Guide d'achat : quel PC choisir ?

Des PC, il en existe de toutes les formes : des grands, des petits, des plats et des cubiques. Certains sont même ronds, comme le mini PC Zotac Zbox Sphere, ou triangulaires, comme l’Area-51 d’Alienware ! Dans leur boîtier, connectés à une carte mère, on trouve les quatre principaux composants : le processeur, la mémoire, le disque dur et la carte graphique. Ces derniers existent dans une multitude de variantes, plus ou moins performantes et donc à tous les prix. Résultat : des centaines de références de machines sont commercialisées par des grands constructeurs (HP, Acer, Lenovo, etc.), qui diffusent leurs machines dans le monde entier, ou par des assembleurs nationaux (Boulanger, Materiel.net, LDLC, etc.) ou locaux. Il n’est donc pas toujours facile de choisir une machine parfaitement adaptée à ses besoins.

Inutile de dépenser 700 euros si vous ne comptez pas réaliser des tâches lourdes, comme du montage vidéo ou du jeux. Comme le montre notre sélection, une machine vendue 250 € suffit pour les tâches basiques de tous les jours (mail, Web, photos, films, etc.). D’un autre côté, lorsqu’on veut entreprendre des travaux plus sophistiqués, il est préférable d’envisager l’achat d’une machine ayant plus de ressources, afin de réduire au maximum le délai de réaction entre deux opérations. C’est pourquoi nous avons parcouru toutes les offres des principales enseignes afin de sélectionner huit configurations qui nous ont semblé offrir le meilleur rapport performances/prix à différents niveaux de prix : moins de 400 € pour les machines bureautiques légères; entre 400 et 700 € pour des PC plus polyvalents; enfin plus de 700 € pour les bécanes haut de gamme. En plus de ces six premières machines, de type tour ou mini tour, les deux dernières sont des mini PC : un barebone moyen de gamme, dans lequel vous pouvez ajouter le disque dur et la mémoire que vous voulez, et une machine haut de gamme, clairement destinée aux joueurs.

Bien sur, compte tenu de l’incroyable richesse de l’offre et de l’évolution incessante des équipements et des prix, nos recommandations ne sont valides que quelques mois, voir quelques semaines. Toutefois, elles permettent de vous donner les repères nécessaires pour être assurés de ne pas faire une mauvaise affaire lorsque vous déciderez de remplacer votre machine actuelle.

Consultez également nos autres guides d'achats orientés jeux :

Notre sélection :

PC de marque ou d’assembleur ?

Au moment d’acheter une machine, la question se pose souvent : faut-il se tourner vers un PC des grandes marques (HP, Acer, Lenovo, Dell, etc.), commercialisé via les sites des constructeurs ou les enseignes de la grande distribution (Fnac, Darty, Boulanger, etc.), ou plutôt vers une machine d’assembleur que l’on trouve sur des sites spécialisés ou dans des boutiques de quartier. Chacune des deux alternatives a ses avantages et ses inconvénients.

La plupart du temps, une grande marque est le gage d’une garantie et d’un service après vente de bonne qualité. Le moindre problème est solutionné rapidement et efficacement. En revanche, comme nous avons pu nous en rendre compte lors de nos recherches, les configurations proposées par les constructeurs ont assez souvent un équipement mal équilibré. Par exemple, on peut trouver 8 Go de mémoire sur une machines à 300 €, alors qu’il aurait été préférable de n’intégrer que 4 Go de mémoire et un processeur plus performant.

De plus, au moment de choisir une machine de constructeur, il est impossible de modifier certains composants ou le système d’exploitation. On a obligatoirement la dernière version de Windows, même si on préférerait Windows 7 ! Dell qui était le seul grand constructeur a offrir plusieurs options pour certains composants (processeur, carte graphique, disque dur) ne propose plus désormais que des configurations pré-définies et non personnalisables (sauf pour ses modèles Alienware pour joueurs). Au final, l’offre est parfois très réduite, à l’image de Dell qui ne propose un modèle de PC de bureau Inspiron compact, certes très abordable (249 € sans les frais de livraison), mais seulement équipé d'un SSD de 32 Go, ou bien un modèle classique avec un disque dur de 1 To, mais avec un prix qui grimpe à 499 euros...

Enfin, les disques durs des machines des grands constructeurs sont très souvent littéralement pollués par des logiciels (gadgets et jeux sans intérêt, antivirus payant en version d’essai, suite bureautique Microsoft Office en version gratuite pour un mois, etc.), qui prennent beaucoup de place, qui occupent la mémoire de la machine (et donc la ralentissent) et qui vous harcèlent tous les jours pour acquérir les versions définitives, payantes.

Avec des assembleurs comme Materiel.net ou LDLC, l’offre est plus importante et on constate beaucoup moins d’incohérences. En plus, la marque et la référence de chaque composant est très souvent indiquée, y compris celles des boîtiers et les blocs d’alimentation. Aucune mauvaise surprise n’est donc possible. C’est rarement le cas lorsqu’on parcourt le détail des machines des constructeurs sur les pages Web de la Fnac ou de Boulanger, pour la simple et bonne raison que plusieurs références de cartes graphiques ou de disques durs peuvent être utilisées en fonction des stocks, des prix, etc. Autre avantage des machines d’assembleurs : elles peuvent être livrées sans système d’exploitation, ce qui fait baisser leur prix d’une centaine d’euros. Mieux encore, ces configurations peuvent vous être vendues en pièce détachées, ce qui permet d’économiser encore un peu d’argent si une heure ou deux d’assemblage ne vous font pas peur.

Les deux principaux inconvénients des assembleurs concernent la qualité du montage et du service après vente, plus ou moins aléatoire et satisfaisante. Il suffit de parcourir les commentaires laissés par les acheteurs pour se rendre compte que des petits soucis arrivent assez souvent, comme une carte graphique mal enfichée dans le connecteur PCI Express, des câbles débranchés ou encore des disques durs non configurés dans Windows. Il faut le savoir et être prêt à - éventuellement - mettre les mains dans le boîtier si un composant fonctionne mal. Et si vous préférez ramener la machine à la boutique où vous l'avez acheté, vous prenez le (petit) risque d'être à la merci de l'humeur du vendeur, ou que ce dernier vous dise - faute d'avoir la même pièce en stock - qu'il faut la remplacer par un modèle pas tout à fait semblable (et peut être moins performant), sauf si vous préférez attendre le temps nécessaire pour faire jouer la garantie auprès du constructeur...

En définitive, les machines de constructeurs ont un aspect rassurant si on ne maîtrise pas toutes les subtilités du jargon informatique et si on ne connaît personne calé dans le domaine. Mais on risque d’avoir un équipement un peu moins bien optimisé que si on achète sa machine chez un assembleur.

PC entrée de gamme (moins de 410 €)

Pour peu que l'on choisisse judicieusement, un PC d’entrée de gamme offre des performances suffisantes pour réaliser - dans des conditions satisfaisantes - les tâches basiques de tous les jours : lire des mails, visiter des sites Internet, voir les photos du petit fils, regarder des films, utiliser un logiciel de traitement de texte ou un tableur, etc.

Toutes les machines proposées à moins de 400 € sont munies d’un lecteur de DVD et d’un lecteur de cartes mémoire SD, toujours pratique si on possède un appareil photo numérique ou pour échanger des données avec son smartphone. Elles sont également équipées de 4 Go de mémoire, ce qui est tout à fait raisonnable (si on ne jongle pas avec une dizaine d’applications). En revanche, elles ne disposent pas de véritable carte vidéo et se contentent d’exploiter les possibilités graphiques offertes par les chipset Intel ou AMD. Ces dernières, bien que minimalistes, suffisent pour lire des vidéos en haute définition. Mais, pas pour les jeux !

Les deux configurations que nous avons sélectionnées ne diffèrent que sur deux critères : le format du boîtier, compact pour le iMedia S de Packard Bell (299 €), et le processeur, un Core i3-4150 pour l'Acer XC-605 (409 €).

PC de milieu de gamme (410 à 800 €)

Dans cette gamme de prix, on trouve des machines un peu plus sophistiquées, et donc plus polyvalentes, qui peuvent satisfaire les besoins d’une famille, et en particulier ceux des enfants qui peuvent jouer occasionnellement. C’est pourquoi, il est préférable de privilégier la carte graphique au processeur. Car c’est elle qui effectue la plupart des opérations dans les applications graphiques 2D et 3D.

Comme l’illustrent nos deux choix, le Lenovo H50-50 (440 €) et l’Asus ROG PC Gamer G11CB-FR001T (780 €), c’est encore le couple Intel Core / Nvidia GeForce qui règne ici presque sans partage pour ce qui est du processeur et de la carte graphique. Toutefois certaines configurations proposent des composants AMD intéressants, comme la puce A8-6500 qui offre peu ou proue les mêmes performances qu’un Intel Core i3-4160 ou la carte graphique R9-270, qui se place en termes de performances entre les GeForce GTX660 et GTX760. Pas mal du tout pour jouer donc !

PC haut de gamme (plus de 800 €)

Volontairement, afin de rester raisonnable, notre dernière recommandation en matière de PC “classique”, la plus onéreuse (1500 €), est loin d’être la plus performante du marché ! Car, si vous désirez jouer sur un moniteur 120 Hz ou voir la vie en extra large, avec une configuration bi ou tri écrans, les performances et le prix des machines peuvent s’envoler. Idem si on veut jouer confortablement en 4K (en 60 images par seconde avec les réglages graphiques poussés au maximum). Il faut alors une machine avec deux ou trois cartes graphiques haut de gamme, dont le prix tourne autour des 3000 €. Le summum correspond à l’Alienware Area 51 de Dell, dont le prix dépasse les 5000 € avec un processeur Intel à 6 cœurs (Core i7-5930K) et deux cartes graphiques Nvidia GTX Titan Z (soit l’équivalent de quatre cartes graphiques !).

Il faut également faire particulièrement attention à certains détails, qui peuvent sembler anodins. Par exemple, on trouve aussi bien des processeurs Intel Core i7-4790 que des i7-4790S, qui fonctionnent respectivement à 3,6 et 3,2 GHz. Le S fait la différence ! D’autre part, certains PC sont équipés d’une carte graphique, par exemple une GeForce GTX 760, n’exploitant que 1,5 Go de mémoire. Pour les novices, cela ne paraît pas très important. Les autres savent qu’il s’agit d’une carte graphique au rabais, qui n’a pas du tout les mêmes performances que le modèle doté normalement de 2 ou 3 Go de mémoire.En analysant toutes les configurations, on peut remarquer qu’il est encore rare - à moins de 1000 euros - d’avoir une configuration satisfaisante équipée d’un disque SSD. Cela est bien dommage, car le gain de temps au démarrage de Windows et au lancement des applis change la vie!

Pour être certains d’avoir des configurations haut de gamme efficaces et évolutives, nous nous sommes tournés vers les offres de LDLC (PC Sirius à 899 €, sans OS) et de Materiel.net (Blackbird MK3 à 1480 €, sans OS). La première exploite une puce AMD FX 8350 Black Edition (8 cœurs à 4 GHz, overclockable) et une carte graphique Radeon R9 380. Un couple qui - si on en croit les nombreux commentaires très positifs - donne entière satisfaction, aussi bien en termes de performances que de silence de fonctionnement.

La machine de Materiel.net est quant à elle l’archétype de la machine gonflée à bloc : processeur cadencé à 4 GHz, carte graphique très performante (la carte mère dispose de trois connecteurs PCI Express 16x pour d’éventuels ajouts), un disque dur de 2 To avec un SSD de 256 Go, système de refroidissement liquide, etc. Le tout est placé dans l’énorme  boîtier Antec P280 (23 x 56 x 53 cm), sobre et efficace.

Mini PC

Il était évident de compléter notre sélection de PC avec des machines qui ont le vent en poupe depuis quelques années, les mini PC. Pratiques pour ceux qui manquent quelque peu d’espace ou qui désirent juste en finir avec les grosses boîtes métalliques encombrantes et - souvent - pas très belles.


Notre premier choix en la matière s’est dirigé vers un barebone multimédia, avec des facultés certaines pour le jeu, le Zotac Zbox EN860 (649 € chez CDiscount). Livrée sans unité de stockage ni mémoire, la machine est minuscule (19 x19 x 5 cm). Elle peut être placée aussi bien horizontalement que verticalement. Ce modèle offre la possibilité d’intégrer un disque dur au format 2,5 pouces ainsi qu’un SSD mSATA. L’ensemble ne manquera pas de délivrer de bonnes performances, en particulier pour les jeux grâce au processeur Intel Core i5-4210U (1,7 / 2,7 GHz en mode Turbo) et à la puce graphique GeForce GTX860M (2 Go de mémoire). Livré avec kit de fixation VESA, le mini PC peut se greffer à l’arrière d’un moniteur compatible et ainsi de créer une sorte de PC tout-en-un.

Plusieurs autres barebones sont largement distribués, comme les configurations NUC d’Intel (pour puces Atom, Celeron ou Core i3/i5, avec ou sans disque dur 2,5 pouces).

Le second mini PC que nous avons retenu est un modèle pour joueurs, qui permet d’illustrer au passage le concept - pour le moins original - du “gros mini PC” ou du “mini PC de grande taille” ! Car même si les dimensions de ce genre de machine sont largement inférieures à celles d’un PC traditionnel de type “grande tour”, on est quand même assez loin de celles - minimalistes - d’un barebone comme les NUC ou le Zbox de Zotac. Il est donc préférable de s’assurer d’avoir la place de caser ces gros bébés avant d’envisager ce type d’investissement. Car, parfois, les photos peuvent vous induire en erreur (si seule l’unité centrale est visible). Par exemple, on trouve plusieurs configurations équipées du boîtier BitFenix Prodigy ( pour cartes mères mini ITX), qui mesure pas moins de 25 x 40 x 36 cm ! Autres exemples, les machines assemblées à partir du boîtier MSI NightBlade, qui a un design très “gamer” mais mesure 17,5 x 28 x 34,5 cm. Ces “grandes petites” mensurations sont le prix à payer pour offrir une évolutivité satisfaisante (ajout ou remplacement de composants internes).

Heureusement, des alternatives moins imposantes existent. Il s’agit de machines compactes, comme l’Alienware X51 (33 x 9,4 x 32 cm) ou les Asus ROG G20 (36 x 10,5 x 34 cm), légèrement plus grosses qu’une console de jeux de dernière génération comme la Microsoft Xbox One ou la Sony PlayStation 4. Mais, comme l’espace interne est réduit, l’évolutivité l’est tout autant. On pourra par exemple faire cohabiter tout au plus un disque dur et un SSD. Une autre conséquence de ce petit format est qu’il n’y a que très peu de place pour des ventilateurs qui pourraient aspirer l’air frais externe et rejeter l’air chaud. Résultat, les ventilateurs du processeur et de la carte graphique moulinent à fond, ce qui génère un volume sonore assez élevé.

Malgré cela, l’Asus ROG G20AJ-DE018S constitue, selon nous, un bon compromis. C’est pourquoi nous l’avons retenu comme second choix de mini PC. Avec son look à la Transformer, il intègre un processeur Intel Core i5-4460 (3,2 GHz), 12 Go de mémoire, 1 To d’espace de stockage et une carte graphique Nvidia GTX 760, performante en Full HD.

Le Dell Alienware X51 est proposé à un prix plus élevé, bien qu’il reprenne quasiment les mêmes composants que l’Asus, mais avec une carte graphique légèrement moins performante, une GeForce GTX 760 Ti...

Plate-forme Intel ou AMD, choisissez votre camp

Il suffit de quelques minutes pour s’apercevoir que l’offre en matière de PC est dominée aux trois quarts par la plate-forme Intel. La plupart des configurations proposées possèdent donc une carte mère dotée d’un chipset Intel, et sur laquelle est installé un processeur Intel. Sur les machines d’entrée de gamme, il faut reconnaître que c’est tout à fait normal. En effet, les performances des puces AMD sur ce segment de marché sont minimales. Ce sont d’ailleurs des puces conçues à l’origine pour des ordinateurs portables (ne devant donc pas trop chauffer ni consommer beaucoup d’énergie). Du coup, les puces AMD E1, E2, A1, A4 et A8 ne sont clairement pas intéressantes face aux composants Intel qu’on trouve dans des configurations à prix équivalents, comme le Celeron J, le Pentium G et autre Core i3…

Pour des machines de milieu et haut de gamme, AMD tire mieux son épingle du jeu ! Par exemple, le processeur FX-8350, qu’on trouve sur des machines proposées aux environs de 800 euros, se positionne entre un Core i5-3570K et un Core i7-3770K en termes de calculs purs (pour des travaux graphiques 2D et 3D, pour du codage de la compression). En revanche, pour les jeux, la puce se montre moins convaincante. Au final, si on désire une machine polyvalente, capable aussi bien de réaliser vos montages vidéo que de faire tourner World of Tanks et tous les autres hits ludiques, la balance penche alors plutôt du côté Intel…

Si vous ne savez pas si la machine que vous avez repérée dispose d’un processeur vraiment adapté à vos besoins, jetez un coup d’œil à notre comparatif permanent CPU.

Mémoire : point trop n’en faut (surtout pour jouer !)

Pour ce qui est de la mémoire vive, la quantité recommandée dépend de l’utilisation que vous faites de votre machine. Ainsi, pour les petites configurations bureautiques, qui servent éventuellement à regarder des films et des photos, 4 Go suffisent. S'il s’agit d’un PC destiné essentiellement au jeu, la quantité de mémoire recommandée est de 8 Go ! Enfin, si - en plus des jeux - vous utilisez régulièrement - et simultanément - plusieurs applications qui manipulent d’importantes quantité de données (retouche graphique, montage vidéo, etc.), alors 16 ou 32 Go peuvent vraiment apporter une plus grande souplesse d’utilisation et de meilleures performances générales.

Dans tous les cas, comme l’ajout d’une barrette s’effectue en quelques secondes, autant viser un peu bas si votre budget est serré, quitte à envisager l’opération plus tard si la machine rame vraiment trop...

Carte graphique : l’embarras du choix

Si vous désirez juste regarder des vidéo en HD, les performances graphiques des chipset Intel et AMD actuels sont suffisantes. En revanche, cela se complique quelque peu si vous êtes joueur. Vous utilisez un ou deux moniteurs ? En Full HD, QHD ou en 4 K ? En 60 ou 120 Hz ? Il convient de bien choisir sa carte graphique, si on désire en prendre plein les yeux en activant le mode graphique Ultra des jeux.

Et ce n’est pas toujours évident ! Car, encore une fois, les constructeurs qui intègrent les puces de Nvidia et AMD, comme Asus, PNY, MSI ou Zotac, proposent des cartes pour tous les besoins et tous les budgets : en version overclockées ou pas, avec plus ou moins de mémoire (2, 3 ou 4 Go) et avec des systèmes de refroidissement plus ou moins sophistiqués et silencieux. Si vous avez un doute sur les performances de la carte que vous avez repérée, consultez notre dossier, qui compare les performances de très nombreuses cartes graphiques.

Le bon point est qu’il est possible d’opter pour une machine équipée seulement d’un circuit graphique intégré, pour éventuellement ajouter par la suite une vraie carte graphique si le besoin s’en fait sentir. Les cartes mères sont toutes dotées d’au moins un connecteur PCI Express 16x dans cette éventualité. Plus on monte en gamme, plus le nombre de ces connecteurs d’extension augmente, pour atteindre un maximum de 4, pour autant de cartes graphiques. Ainsi armé, on peut obtenir de meilleures performances sur 1 écran (pour le mode 4K par exemple) ou des performances stables quand on décide d’avoir plusieurs écrans (voir cet article) .

Stockage, un SSD sinon rien !

Le temps d’accès et les débits d’un disque dur sont les paramètres qui influent le plus sur les performances globales d’une machine. C’est donc un élément à ne surtout pas négliger si vous voulez que votre machine réagisse au quart de tour.

Aussi, il est important de s’assurer que la vitesse de rotation est de 7200 tours par minute (tpm). Parmi tous les PC vendus en ligne, rares sont ceux qui équipés d’un disque dur fonctionnant en 5400 tpm, sauf peut être sur certains PC d’entrée de gamme. Il est toutefois bon de garder un œil sur ce détail, en particulier si rien n’est indiqué dans la fiche technique que vous étudiez.

Pour ce qui est de la capacité (500 Go, 1 To, 2 To, etc.), “le plus le mieux” comme le disent nos amis d’outre-Manche et outre-Atlantique. Toutefois, ce n’est finalement pas vraiment important, car on peut toujours ajouter un disque dur interne ou externe en USB 3.0, si on collectionne les films, les jeux ou les deux !

L’élément le plus important à l’heure actuelle, c’est le SSD. Bien sur, c’est comme la culture, on peut très bien vivre sans. Mais quand on y a goûté, on ne peut plus s’en passer. Tout ceux qui en possède un vous diront combien il est important pour booster le démarrage du système et l’exécution de vos applications. C’est très pratique avec les jeux en ligne, afin d’éviter d’arriver sur un champ de bataille quelques secondes après ses camarades. Les SSD ne sont pas donnés, car il faut compter plus de 100 € pour 240/256 Go, mais le jeu en vaut la chandelle ! Encore une fois, notre dossier SSD est la pour vous conforter dans votre choix.

Comme un SSD seul offre un espace limité et qu’un disque dur traditionnel seul n’offre pas les meilleures performances, l’idéal est de mixer les deux types d’unités est de réserver le SSD pour le système d’exploitation et vos applications préférées du moment. L’autre disque étant assigné au stockage des photos, de la musique et des vidéo.

Accessoires internes : existent aussi en USB

Le reste de l’équipement du PC se compose d’un lecteur/graveur optique (DVD ou Blu-ray), d’un lecteur de cartes mémoire SD, de contrôleurs Bluetooth, Wi-Fi et éventuellement d’une carte son. Tous ces éléments ne sont pas indispensables au moment de l’achat de la machine car ces fonctionnalités peuvent être ajoutées par la suite via des périphériques USB, souvent peu onéreux. Autant se focaliser sur les précédents éléments clés afin d’avoir les meilleures fondations possibles. Par exemple, le Wi-Fi n’est pas indispensable si votre machine se trouve assez près de votre box, ce qui permet de tirer un câble Ethernet. Et si ce n’est pas le cas et qu’une liaison sans fil s’impose, une clé USB 802.11n chez Cdiscount coûte moins de 10 € !

D’un autre côté, il est dommage que la plupart des configurations n’offrent qu’un simple graveur DVD. Pourtant la technologie Blu-ray est intéressante pour regarder des films en haute définition à l’heure où tous les moniteurs sont Full HD, ou même pour réaliser des sauvegardes. D’autant que le prix de ce type d’appareil n’est pas très élevé : comptez 75 euros pour un graveur de BD (25 Go)/DVD (4,7 Go) compatible avec les M-Disc, comme le LG BH16NS40.

Les différents formats de boîtier

Une fois que vous avez déterminé précisément les composants qu’ils vous faut, reste à savoir dans quel type de boîtier vous aimeriez les retrouver. Souvent, le format du PC n’entre pas vraiment en ligne de compte. On prend une “tour”, classique, et basta. C’est dommage, car l’offre variée permet d’opter pour un look plus original, ou juste pour un format plus adapté à vos besoins.

Le PC traditionnel, de type “ moyenne tour”, a un boîtier vertical. Il mesure de 16 à 17 cm de largeur, alors que sa hauteur et sa profondeur approchent les 40 cm. Il convient à la majorité des utilisateurs débutants et confirmés, qui utilisent des applications simples (mail, Web, traitement de texte, tableur, visualisation/retouche photo basique) et des jeux. L’équipement d’entrée de gamme ou de milieu de gamme ne requiert pas de système de refroidissement très performant pour rester à bonne température. Sa déclinaison compacte, ou “mini tour” (10 x 30 x 30 cm environ), autorise une intégration plus discrète dans une chambre ou un bureau. Le plus souvent, on peut la placer aussi bien à la verticale qu’à l’horizontale.

Pour un encombrement encore plus réduit, et si vous n’avez aucune aspiration pour les jeux très sophistiqués, vous pouvez choisir un Mini PC. Ces PC minuscules, généralement extra plats (pouvant être placés aussi bien horizontalement que verticalement), peuvent être placés aux côtés d’un moniteur, ou carrément à l’arrière de celui-ci, grâce à un système de fixation VESA. Le principal inconvénient de ce format est bien sur l’évolutivité interne réduite, voire nulle. Pour réduire au maximum la taille de leur machines, les constructeurs exploitent parfois des composants de taille réduite, en temps normal réservés aux ordinateurs portables, comme de la mémoire de type So-Dimm, des disques dur 2,5 pouces ou encore un lecteur optique “slim”.

Certains de ces PC ont un design assez sophistiqué et épuré (et donc assez cher !), similaire à un élément de chaîne Hi-Fi. Ces HTPC (Home Theater PC) ou Media Center ont pour principale vocation d’être relié à une télévision et de stocker films, musique et photos. Ils peuvent d’ailleurs se piloter en partie à l’aide d’une télécommande.

D'autres machines de type mini PC essayent (désespérément) de faire surface depuis deux ans, les Steam machines. Leur vocation est de remplacer une console de jeu, en proposant un format similaire à celui des Xbox et PS4, un prix équivalent (entre 400 et 500 euros) et un équipement adapté aux jeux en Full HD. Le tout non pas sous Windows, mais sous Steam OS, une version de Linux modifiée pour exploiter la plate-forme Steam, qui - rappelons le - a été développée par l'éditeur Valve et qui permet d'acheter et de télécharger de très nombreux jeux via Internet.

Seul problème, malgré des déclarations de bonne volonté de la part de plusieurs grands constructeurs, comme Asus, Gigabyte, Zotac ou Dell, aucune machine n'est encore disponible.

Enfin, pour ceux qui ont l’habitude de mettre les mains dans l’électronique et qui désirent sélectionner eux mêmes absolument tous leurs composants, certaines de ces minis machines sont vendues sans mémoire ni disque dur. On parle alors de Barebones.

Pour jouer, il faut du plus lourd ! Généralement au format “grande tour”, le boîtier de ces machines haut de gamme peuvent intégrer un grand nombre de périphériques internes : graveur de DVD, lecteur Blu-ray, plusieurs disques durs et SSD, plusieurs cartes graphiques, cartes d’extension PCI Express diverses et variées (tuner TV par exemple). Leur look est parfois extravagant, avec des formes très originales, des effets de lumière à l’intérieur et à l’extérieur du boîtier et - parfois - des trappes motorisées qui cachent certains éléments (connecteurs avants, lecteurs optiques). Il y a plusieurs années, le constructeur Acer avait décidé de se lancer sur le marché du PC pour joueur avec un gamme de machines appelée Predator, dont le boîtier ne pouvait que plaire aux amateurs de science-fiction. Avec sa dernière génération de Predator, le constructeur s’est quelque peu assagi et utilisant un boîtier plus sobre !

Mais au-delà du design, plus ou moins guerrier ou futuriste, c’est surtout la conception interne des boîtiers de ces machines qui est généralement peaufinée. Car pour obtenir la machine ultime pour joueur, il ne suffit pas d’assembler les meilleurs composants du moment. Il est également important de pouvoir intervenir sans encombre sur tous les composants, pour que le joueur soucieux de rester au top puisse remplacer sa carte graphique, son disque dur ou son processeur rapidement. De plus, le système de refroidissement et la ventilation doivent être optimisées pour offrir à la fois une efficacité à toute épreuve et une discrétion maximale (un système de refroidissement liquide est utilisé pour les modèles les plus perfectionnés). Car le processeur et la carte graphique peuvent atteindre de très hautes températures, après plusieurs heures de jeux, si ils ne sont pas correctement refroidis, ce qui peut engendrer des dysfonctionnements de la machine. D’autre part, plus les composants chauffent, plus ils faut que les ventilateurs chargés de les maintenir à température raisonnable tournent vite et incessamment, ce qui peut faire beaucoup de bruit, si les composants utilisés ne sont pas optimisés pour fonctionner silencieusement.

La palme de l’originalité - comme souvent - revient à Dell, dont le dernier PC Alienware, l’Area 51 a une forme triangulaire inédite et une conception interne 100 % optimisée pour les hardcore gamers soucieux de conserver une configuration au top, en remplaçant régulièrement la (ou les) carte(s) graphique(s) et les disques durs.

Enfin, volontairement, nous n’allons pas nous attarder sur une dernière famille de PC qui évolue régulièrement, les PC tout-en-un, pour lesquels l’écran et l’unité centrale ont été fusionnés, pour un gain de place évident. Résultat, à l’image de l’iMac, ces machines ont l’aspect d’un simple moniteur. Pourtant, tous les composants sont bien présents, y compris le graveur de DVD. L’inconvénient majeur de ces machines réside dans l’impossibilité de remplacer les composants internes. Autre faiblesse de ces machines, leurs performances graphiques sont assez bonnes au mieux et donc moyennement adaptées aux jeux très sophistiqués. Par exemple, le Lenovo B750-39 (1400 € environ) ne dispose d’une GeForce GTX 760A (deux fois moins véloce qu’une GTX 760) alors que son écran au format 21/9 affiche une définition de 2560 x 1080 pixels. Comme le soulignent nos confrères du site tomsguide.com : “Le B750 s’en sort assez bien avec les jeux très graphiques, comme Bioshock Infinite. En lançant le jeu en 1920 x 1080 avec des réglages “Bas”, il atteint une moyenne de 62 images par seconde. Toutefois, si on pousse les réglages à “Elevé” le frame rate chute à 20 fps”. Dommage !

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