dans les faits, certains modèles comme le MSI GT ou l'Acer Predator 17 s'avèrent très performants lorsqu'il s'agit de restituer une ambiance sonore percutante. Les autres délivrent un son nettement moins impressionnant, en raison d'un manque de puissance ou de basses trop peu audibles. Toutefois, ce critère devrait laisser indifférents bon nombre de joueurs, qui utilisent un casque.

Enfin, la connectivité et les entrées/sorties… Vous avez maintenant quasiment toujours 3 à  5 ports USB, tous ou en partie en version 3.0, du Wifi, du Bluetooth et un lecteur de carte. Pour le reste, il faut être vigilant car, selon les modèles, on trouve un connecteur HDMI 1.4 ou 2.0, un mini Display Port et un port USB 3.1 de type C, qui peut être de première ou de deuxième génération, qui peut également faire office de connecteur Thunderbolt. Si vous avez des besoins spécifiques dans ce domaine, il faut lire attentivement les fiches techniques et les différents tests.

Une seule prise vous manque, et tout est dépeuplé

Nous y voilà, la dernière section de ce dossier, celle qui concerne l’autonomie. Là encore, il s’agira d’un élément dont l’importance sera très variable selon la sensibilité de chacun.

Certains ne débrancheront sans doute jamais leur PC portable gaming d’une prise secteur, car ils voient simplement dans ce type de produit un moyen de gagner de la place par rapport à un PC de bureau complet. D’autres y seront plus attentifs, « au cas où », ou parce qu’ils se déplacent régulièrement. D’autres enfin, chercheront plutôt une machine très nomade sur laquelle ils pourront en plus, jouer un peu (c’est sans doute ce compromis qu’entend proposer le dernier Alienware 13, avec son écran de 13,3 pouces).

Du coup, plutôt que les différences de performances de chaque modèle à la minute près, retenez ces trois points généraux : le système Optimus, parfois décrié pour les problèmes qu’il posait sur certains jeux (utilisation forcée du chipset Intel HD, au lieu du GPU Nvidia) permet à de nombreuses machines gaming d’atteindre les 3 ou 4 heures d’autonomie sur une utilisation bureautique.

En revanche, comme le montrent les tests récents effectués par nos collègues américains, les PC portables de dernière génération, en Core i5/i7 avec des puces GeForce GTX 1060 ou 1070, ont une autonomie - en jeu (avec le benchmark intégré à Tom Raider) - comprise entre 1h30 et 2h.

De son côté, la technologie Battery Boost intégrée aux puces Nvidia peut augmenter aussi votre autonomie en jeu, mais il faut retenir que son efficacité est dépendante de la demande en ressource du dit jeu. En effet, Battery Boost bride le nombre d’images calculées par seconde, et plutôt que de conserver un framerate inutile de 110 FPS, se maintient à un taux de 40 ou 60 FPS, économisant ainsi de la puissance et de l’énergie. Conséquence logique : sur un Hearthstone, le gain d’autonomie sera grand. Sur le dernier Assassin’s Creed, il sera ridicule.

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