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Guide d’achat : Cartes graphiques

2 : Introduction 3 : Cartes Graphiques 4 : 150€ 5 : 250 € 6 : Et demain ?

Introduction

Historique

1996
: Matrox, une société privée québécoise,
lance la Mystique, première réelle carte à
s’être voulue “ 3D ” à sa sortie,
même s’il est difficile de vraiment désigner
une carte comme pionnière de la 3D. Dotée de 2 Mo,
cette carte fait alors sensation à l’époque,
en apportant pour la première fois dans une carte grand public
de véritables fonctionnalités 3D, principalement l’ombrage
Gouraud et le double-buffering, tout en offrant la qualité
2D que tout le monde attend déjà, la réputation
de Matrox dans ce domaine ne datant pas d’hier… à
l’image des Millenium 1 et 2 qui avaient, dès leur
sortie, suscitées un grand enthousiasme dans le milieu professionnel.



Difficile d’oublier alors l’engouement général
autour de cette carte, qui, en tout cas, fut le point de départ
d’une véritable course à l’armement impitoyable,
qui se poursuit aujourd’hui et pour encore un bon moment,
dans la seule quête des frames par secondes, et de la résolution.
Personne à l’époque, n’aurait pu prédire
ce qui aujourd’hui est devenue une habitude : le changement
constant de l’attribution du titre de la meilleure carte du
moment, celle qui offre les performances ultimes pour les jeux présents
et à venir.


Le
NV1, était alors loin derrière; qui donc d’ailleurs
connaissait ce chip basé sur une technologie propriétaire
s’opposant aux routines de l’API proposée par Microsoft (Direct
3D) basée sur les triangles ? Ce chip fut en tout cas un
échec commercial. Notons que la situation financière
de la firme nVidia fut tellement désastreuse suite à
cette échec, que ce dernier a bien failli disparaître,
sauvé in extremis par l’effort financier que du réaliser
son patron.


Toujours est-il que quand une mystérieuse société
du nom de 3dfx, distribue un beau matin d’octobre 1996 ses
cartes à base du Voodoo 1, la surprise est énorme.
Tout le monde hallucina à l’époque devant Anubis,
la démo réalisée spécialement pour montrer
la puissance du chip… Ce qui fit la force de cette carte, ce fut
en fait l’équipe talentueuse qui était à
l’origine de sa création, à l’image de
Brian Hook, programmeur de génie et inventeur du Glide, cette
API propriétaire qui allait faire douter tout le monde sur
la puissance de Direct3D, standard que Microsoft tentait d‘imposer
alors…


Ce
fut à cette grande époque que naquit en effet dans
les tests des jeux, deux notes différentes, une pour ceux
qui possédaient une 3dfx, et les autres… avec, comme leitmotiv
perpétuel, une phrase du style “ En Direct3D, le jeu
est beau, mais ce n’est qu’en faisant tourner le jeu
en Glide que vous pourrez vous en mettre plein la vue, avec un framerate
et une qualité incomparable ”. La puissance du Glide
fut en fait si impressionnante qu’nVidia, lors du rachat de
3dfx, interdira la sortie de tout nouveau driver pour les cartes
a base de 3dfx, et refusera d’inclure ou de reprendre cette
technologie dans ses cartes, refusant même de mettre son code
en open source, ce qui fit naître de vives incompréhension
et une colère chez les aficionados de 3dfx. D’ailleurs,
jamais on aura observé une telle émulation et un tel
acharnement pour le développement de drivers par des passionnés,
qui, comblant l’absence de 3dfx, continuent encore et toujours
à programmer des drivers (non officiels bien sûr !),
permettant à ces cartes d’être supportées
sous les derniers OS…


La claque fut encore plus grande lors de la sortie des Voodoo
2 (mars 1998), qui, couplées via un câble SLI, offraient
des performances presque doublées. Aucun concurrent n’avait
alors la puissance d’approcher 3dfx, qui régnait en
maître incontesté, et dont on n’imaginait nullement
comment il aurait pu être racheté à peine quelques
années plus tard…


Je ne reviendrait pas sur le circonstances précises expliquant
la chute de 3dfx, car celles-ci ne sont pas primordiales pour le
but de cet article. En gros, on peut l’assimiler au retard
de la sortie du Rampage, que l’on attendait depuis bien longtemps…
Contrairement à ce que beaucoup en ont dit, le Voodoo 3 était
une très bonne carte à sa sortie (avril 1999), son
vrai problème en fait a été le regain de vigueur
de l’API de Microsoft, qui n’était pas du tout
favorable aux choix technologiques qu’avaient effectués
3dfx… mais au TNT… qui marqua là le début de la
domination inespérée d’nVidia, qui, nous devons
bien le reconnaître, reste incontesté dans le monde
des jeux et de la 3D grand public, bien qu’on ait en fait
énormément perdu de cette domination qui dure maintenant
depuis presque 3 ans, au moins du point de vue des parts de marché.


Le prix moyen des cartes vendues, tout d’abord, n’a
(presque) jamais cessé d’augmenter, c’est un
fait :

De 1000 F à la sortie de la Matrox Mystique 2 Mo, on est
passé à 1300 F pour la Voodoo 1, ce qui était
encore largement justifié vu ses innovations. La Voodoo 2
était trouvable dès sa sortie à 1600 F en version
8 Mo, puis 2000 F en version 12 Mo (avec 3 bon jeux quand même…).
2700 F fut le prix qu’il en coûtât à votre
porte-monnaie pour avoir eut l’outrecuidance d’acheter
une Geforce 256 DDR au début de l’année 2000.
On passe pourtant à 3500 F pour la Geforce 2 GTS 64 Mo pendant
l’été de la même année, avant d’atteindre
le record heureusement historique de 4500 F pour la Geforce 2 Ultra.


Alors, certes, on revient aujourd’hui a des prix moins haut
(3500 F pour la Geforce
4 Ti 4600), certes, les coûts de R&D ont certainement
explosés depuis la mystique, certes, les cartes sont de plus
en plus complexes et utilisent de plus en plus les toutes dernières
technologies de gravure disponible pour l’industrie informatique,
certes, il ne s’agit que des prix des cartes haut de gamme
et non des prix moyens, mais il n’en reste pas moins que les
cartes graphiques constituent certainement les puces dont le prix
a le plus augmenté ces dernières années.


Que faut-il retenir de ce très bref historique ? Deux choses.
La première, c’est que si vous n’avez pas les
moyens de claquer 500 € tous les 6 mois pour une carte graphique,
la meilleure solution pour avoir toujours une carte aux performances
raisonnables consiste, plutôt qu’a acheter une carte
haut de gamme très chère dans le naïf espoir
de pouvoir la conserver longtemps, à acheter les déclinaisons
les moins hautement fréquencées des dernières
gammes de carte de chaque constructeur (ex : acheter une Geforce
4 Ti 4200), voir à acheter un carte de la génération
précédente si la nouvelle n’apporte pas grand
chose en termes de fonctionnalités (ex : acheter une Geforce
3 Ti 500), et à en changer plus régulièrement.


La seconde, c’est de constater que le marché des
cartes graphiques est certes un marché juteux pour les constructeurs,
mais extrêmement instable et évoluant à coup
de surprises et de come-back incessants.

NB : Article temporairement endommagé suite au crash, merci de votre compréhension

Sommaire :

  1. Introduction
  2. Introduction
  3. Cartes Graphiques
  4. 150€
  5. 250 €
  6. Et demain ?